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Afrique du Sud : quand les frontières africaines se referment contre les Africains

Afrique du Sud : quand les frontières africaines se referment contre les Africains
Afrology | Politique - Afrique du Sud

L’Afrique du Sud durcit sa politique migratoire dans un contexte de tensions sociales, de chômage massif, de violences xénophobes et de montée des discours anti-immigrés. Mais derrière la question légitime du contrôle des frontières se cache une interrogation plus profonde : comment un pays africain, symbole historique de la lutte contre l’apartheid et bénéficiaire de la solidarité continentale, peut-il devenir un espace de peur pour d’autres Africains ? Et que signifie le silence relatif de l’ONU face à cette crise qui touche directement la dignité, la sécurité et la mobilité des citoyens africains ?

Analyse Afrology

Il y a des images qui blessent plus profondément qu’un discours diplomatique. Voir des Africains menacés, expulsés, pourchassés ou désignés comme indésirables sur une terre africaine en fait partie.

L’Afrique du Sud, pays symbole de la lutte contre l’apartheid, de la solidarité panafricaine et de la résistance à l’oppression raciale, se retrouve aujourd’hui confrontée à une contradiction brutale : comment un État qui fut soutenu par tout un continent dans sa quête de liberté peut-il devenir, pour d’autres Africains, un espace de peur, de rejet et de suspicion ?

Le 7 juin 2026, le président Cyril Ramaphosa a prononcé une adresse nationale consacrée à la migration, à l’immigration irrégulière et aux tensions croissantes autour de la présence étrangère dans le pays. Dans ce discours, il a reconnu les préoccupations des Sud-Africains sur l’emploi, la sécurité, la pression sur les services publics et la capacité de l’État à contrôler ses frontières. Mais il a aussi rappelé que l’immigration irrégulière ne pouvait pas être présentée comme la cause unique des difficultés économiques du pays, et que la violence contre les étrangers ne pouvait être tolérée dans un État de droit. [1]

Sur le papier, un État a le droit de contrôler ses frontières. Aucun pays ne peut durablement fonctionner sans politique migratoire claire, sans capacité administrative, sans contrôle des entrées, sans lutte contre les réseaux criminels, sans règles sur le travail et le séjour.

Mais la vraie question n’est pas là.

La vraie question est celle-ci : à quel moment le contrôle migratoire devient-il une politique de rejet ? À quel moment la frontière cesse-t-elle d’être un outil de souveraineté pour devenir une barrière mentale, sociale et politique contre d’autres Africains ?

Le piège du chiffre

Dans le débat sud-africain, les chiffres sont devenus des armes.

On évoque parfois plusieurs millions de migrants en situation irrégulière. Certains discours publics avancent des estimations très élevées. Ces chiffres circulent vite, nourrissent les colères et donnent l’impression d’une invasion.

Mais un chiffre répété n’est pas toujours une vérité statistique.

Les données disponibles invitent à la prudence. Selon des éléments rapportés à partir des travaux de Statistics South Africa, les immigrés représenteraient environ 5,1 % de la population sud-africaine, soit environ 3,09 millions de personnes sur une population de 61,1 millions. Cette donnée concerne les immigrés au sens large, et non uniquement les personnes en situation irrégulière. Le rapport ne permet donc pas d’affirmer que plusieurs millions de personnes seraient toutes présentes illégalement dans le pays. [2]

Cette distinction est essentielle.

Le débat public mélange souvent trois réalités différentes : les immigrés réguliers, les demandeurs d’asile et les personnes en situation irrégulière. Or cette confusion n’est pas neutre. Elle permet de transformer toute présence étrangère en problème. Elle efface les parcours, les statuts, les contributions économiques, les liens familiaux, les histoires de refuge et les droits humains.

Dans un climat social tendu, le chiffre devient alors moins un outil de compréhension qu’un instrument de mobilisation politique.

Une crise migratoire ou une crise de l’État ?

L’Afrique du Sud connaît de vraies difficultés. Le chômage reste très élevé. Les inégalités héritées de l’apartheid demeurent profondes. Les services publics sont sous pression. La criminalité mine la confiance sociale. La corruption a fragilisé les institutions. La pauvreté urbaine nourrit la colère.

Cyril Ramaphosa l’a lui-même reconnu dans son adresse : l’Afrique du Sud fait face à un chômage persistant, en particulier chez les jeunes, à des difficultés économiques et à des frustrations sociales qui peuvent facilement être dirigées contre ceux qui sont perçus comme concurrents pour les emplois et les ressources. [1]

Mais c’est précisément là que commence le danger.

Quand un État ne parvient plus à répondre aux besoins fondamentaux de sa population, il peut être tenté de déplacer la responsabilité vers les plus vulnérables. Le migrant devient alors le coupable idéal. Il est visible, fragile, souvent sans protection politique, parfois sans papiers, rarement défendu par les institutions.

On lui reproche le chômage. On lui reproche la criminalité. On lui reproche la pression sur les hôpitaux. On lui reproche les commerces informels. On lui reproche même l’échec de politiques publiques qu’il n’a jamais conçues.

Ce mécanisme est ancien. Lorsqu’un pouvoir ne veut pas affronter les causes structurelles d’une crise, il désigne des responsables faciles.

Or l’Afrique du Sud ne souffre pas seulement d’un problème migratoire. Elle souffre d’une crise plus profonde de gouvernance, de redistribution, de confiance institutionnelle et de cohésion sociale.

La souveraineté ne justifie pas la xénophobie

Il faut le dire clairement : l’Afrique du Sud a le droit de sécuriser ses frontières. Elle a le droit de lutter contre les réseaux de traite, les faux documents, la corruption administrative, l’exploitation illégale de travailleurs et les employeurs qui utilisent la vulnérabilité des migrants pour contourner les normes sociales.

Mais ce droit ne peut jamais devenir une autorisation de déshumaniser.

Un migrant en situation irrégulière reste une personne. Un étranger reste un être humain. Un Africain venu du Zimbabwe, du Mozambique, du Malawi, du Nigeria, du Ghana, de la RDC, d’Éthiopie ou de Somalie n’est pas une menace par essence. Il peut être ouvrier, commerçant, étudiant, réfugié, mère de famille, entrepreneur, survivant d’un conflit, travailleur exploité ou simple chercheur d’avenir.

La souveraineté d’un État se mesure aussi à sa capacité à faire respecter la loi sans abandonner la dignité.

Ramaphosa a rappelé que l’application des lois migratoires relève de l’État, et non de groupes de rue, de milices citoyennes, de mouvements anti-étrangers ou de foules excitées par les réseaux sociaux. Ce rappel est fondamental. Car lorsqu’une population commence à contrôler elle-même les papiers, à chasser des familles, à attaquer des commerces ou à intimider des étrangers, on n’est plus dans le débat migratoire. On est dans la faillite de l’État de droit. [1]

Le paradoxe sud-africain

Le paradoxe est d’autant plus douloureux que l’Afrique du Sud n’est pas un pays ordinaire dans l’imaginaire africain.

Pendant la lutte contre l’apartheid, de nombreux pays africains ont accueilli, soutenu, formé, financé ou protégé des militants sud-africains. Le continent a payé un prix diplomatique, politique et parfois sécuritaire pour soutenir la libération sud-africaine.

Aujourd’hui, certains ressortissants de ces mêmes pays sont traités comme des intrus.

Cette mémoire devrait imposer une responsabilité morale particulière. L’Afrique du Sud ne peut pas se penser uniquement comme une puissance nationale repliée sur ses frontières. Elle est aussi l’héritière d’un combat panafricain. Sa liberté contemporaine a été nourrie par des solidarités régionales et continentales.

C’est pourquoi les violences xénophobes en Afrique du Sud ne sont pas seulement une affaire intérieure sud-africaine. Elles touchent à la mémoire politique du continent. Elles interrogent la sincérité du panafricanisme. Elles révèlent la fragilité d’une solidarité africaine souvent célébrée dans les discours mais absente dans les moments de crise.

Quand les mouvements anti-migrants occupent le vide politique

Human Rights Watch a alerté, en mai 2026, sur de nouvelles vagues d’attaques xénophobes visant des ressortissants africains et asiatiques en Afrique du Sud. L’organisation cite notamment les mobilisations du mouvement March and March, favorable à un durcissement de l’application des lois migratoires, et relève des manifestations dans plusieurs grandes villes, parfois accompagnées de violences graves. [3]

Le problème dépasse donc la seule question administrative.

Lorsque des groupes citoyens commencent à imposer leur propre lecture de la loi, à intimider les étrangers, à bloquer l’accès aux soins ou à l’éducation, à attaquer des commerces ou à menacer des familles, ils ne renforcent pas l’État. Ils le remplacent.

Et lorsqu’ils le remplacent, ils créent une justice de rue.

C’est l’un des signaux les plus dangereux pour une démocratie. Car la xénophobie ne commence pas toujours par des pogroms. Elle commence par une tolérance sociale. Puis par une banalisation médiatique. Puis par une hésitation politique. Puis par une délégation implicite de la violence à des groupes qui prétendent défendre le peuple.

À ce stade, le migrant n’est plus seulement une personne en situation administrative fragile. Il devient un symbole. Un écran. Un corps sur lequel une société projette ses échecs.

Que fait l’Afrique ?

La question ne doit pas être adressée uniquement à Pretoria. Elle doit être adressée à l’ensemble du continent.

Où est l’Union africaine lorsque des Africains sont ciblés en Afrique du Sud ? Où sont les mécanismes de protection consulaire ? Où sont les observatoires africains des violences xénophobes ? Où sont les réponses coordonnées des États dont les ressortissants sont menacés ? Où sont les sanctions diplomatiques, les médiations, les enquêtes, les dispositifs d’assistance juridique, les programmes de retour sécurisé lorsque cela devient nécessaire ?

Trop souvent, les États africains se contentent de communiqués prudents. Ils appellent au calme, expriment leur préoccupation, puis passent à autre chose.

Mais protéger ses citoyens ne consiste pas seulement à renouveler des passeports dans des consulats. Protéger ses citoyens, c’est les défendre lorsqu’ils sont humiliés, menacés, discriminés ou abandonnés à la violence sociale.

L’Afrique parle beaucoup de souveraineté. Mais la souveraineté ne commence pas seulement aux frontières. Elle commence par la capacité d’un État à protéger la dignité de ses citoyens, où qu’ils se trouvent.

Et le silence de l’ONU ?

Il faut être précis : l’ONU n’est pas totalement silencieuse.

Le 27 avril 2026, le Secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a exprimé sa préoccupation face aux attaques xénophobes, aux actes de harcèlement et aux intimidations visant des migrants et des ressortissants étrangers dans certaines parties de l’Afrique du Sud, notamment au KwaZulu-Natal et dans la province du Cap-Oriental. Il a condamné ces actes criminels, ainsi que ceux qui incitent à la violence et exploitent les conditions socio-économiques. [4]

Mais le problème est ailleurs : la réaction internationale reste faible, ponctuelle, presque administrative.

L’ONU sait condamner. Elle sait appeler au respect des droits humains. Elle sait rappeler les principes. Mais face aux violences xénophobes intra-africaines, son langage reste souvent discret, mesuré, sans pression politique forte.

Pourquoi ?

Parce que la migration est un sujet sensible. Parce que l’Afrique du Sud reste un acteur diplomatique important. Parce que les Nations unies hésitent souvent à transformer des crises dites “internes” en dossiers internationaux. Parce que les grandes puissances, elles-mêmes engagées dans des politiques migratoires restrictives, n’ont pas toujours intérêt à moraliser excessivement le débat.

Mais ce silence relatif a un coût.

Lorsque des étrangers sont attaqués, intimidés ou chassés, ce n’est pas seulement une crise nationale. C’est une crise des droits humains. Et lorsque les victimes sont principalement africaines, pauvres, peu protégées et politiquement invisibles, l’indignation internationale devient souvent moins forte.

C’est là que se révèle une hiérarchie implicite des vies.

La peur comme climat social

Les récits récents de migrants africains vivant en Afrique du Sud montrent que la peur dépasse la seule question du statut administratif. Selon The Guardian, des migrants africains disent vivre dans une peur extrême face à la montée des marches anti-immigrés, aux menaces de départ forcé et aux violences récentes. Le journal rapporte notamment que des Mozambicains et des Malawites ont cherché refuge après avoir été menacés, tandis que le Ghana a organisé le retour de plusieurs de ses ressortissants. [5]

Cette peur est politiquement significative.

Elle signifie que même les documents officiels, les permis de séjour, les années de travail, les familles construites sur place ou les contributions économiques ne suffisent plus toujours à protéger contre la violence sociale.

Lorsqu’un étranger en règle se sent malgré tout menacé, c’est que la crise n’est plus seulement administrative. Elle devient existentielle.

Le message implicite envoyé aux Africains étrangers est alors brutal : vous pouvez vivre ici, travailler ici, payer ici, aimer ici, construire ici, mais votre présence restera toujours contestable.

La xénophobie africaine, angle mort du panafricanisme

L’Afrique aime parler d’unité africaine. Elle célèbre la Zone de libre-échange continentale africaine. Elle parle de mobilité, d’intégration, de marché commun, de passeport africain, de renaissance panafricaine.

Mais que vaut un discours sur l’intégration africaine si les Africains eux-mêmes sont traités comme des menaces dans l’un des pays les plus puissants du continent ?

La libre circulation des marchandises ne peut pas être plus importante que la dignité des personnes. On ne peut pas rêver d’un marché continental et tolérer en même temps que des Africains soient pourchassés parce qu’ils viennent d’un autre pays africain.

Le panafricanisme ne peut pas être seulement une esthétique politique. Il doit devenir une architecture concrète de protection, de mobilité, de droits, de responsabilité et de solidarité.

Sinon, il restera un slogan.

Ce qu’il faut comprendre

La crise sud-africaine dit trois choses.

Premièrement, elle montre que la migration africaine est d’abord le symptôme des déséquilibres du continent. Les gens ne partent pas toujours par choix. Ils partent parce que des États échouent à offrir sécurité, travail, perspectives et dignité.

Deuxièmement, elle montre que les pays africains les plus attractifs ne pourront pas gérer seuls les effets de ces déséquilibres. L’Afrique du Sud ne peut pas absorber indéfiniment les crises économiques, politiques et sécuritaires de son voisinage. Mais elle ne peut pas non plus répondre à ces crises par la brutalité ou la stigmatisation.

Troisièmement, elle montre que l’Afrique doit cesser de traiter la mobilité comme une anomalie. La mobilité est une réalité africaine ancienne. Elle a structuré les économies, les familles, les routes commerciales, les cultures et les villes. Ce qui manque aujourd’hui, ce n’est pas la mobilité. Ce sont des cadres modernes, humains, efficaces et partagés pour l’organiser.

Ce qu’il faut dire à Pretoria

À l’Afrique du Sud, il faut dire ceci : protéger vos frontières est légitime. Protéger votre cohésion sociale est nécessaire. Lutter contre l’irrégularité migratoire est un droit souverain.

Mais vous n’avez pas le droit de laisser la colère sociale se transformer en chasse aux Africains.

Vous n’avez pas le droit d’entretenir l’ambiguïté entre immigration irrégulière et présence étrangère.

Vous n’avez pas le droit de laisser des mouvements xénophobes occuper l’espace que l’État a abandonné.

Vous n’avez pas le droit de transformer l’échec économique et administratif en accusation contre les plus vulnérables.

L’Afrique du Sud doit choisir : être un État de droit capable de gérer la migration avec fermeté et humanité, ou devenir un pays où la peur remplace la politique.

Ce qu’il faut dire à l’Afrique

Aux États africains, il faut dire ceci : vos citoyens ne sont pas seulement vos citoyens lorsqu’ils votent, lorsqu’ils transfèrent de l’argent ou lorsqu’ils servent votre image à l’étranger. Ils restent vos citoyens lorsqu’ils sont menacés, humiliés, expulsés ou attaqués.

Il faut une diplomatie africaine de protection des migrants. Il faut des mécanismes régionaux de suivi des violences xénophobes. Il faut des accords bilatéraux plus sérieux. Il faut des services consulaires capables d’agir vite. Il faut des fonds d’assistance juridique. Il faut des données fiables. Il faut des politiques de retour dignes quand le retour est nécessaire. Il faut aussi, surtout, des politiques économiques nationales capables de réduire les départs forcés.

Un continent qui ne protège pas ses citoyens à l’extérieur ne peut pas prétendre à la puissance.

Conclusion : l’Afrique ne peut pas se construire contre les Africains

L’Afrique du Sud a raison de vouloir un État plus efficace. Elle a raison de vouloir lutter contre la corruption migratoire, les réseaux criminels et l’exploitation illégale du travail.

Mais elle aurait tort de croire qu’elle peut sauver sa cohésion nationale en désignant d’autres Africains comme menace centrale.

La question migratoire doit être traitée. Mais elle doit être traitée avec vérité, avec données, avec droit, avec humanité et avec mémoire.

Car l’Afrique ne pourra jamais construire son unité en fermant ses portes aux Africains les plus vulnérables. Elle ne pourra jamais bâtir une puissance continentale sur la peur de l’autre. Elle ne pourra jamais transformer la souveraineté en mur contre ses propres enfants.

La frontière peut protéger un pays. Mais lorsqu’elle devient une idéologie, elle finit par enfermer une nation dans sa propre peur. Et une Afrique qui a peur des Africains ne pourra jamais devenir une Afrique souveraine.

La question finale: Que reproche-t-on alors à Trump avec sa politique migratoire?

Zalikha K.
avec La rédaction – Afrology 


Références

[1] Présidence de la République d’Afrique du Sud / DIRCO, “Address by President Cyril Ramaphosa on migration, Union Buildings, Tshwane”, 7 juin 2026.
Source officielle du discours national de Cyril Ramaphosa sur la migration, l’immigration irrégulière, les préoccupations sociales et la condamnation des violences contre les étrangers.

[2] Statistics South Africa, données rapportées dans The Mercury, “Immigrants make up 5.1% of South Africa’s population, new Stats SA report reveals”, février 2026.

[3] Human Rights Watch, “South Africa: New Waves of Xenophobic Attacks”, 20 mai 2026.
Référence utilisée pour documenter les attaques xénophobes récentes, le rôle de mouvements anti-immigration et les inquiétudes concernant la protection insuffisante des ressortissants étrangers.

[4] Nations unies, “Statement attributable to the Spokesperson for the Secretary-General on the situation in South Africa”, 27 avril 2026.

[5] The Guardian, Rachel Savage, “‘Extreme fear’ among immigrants as backlash sweeps South Africa”, 8 juin 2026.

[6] The Star, “South Africa intensifies crackdown on illegal immigration amid rising numbers”, avril 2026.

[7] Human Rights Watch, archives et rapports antérieurs sur les violences xénophobes en Afrique du Sud depuis 2008.

[8] Union africaine, textes et discours relatifs à l’intégration continentale, à la libre circulation et à la Zone de libre-échange continentale africaine.