LES DOSSIERS

Guerres en Afrique : l’hypocrisie des fournisseurs qui arment les belligérants

Sahel, Somalie, Tchad : derrière les rébellions, l’économie invisible de la guerre

Au Sahel, en Somalie, au Tchad, au Soudan ou autour du bassin du lac Tchad, les guerres africaines ne se nourrissent pas seulement d’idéologies, de revendications politiques ou de rivalités communautaires. Elles vivent aussi d’argent, de trafics, de rançons, de taxes forcées, de ressources naturelles, de complicités régionales et d’armes détournées. Derrière chaque front se pose une question centrale : qui finance les groupes armés, qui les équipe, et pourquoi les États africains peinent-ils à couper ces circuits ?

La guerre africaine contemporaine : une guerre de réseaux

La guerre en Afrique ne ressemble plus seulement aux anciennes rébellions opposant une armée nationale à un mouvement armé clairement identifié. Elle est devenue une économie de réseaux. Les groupes djihadistes, les milices communautaires, les rebellions politico-militaires, les mercenaires, les trafiquants et parfois même des factions proches des États évoluent dans des espaces poreux, où les frontières officielles pèsent moins que les routes de contrebande, les alliances locales et les opportunités économiques.

Au Sahel, les groupes liés à Al-Qaïda ou à l’organisation État islamique exploitent les faiblesses de l’État, les abus des forces de sécurité, les conflits fonciers, les frustrations de la jeunesse et les tensions entre communautés. En Somalie, Al-Shabaab a bâti une véritable administration parallèle de l’impôt et de la coercition. Au Tchad, les groupes rebelles ont longtemps utilisé le sud libyen comme base arrière, tandis que la zone Tchad-Cameroun-Centrafrique est devenue un espace de kidnapping, de trafic d’armes, de vol de bétail et de banditisme transfrontalier.

La question “qui arme les rebelles ?” appelle donc une réponse complexe. Il n’existe pas une seule source. Il existe plusieurs circuits.

Première source : les arsenaux des États eux-mêmes

La première source d’armes des groupes armés africains est souvent paradoxale : ce sont les États qu’ils combattent. Dans de nombreuses zones de conflit, les insurgés récupèrent des armes lors d’attaques contre des casernes, des postes militaires, des convois, des dépôts de munitions ou des unités isolées.

Au Sahel, cette dynamique est devenue centrale. Les attaques contre les bases militaires ne servent pas seulement à humilier les armées nationales ou à contrôler un territoire. Elles servent aussi à se réapprovisionner. Les groupes armés repartent avec des fusils d’assaut, des mitrailleuses, des lance-roquettes, des véhicules, des munitions, parfois même des moyens de communication. Chaque défaite de l’armée devient ainsi un transfert involontaire d’équipement vers l’adversaire.

Ce phénomène est aggravé par la faiblesse de la gestion des stocks militaires : dépôts mal sécurisés, inventaires incomplets, corruption, pertes sur le terrain, ventes clandestines, abandons de matériel lors de replis précipités. Dans certains pays, l’absence de traçabilité des armes rend presque impossible de savoir combien d’armes achetées légalement par un État finissent ensuite dans des circuits illégaux.

Deuxième source : l’héritage libyen et les routes sahariennes

La chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011 a profondément modifié l’équilibre sécuritaire du Sahel. Les arsenaux libyens se sont dispersés dans toute la région. Des combattants, des armes, des véhicules et des munitions ont circulé vers le Mali, le Niger, le Tchad, le Soudan, la Centrafrique et au-delà.

Cette circulation n’explique pas tout, mais elle a accéléré la militarisation de nombreux conflits. Les groupes rebelles tchadiens ont trouvé dans le sud libyen des bases, des opportunités militaires et des alliances fluctuantes avec les acteurs libyens. Des mouvements comme le FACT ont évolué dans cet espace où la frontière entre rébellion, mercenariat, protection de convois, trafic et guerre par procuration devient floue.

La Libye n’est plus seulement un pays en crise. Elle est devenue, pour une partie de l’Afrique sahélienne et centrale, un hub militaire et logistique. Les armes y circulent, les combattants y louent leurs services, les factions y négocient des protections, et des puissances extérieures y projettent leur influence.

Troisième source : l’économie criminelle

Les rébellions et les groupes armés ne vivent pas seulement des armes. Ils ont besoin d’argent. Cet argent vient souvent d’une économie de prédation.

Dans le Sahel, les groupes armés taxent les routes, imposent des droits de passage aux transporteurs, prélèvent des contributions sur les marchés, rackettent les éleveurs, contrôlent certains flux de carburant, de bétail, de cigarettes, d’or ou de marchandises. Le contrôle d’une route peut rapporter autant qu’une victoire militaire. Taxer un corridor commercial, c’est imposer une souveraineté parallèle.

Les enlèvements contre rançon restent également une source de financement. Dans certaines zones du Tchad, du Cameroun et de la Centrafrique, le kidnapping est devenu une industrie criminelle. Il peut être pratiqué par des bandits, des réseaux locaux, des groupes armés opportunistes ou des acteurs liés à des insurrections plus larges.

À cela s’ajoute le vol de bétail, souvent sous-estimé. Dans les zones rurales, le bétail est une richesse mobile, facilement revendable et difficile à tracer. Sa capture finance les armes, nourrit les combattants et terrorise les communautés.

Quatrième source : l’impôt rebelle

Le mot peut surprendre, mais il est essentiel : certains groupes armés financent leur guerre par l’impôt.

Al-Shabaab, en Somalie, en est l’exemple le plus structuré. Le groupe a bâti un système de taxation coercitive qui touche les commerçants, les agriculteurs, les transporteurs, les entreprises, les clans, les éleveurs et parfois même des acteurs économiques situés hors des zones qu’il contrôle directement. Cette fiscalité parallèle lui permet de survivre aux offensives militaires et de maintenir une capacité d’action durable.

Au Sahel, le JNIM et d’autres groupes imposent eux aussi des formes de taxation : zakat forcée, prélèvements sur le bétail, droits de passage, contributions aux commerçants, contrôle des marchés. Cette taxation n’est pas seulement financière. Elle est politique. Taxer, c’est gouverner. Taxer, c’est dire : “L’État, ici, c’est nous.”

Cette logique explique pourquoi les réponses strictement militaires échouent souvent. Un groupe qui administre, taxe, juge, punit et protège certaines activités locales ne disparaît pas simplement parce qu’une colonne militaire l’attaque. Il faut aussi lui retirer sa base sociale, ses revenus et sa capacité à apparaître comme une autorité alternative.

Cinquième source : les soutiens extérieurs directs ou indirects

La plupart des États n’admettent jamais armer des groupes rebelles. Mais dans plusieurs conflits africains, des rapports d’ONG, de journalistes d’investigation ou d’experts des Nations unies montrent des formes de soutien extérieur : armes, véhicules, carburant, drones, renseignements, bases arrière, facilités logistiques, financement ou tolérance politique.

Le Soudan illustre cette dimension de guerre par procuration. Depuis 2023, le conflit entre l’armée soudanaise et les Forces de soutien rapide a attiré des réseaux régionaux et internationaux. Des armes produites ou transférées par plusieurs pays ont été documentées sur le théâtre soudanais, malgré l’embargo visant le Darfour. Le Tchad, la Libye, les Émirats arabes unis, l’Égypte, l’Iran, la Russie, la Turquie ou la Chine apparaissent, selon les sources, comme des acteurs directs, indirects ou mentionnés dans les circuits d’approvisionnement, avec des degrés de preuve variables et des dénégations officielles.

Cette logique de proxy war est dangereuse pour l’Afrique. Elle transforme les conflits nationaux en marchés régionaux de l’influence. Un groupe armé local devient alors l’instrument d’un agenda extérieur : accès à l’or, contrôle d’un corridor, influence diplomatique, compétition stratégique, protection d’intérêts miniers, portuaires ou énergétiques.

Sixième source : les marchés légaux d’armement et leurs détournements

Il faut distinguer deux circuits : les achats légaux des États et les détournements illégaux.

Les armées africaines achètent officiellement des armes à des fournisseurs étrangers. Ces dernières années, plusieurs États sahéliens ont diversifié leurs partenaires : Russie, Turquie, Chine, pays du Golfe, mais aussi fournisseurs européens ou asiatiques. Les drones turcs, les équipements chinois, les avions ou systèmes russes, les blindés, les véhicules tactiques et les moyens de surveillance sont devenus des éléments visibles de cette militarisation.

Mais une arme achetée légalement peut ensuite être détournée. Elle peut être capturée, revendue, perdue, confiée à une milice auxiliaire, transférée à un partenaire local peu contrôlé ou récupérée après une attaque. C’est là que se situe l’un des angles morts majeurs de la sécurité africaine : la faiblesse des mécanismes de suivi après livraison.

Une armée peut acheter légalement. Un groupe rebelle peut récupérer illégalement. Entre les deux, il y a souvent la corruption, la mauvaise gouvernance, la défaite militaire, les complicités locales ou l’absence de contrôle.

Le Sahel : quand la guerre nourrit la guerre

Au Mali, au Burkina Faso et au Niger, les groupes liés à Al-Qaïda et à l’État islamique ne se contentent plus de mener des attaques ponctuelles. Ils cherchent à contrôler des espaces, des routes, des marchés, des populations et des ressources.

Leur force vient de leur capacité d’adaptation. Ils utilisent des motos, des pick-up, des engins explosifs improvisés, des drones rudimentaires, des armes légères et des équipements capturés. Ils s’appuient sur des réseaux de renseignement locaux, sur la peur, sur la négociation, mais aussi sur les erreurs des États. Les exactions commises par certaines forces nationales ou milices alliées deviennent des arguments de recrutement.

Dans plusieurs zones, les populations ne rejoignent pas toujours les groupes armés par conviction idéologique. Elles le font parfois par peur, par survie, par vengeance, par protection communautaire ou faute d’alternative économique. C’est l’un des constats les plus importants : l’arme vient après la fracture sociale. Le recrutement commence souvent là où l’État est absent, brutal ou perçu comme injuste.

La Somalie : Al-Shabaab, une administration de guerre

La Somalie montre qu’un groupe armé peut survivre non seulement par la violence, mais par l’organisation administrative. Al-Shabaab ne tient pas seulement par les attentats. Il tient par un système d’intimidation, de renseignement, de taxation, de justice parallèle et de punition.

Malgré les opérations de l’armée somalienne, des forces africaines et des partenaires internationaux, le groupe reste une menace majeure. Ses ressources proviennent de l’extorsion, de taxes imposées aux entreprises, aux agriculteurs, aux transporteurs et aux communautés. Il utilise aussi la propagande, le recrutement forcé et l’infiltration économique.

La levée de l’embargo sur les armes visant le gouvernement somalien a permis à Mogadiscio de renforcer ses capacités officielles. Mais elle pose aussi un défi : plus l’État reçoit d’armes, plus il doit prouver qu’il sait les stocker, les tracer et empêcher qu’elles ne soient capturées ou revendues.

Le Tchad : carrefour militaire et vulnérabilité territoriale

Le Tchad occupe une position stratégique : entre Libye, Soudan, Centrafrique, Cameroun, Niger et bassin du lac Tchad. Cette géographie en fait un acteur militaire régional, mais aussi un territoire exposé.

Au nord, les rébellions tchadiennes ont longtemps utilisé la Libye comme espace arrière. À l’ouest, Boko Haram et les groupes issus de la crise du lac Tchad demeurent actifs. Au sud, la criminalité transfrontalière, les kidnappings, les trafics et les tensions agropastorales fragilisent les communautés. À l’est, la guerre du Soudan produit un choc humanitaire, sécuritaire et logistique majeur.

Le Tchad est donc à la fois fournisseur de soldats, cible de rébellions, zone de transit, espace de recrutement et pays tampon. Cette position explique la sensibilité de N’Djamena aux évolutions libyennes, soudanaises et sahéliennes.

 

Qui arme vraiment les belligérants ?

La réponse tient en cinq catégories.

Premièrement, les États eux-mêmes, par leurs achats légaux, leurs stocks mal sécurisés et leurs pertes sur le terrain.

Deuxièmement, les groupes armés, par capture, pillage, taxation et achat sur les marchés clandestins.

Troisièmement, les trafiquants, qui relient les zones de guerre aux marchés criminels.

Quatrièmement, certains États ou réseaux extérieurs, lorsqu’ils soutiennent directement ou indirectement des factions pour défendre des intérêts politiques, sécuritaires ou économiques.

Cinquièmement, l’économie locale de survie, qui fournit combattants, informateurs, nourriture, carburant, motos, relais logistiques et légitimité sociale.

Autrement dit, les belligérants africains ne sont pas armés par une seule main. Ils sont armés par un système.

 

Les armes les plus visibles

1. Famille Kalachnikov / AK
C’est la famille la plus répandue : AK-47, AKM, AK-74, AK-pattern rifles, Type 56 chinois, variantes est-européennes, roumaines, polonaises, bulgares, serbes ou soudanaises. Elles circulent au Sahel, au Soudan, en Somalie, en Centrafrique, au lac Tchad et dans plusieurs conflits locaux. Amnesty a par exemple documenté au Soudan des unités RSF équipées d’un mélange de fusils de type AK importés, ainsi que des armes russes de Kalashnikov Concern comme les Saiga-MK ou Tigr, parfois issues de circuits civils détournés.

2. Armes chinoises et copies chinoises
On retrouve des armes légères chinoises, des munitions, des mortiers, des fusils antimatière et des brouilleurs anti-drones dans plusieurs théâtres. Au Soudan, Amnesty a identifié des armes et munitions récentes venant notamment de Chine, ainsi que des mortiers chinois utilisés au Darfour.

3. Armes turques
La Turquie apparaît surtout à travers des fusils, fusils de chasse, armes civiles convertibles, drones et équipements plus récents. Amnesty cite notamment Sarsilmaz, Derya Arms, BRG Defense, Dağlıoğlu Silah et un fusil BRG 55 observé chez un combattant RSF au Darfour.

4. Armes russes / soviétiques / post-soviétiques
Les armes d’origine soviétique ou russe sont omniprésentes : AK, PKM, DShK, RPG-7, mortiers, lance-roquettes, missiles sol-air anciens, munitions. Dans le Sahel, Conflict Armament Research a documenté la circulation d’armes issues ou liées aux stocks libyens, notamment des SA-7b de fabrication russe, des armes de style polonais, belge et français, ainsi que des munitions russes et chinoises.

5. Armes belges, françaises, allemandes et européennes anciennes
On retrouve encore des FN FAL, FN MAG, FAMAS, MAT-49, HK G3, MG3, Zastava M70, Vz.58, armes souvent héritées des anciennes armées nationales, de stocks coloniaux/postcoloniaux, ou passées par des reventes et captures. Dans le Sahel et en Centrafrique, CAR a documenté des armes de style belge, français, polonais et des stocks passés par la Libye ou par des arsenaux nationaux capturés.

6. Armes serbes, bulgares, roumaines, polonaises et ex-yougoslaves
Elles circulent surtout sous forme de variantes AK, fusils Zastava, munitions, mortiers, roquettes et équipements légers. Amnesty a cité la Serbie parmi les pays d’origine d’armes ou munitions récemment transférées vers le Soudan, tandis que CAR documente depuis des années des circulations d’armes est-européennes dans les conflits sahéliens.

Les matériels plus lourds ou récents

Au Soudan, on observe une montée en gamme : véhicules blindés, drones, systèmes anti-drones, mortiers modernes, fusils antimatériel, munitions guidées ou équipements défensifs. Amnesty et AP ont documenté des véhicules blindés Nimr Ajban fabriqués aux Émirats arabes unis et équipés du système français Galix de Lacroix Defense / KNDS France, utilisés par les RSF, ce qui soulève la question du contournement de l’embargo sur le Darfour.

Les drones deviennent aussi centraux : drones turcs Bayraktar TB2 dans plusieurs armées africaines, drones iraniens ou inspirés de modèles iraniens au Soudan, drones commerciaux modifiés, brouilleurs chinois, et drones artisanaux ou de reconnaissance. Cette évolution change la guerre africaine : elle ne concerne plus seulement les fusils d’assaut, mais aussi la surveillance, les frappes à distance et la guerre électronique.

Que faire ?

La première urgence est la traçabilité. Chaque arme importée par un État africain devrait être marquée, enregistrée, suivie et auditée. Les pertes, captures et destructions doivent être documentées. Toutes les armes sont tracées par le fabriquant avec un numéro d’identification unique.

La deuxième urgence est la sécurisation des stocks. Beaucoup de groupes armés se renforcent parce que les dépôts militaires sont vulnérables.

La troisième urgence est la lutte contre les économies de guerre : or, bétail, carburant, rançons, fiscalité parallèle, routes commerciales et marchés locaux.

La quatrième urgence est la transparence sur les fournisseurs. Les citoyens africains ont le droit de savoir qui vend des armes à leurs États, à quelles conditions, avec quelles garanties et avec quels mécanismes de contrôle.

La cinquième urgence est politique. On ne coupe pas une rébellion uniquement avec des drones. Il faut aussi couper les raisons de rejoindre les groupes armés : injustice, corruption, abus militaires, exclusion, absence de services publics, chômage, conflits fonciers, impunité.

Conclusion : désarmer les circuits, pas seulement les combattants

Les guerres africaines ne durent pas parce que les rebelles seraient invincibles. Elles durent parce que les circuits qui les alimentent restent intacts.

Tant que les armes circuleront plus facilement que les médicaments, tant que les routes de contrebande seront mieux organisées que les administrations, tant que les États achèteront des armes sans contrôler leur destination finale, tant que les populations rurales verront plus souvent l’homme armé que le médecin, l’enseignant ou le juge, la guerre continuera de se reproduire.

La vraie question n’est donc pas seulement : qui arme les rebelles ?

La vraie question est : qui laisse fonctionner l’économie de la guerre ?

Pour l’Afrique, l’enjeu dépasse la sécurité. Il touche à la souveraineté, à la justice, au développement et à la capacité des États à redevenir crédibles aux yeux de leurs citoyens. Car une paix durable ne viendra pas seulement du silence des armes. Elle viendra du démantèlement des systèmes qui rendent les armes nécessaires, rentables et disponibles.

 

La Rédaction


Références

[1] Le Sahel reste l’un des principaux foyers mondiaux du terrorisme selon les données reprises par le Global Terrorism Index et les analyses récentes sur la violence djihadiste en Afrique.

[2] Le rapport du PNUD Journey to Extremism in Africa souligne le poids des motivations économiques, des abus des forces de sécurité et de la crise sociale dans le recrutement extrémiste.

[3] Sur le JNIM au Sahel : taxation, commerce illicite, armes capturées, ancrage local et expansion vers l’Afrique de l’Ouest côtière.

[4] Sur l’offensive politico-militaire du GSIM/JNIM et la récupération d’armes issues de casernes pillées au Mali et au Burkina Faso.

[5] Sur la circulation d’armes issues des stocks libyens, les transferts transfrontaliers au Sahel et les enquêtes de Conflict Armament Research / Small Arms Survey.

[6] Sur la montée en puissance des drones turcs, des équipements russes et de la guerre aérienne au Sahel.

[7] Sur l’Alliance des États du Sahel, la coordination militaire entre Mali, Burkina Faso et Niger, et le recours accru à la Russie comme partenaire sécuritaire.

[8] Sur Al-Shabaab, la menace en Somalie, l’extension d’AUSSOM et les méthodes d’extorsion, de recrutement et de propagande du groupe.

[9] Sur le système de taxation d’Al-Shabaab, ses revenus et sa capacité à prélever des ressources dans et hors des zones qu’il contrôle.

[10] Sur le régime de sanctions contre Al-Shabaab et la levée de l’embargo sur les armes visant le gouvernement fédéral somalien.

[11] Sur le rôle du sud libyen comme base arrière de groupes rebelles tchadiens, notamment le FACT, et sur la criminalité transfrontalière Tchad-Cameroun-Centrafrique.

[12] Sur les flux d’armes dans la guerre du Soudan, les violations présumées de l’embargo du Darfour et les circuits passant par la région.

[13] Sur les tendances du commerce mondial des armes, la domination américaine, le recul relatif de la Russie et la montée de nouveaux fournisseurs comme la Turquie ou la Corée du Sud.

[14] Sur les cadres internationaux de contrôle des armes légères, de traçabilité et de prévention du détournement, notamment le Programme d’action des Nations unies et le Traité sur le commerce des armes.