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Femmes et enfants des pauvres:
Premières victimes des guerres en Afrique
Faut-il croire que la guerre se conjugue au masculin ? En effet, en
l’absence de femmes pour soutenir le principe de guerre et d’agressivité
continuelle, la guerre, dans les pays pauvres, se conjuguent souvent et
principalement avec éradication, humiliation, le viol des femmes et des
enfants. Au Congo comme ailleurs en Afrique, il arrive que la
sorcellerie s'en mêle. On découpe des corps pour faire des cérémonies
(femmes et enfants de préférence dans ce jeu macabre avec parfois des «
spécialisations » sur des parties du corps humain : cœur, sexe et tête
etc.
Il ne faut pas oublier certains dirigeants africains, notamment certains
chefs de bandes armées incontrôlables, qui se moquent des pauvres et de
la démocratie. Ils sont souvent adeptes des superstitions où justement
la mort d’enfant permet parfois de « prolonger la vie », le viol d’une
ou plusieurs femmes, de contrôler un village, etc.
Les occidentaux qui vendent les armes à ces roitelets africains contre
certaines matières premières locales sont aussi co-responsables. Même
certains soi-disant experts des bailleurs de fonds qui vont se
satisfaire avec des filles ou garçons entre 5-14 ans en offrant une «
fausse protection » ou des sommes ne dépassant pas 5 dollars des
Etats-Unis ne doivent pas être oubliés.
Peut-être qu’un comité de femmes dans chaque village pour traiter des
problèmes des violences contre les femmes en Afrique serait une des
propositions que les bailleurs de fonds actifs dans les problèmes de
résolution des conflits pourraient d’abord contribuer à soutenir
financièrement. Mais le besoin de vendre des armes et de désarticuler
les économies africaines supposent que les Africains et les Africaines
prennent conscience des enjeux et s’organisent au-delà des différences à
l’origine des guerres entre pauvres ? Afrology Think Tank La violence envers les femmes fait couler beaucoup d’encre. Cette
problématique est à juste titre au cœur des préoccupations de la
communauté internationale. Les conséquences sont à la fois grandes et
dévastatrices. Le 25 novembre est déclaré par les Nations unies, «
Journée Internationale pour l’élimination des violences à l’égard des
femmes. Les formes de violences sont nombreuses et aussi dramatiques les
unes que les autres. Les violences sexuelles occupent une place
importante dans la liste des violences envers les femmes. Malgré les
nombreux efforts pour dénoncer la violence, les femmes sont encore
toujours victimes de toutes sortes de violences. Rien n’est encore tout
à fait gagné. En 2006, la communauté internationale a été mobilisée, une
fois de plus, pour dénoncer la violence envers les femmes.
Une autre forme de violence non moins importante ne cesse de prendre de
l’ampleur. Les femmes et les filles sont les grandes victimes des
guerres. La communauté internationale est de plus en plus préoccupée par
cette forme de violence L’aide aux victimes des guerres Les victimes
des guerres ont besoin d’une assistance pour sortir du traumatisme de la
guerre. De nombreux organismes les soutiennent dans cette démarche. Les
femmes subissent de la violence sexuelle. En 2001, la Comité
internationale de la croix rouge publiait un document intitulée, ‘’ Les
femmes face à la guerre’’. Cette publication est importante pour
comprendre le sort des femmes qui subissent une double victimisation
pendant les conflits armés.
Gabrielle Nanchen, membre de l’Assemblée du Comité international de la
Croix-Rouge (CICR), soulignait :
Les femmes vivent la guerre de multiples façons – la guerre c’est la
séparation, la perte de proches et de moyens de subsistance, le
dénuement, un risque accru de violence, de souffrance et de mort. Le
droit international humanitaire contient les dispositions qui protègent
les femmes en cas de conflit armé. Des efforts constants doivent être
déployés pour faire mieux connaître et respecter les obligations du
droit humanitaire par un public aussi large que possible et en utilisant
tous les moyens disponibles. Chacun doit comprendre qu’il lui appartient
d’améliorer le sort des femmes en temps de guerre. Il faut aussi
associer plus étroitement les femmes à toutes les mesures qui sont
prises en leur faveur. (1) Les guerres ont d’innombrables conséquences
douloureuses. Pendant les guerres, les règles du droit international ne
sont toujours pas respectées. Au juste est-il possible d’associer règles
du droit international à guerre? La guerre n’est-elle pas déjà une
manière de bafouer le droit? On est en droit de se poser des questions.
Le lien entre les guerres et le sort des femmes suscite de nombreuses
réactions.
Gabrielle Nanchen ajoutait :
À la lumière de ce qui précède, il apparaît que le sort des femmes
touchées par la guerre – que ces femmes soient activement engagées dans
les hostilités ou qu’elles soient entraînées malgré elles dans un
conflit – ne peut être amélioré que s’il existe une volonté politique.
En d’autres termes, pour dire les choses clairement, si les femmes
continuent à souffrir dans les situations de conflit armé, ce n’est pas
parce que le régime légal qui les protège est insuffisant, mais plutôt
parce que les lois existantes sont insuffisamment respectées. Plus tôt
la communauté internationale traitera la protection des femmes comme une
obligation – et non plus comme une aspiration –, plus tôt nous verrons
s’opérer des changements concrets. (2)
Les réactions sont de plus en plus vives et nombreuses sur les nombreux
impacts des guerres sur les femmes. Comment rester insensible face à un
tel phénomène? Il semble indispensable de jeter également un regard sur
le sort des femmes pendant les périodes de paix pour analyser
l’acharnement inacceptable sur ces dernières pendant les guerres.
En temps de guerre, les femmes jouent un grand nombre de rôles
différents, certaines pouvant porter activement les armes, d’autres
subvenir seules aux besoins de leur famille et d’autres encore prendre
la tête de mouvements pacifistes. La résilience et le courage dont
beaucoup de femmes font preuve face à l’adversité viennent faire mentir
les clichés qui présentent les femmes comme étant les membres les plus
vulnérables de la population dans les situations de conflit armé.
Néanmoins, quand une guerre éclate, les femmes peuvent courir de grands
dangers : si certains de ces risques sont partagés avec l’ensemble de
leur communauté, il est vrai que d’autres sont spécifiquement liés à
leur condition de femme.
Il serait naïf de croire possible une amélioration du sort des femmes
en temps de guerre, sans reconnaître le fait que les femmes restent
structurellement désavantagées en temps de paix. Si les femmes sont
particulièrement exposées à la marginalisation, à la pauvreté et aux
souffrances engendrées par les conflits armés, c’est qu’elles sont
souvent déjà victimes de discrimination en temps de paix. (3)
En effet, la condition des femmes pendant les conflits armés est en lien
direct avec la condition de la femme en période de paix. Tout est
intimement lié. Les femmes sont victimes en période de paix de d’autres
formes de violences. Il n’est pas exagéré de penser qu’il faut traité la
question des violences envers les femmes globalement pour espérer
obtenir de meilleurs résultats. Les violences sexuelles pendant les
conflits armés sont quelque part une continuation des violences qu’elles
subissent quotidiennement depuis belle lurette.
Qu’en est-t-il des femmes dans le monde?
Dans tous les pays en guerre, les femmes subissent de la violence. Ce
n’est pas nouveau. Il faut souligner toutefois que cette problématique
prend de l’ampleur et ne cesse d’inquiéter la communauté internationale
et les organismes humanitaires. Il va sans dire que les organismes de
défense des droits des femmes ne sont pas non plus indifférents au sort
déplorable des femmes pendant les guerres.
Georges Hicks s’est penché sur la question de la violence envers les
femmes pendant les guerres. Il constatait que :
L’essor du féminisme a permis aux femmes asiatiques de glisser la
question de l’esclavage sexuel sous le regard international. Il les a
aussi sensibilisées sur le lien qui existe entre l’exploitation de leurs
sœurs de guerre et l’exploitation actuelle par les touristes sexuels.
(4)
Le constat de Georges Hicks prouve que l’implication des femmes peut
faire toute une différence et mettre au grand jour les problèmes qui
constituent une entrave pour l’évolution de la condition féminine.
Les guerres ont des conséquences énormes sur les femmes et les enfants,
on ne le dira jamais assez. Plusieurs recherches évoquent le drame et la
vulnérabilité des femmes et des enfants dans les conflits armés.
C’est à juste titre que Nadine Puechguirbal relevait la grande
révolution au sein des Nations-Unies sur la place des femmes dans les
guerres.
Elle affirmait que :
Le 31 octobre 2000, le Conseil de sécurité Des Nations Unies adopta la
résolution1325 sur «les femmes, la paix et la sécurité», mettant en
exergue le besoin de prendre en considération les multiples rôles joués
par les femmes en période de conflit et post-conflit. Pour la première
fois dans l’histoire des Nations-Unies, les femmes sortaient de la
catégorie de groupes vulnérables pour devenir actrices sur la scène
nationale, régionale et internationale. Le vote de cette résolution
marque un tournant dans la volonté de l’Organisation de renforcer les
capacités et la protection des femmes en situation de conflit ou
au-delà. (5)
Les femmes apparaissent comme des otages qui permettent aux différents
belligérants de se faire mal réciproquement.
Comme pour toutes les autres formes de violences, les violences
sexuelles pendant les guerres doivent continuer de mobiliser la
communauté internationale. Les victimes en gardent des souvenirs aussi
destructeurs que les guerres. Toutefois, est-il possible d’enrayer
facilement ce fléau?
Un horrible crime de guerre Dans les pays en guerre, la haine a une influence sur les relations
entre les membres des communautés en conflit. On constate en effet que
le rejet réciproque se manifeste également au niveau des mariages.
Ney Bensadon précisait :
Les mariages mixtes entre jeunes des ethnies en conflit sont évidemment
interdits. Mais, ce qui n’est pas interdit, c’est de prendre les femmes
des adversaires, de les violer ou de les tuer. Aux quatre coins du
monde, la Bosnie, le Kosovo, la Colombie, le Timor, la Tchétchénie, le
Daguestan, le Rwanda, l’Ouganda, le Mozambique, les peuples se battent.
(6)
Comme le constatait Bensadon, même si les adversaires ne veulent rien
avoir en commun, il n’existe pas cependant une interdiction au niveau du
viol. Comme un virus transmissible avec la guerre, le viol des femmes
continue de causer du tort. Il continue de servir pour atteindre
l’ennemi. Existe-t-il un rapport entre le viol des femmes et la victoire
sur l’ennemi? Quels sont les objectifs visés en procédant ainsi?
Le viol devient une arme stratégique pour les combattants. L’assaillant
sait que s’il attaque par surprise les adversaires devront fuir pour se
sauver. Mais les femmes et les enfants ne pourront pas fuir dans les
montagnes. Pour faire encore plus mal a l’ennemi, pour qu’il souffre
dans sa cachette de savoir qu’il a dû laisser sur place femmes et
enfants, on viole les femmes, dont le mari, le frère ou le père sera
ivre de rage : ce sera le meilleur moyen de le tuer. En ex-Yougoslavie,
les viols enregistrés varient selon les sources de 20.000 a 60 000
pendant les conflits armés de ces dernières années (7)
Depuis toujours, les femmes subissent malheureusement de la violence
pendant les guerres. Ainsi, le viol devient hélas un signe qui
accompagne la victoire sur l’ennemi. Au sujet des crimes de guerres, le
viol en est un qui se pratique régulièrement au détriment des femmes qui
se retrouvent sans le vouloir au cœur des conflits.
Le plus traditionnel, le viol, est monnaie courante après les prises des
villes, au point que les chroniques ou les mémorialistes dédaignent de
les signaler eux-mêmes, sauf s’ils ont un caractère massif. (8)
Fait important à souligner, la pratique du viol est désormais
‘’légaliser’’ dans les guerres. Sur toute la planète la pratique ne
cesse de se répandre au moment des conflits armés. Même après les
guerres, les femmes continuent de subir des violences sexuelles alors
qu’elles cherchent sans cesse le moyen de s’en sortir.
Dans les pays où la répression politique et les conflits semblables aux
guerres civils sont à l’ordre du jour, les violences sexuelles envers
les femmes ne sont pas seulement fréquentes, mais sont pratiquées de
manière systématique dans des buts bien précis. Lors des conflits armés,
de rafles et de perquisitions ainsi qu’en cas de détention préventive et
de fuite, les membres de l’armée, les policiers, les gardiens de prison
et les passeurs exploitent sciemment la vulnérabilité particulière des
femmes. Dans ces situations, les femmes sont souvent violées et
subissent humiliations et harcèlement sexuels. La violence sexuelle est
un moyen particulièrement efficace pour atteindre les femmes et leurs
familles dans leur amour-propre et le sentiment de leur propre valeur
(9)
On dit que les adversaires pensent que cette pratique ignoble est
efficace pour atteindre l’ennemi.
Pourquoi faut-il faire mal aux femmes pour gagner une guerre ou pour
blesser son adversaire? Pourquoi faut-il ajouter une autre violence aux
femmes qui, on le sait, subissent déjà plusieurs autres formes de
violences?
Pour ce qui est de la violence envers les femmes, Jacques Véron pense
que :
Les femmes sont victimes de diverses formes de violences : celle du
quotidien ordinaire, de la vie domestique, et celle de circonstances
exceptionnelles, les conflits armés notamment. La violence peut
s’exprimer au sein de la cellule familiale, tandis que le viol des
femmes de l’ennemi peut faire partie des ‘’ lois de la guerre’’. (10)
En effet, les femmes subissent déjà diverses formes de violences. Le
viol est un mal supplémentaire qui contribue à rendre complexe la
problématique de la violence envers les femmes. La dénonciation de cette
pratique aura-t-elle une influence pour préserver les femmes de ce
stress supplémentaire surtout que la guerre elle-même est déjà une
situation stressante et dramatique? Quelle est la situation en Afrique?
Les femmes africaines et les guerres Le continent africain est dévasté par plusieurs conflits armés. Comme
partout dans le monde, les femmes et les filles subissent de la violence
pendant ces périodes de turbulences. Les guerres ont des conséquences
importantes sur les femmes et les filles. Les femmes africaines pensent
au sort des femmes victimes des guerres. Elles se réunissaient au mois
de juin 2006 à Banjul pour préparer le Sommet sur « La promotion d’une
gouvernance sensible au genre dans les pays sortant des conflits ». Lors
de ce Forum, elles ont manifesté un grand intérêt pour la problématique
de la violence envers les femmes dans les conflits armés. La résolution adoptée lors de Forum stipulait :
Profondément préoccupés par :
• La prévalence des violents conflits et guerres sur le continent ainsi
que les abus systématiques contre les femmes et les filles ;
• L’impunité continue des auteurs des crimes contre l’humanité et des
crimes de guerre commis contre les femmes et les enfants ainsi que les
défaillances des systèmes de justice transitionnelle ;
• La participation réduite et limitée des femmes dans les mécanismes de
règlement des conflits malgré l’existence des instruments tels que la
Déclaration solennelle sur l’égalité du genre en Afrique, le Protocole
sur les droits de la femme en Afrique et la Résolution 1325 du Conseil
de sécurité des Nations Unies ;
• Le rejet du Protocole sur les droits de la femme en Afrique par
l’Assemblée nationale de la République du Niger et la lenteur
généralisée des ratifications, de l’incorporation dans les lois
nationales et de la mise en œuvre du Protocole sur le continent ;
• L’insuffisance des ressources financières consacrées aux initiatives
des femmes pour la paix ;
• Le fait que deux ans après l’adoption de la Déclaration solennelle,
-La création du Fonds africain pour le financement des femmes n’a pas
encore été initiée ;
-Le principe de la parité n’a pas été appliqué dans la nomination et
l’élection des juges de la Cour africaine des droits de l’homme et des
peuples. (11)
On ne saurait passer sous silence les engagements importants des femmes
lors de ce forum. Ces engagements démontrent à suffisance la volonté et
la détermination des femmes africaines de s’impliquer dans le
développement du continent.
Prenant l’engagement suivant :
• Contribuer au processus d’élaboration de rapports sur la Déclaration
solennelle aux niveaux national et de la Commission de l’Union africaine
;
• Mettre en place un système d’encadrement pour promouvoir l’implication
des jeunes dans nos programmes ;
• Renforcer le mouvement des femmes au niveau africain ;
• Encourager la participation des femmes dans la politique et plaider
pour la réforme des systèmes électoraux afin de faciliter leur
participation ;
• De rassembler et de publier les leçons apprises et les meilleures
pratiques en faveur de l’échange d’expériences dans nos différents
domaines d’intervention. (12)
L’implication des femmes dans la construction de la paix est un espoir.
Loin de vouloir remuer le couteau dans la plaie, la condition des femmes
pendant les conflits en Afrique est déplorable. Plusieurs voix se sont
élevées pour dénoncer les violences sexuelles qu’elles subissent.
Madeleine Gagnon affirmait :
Les femmes et les enfants de la Sierra Léone, de la Tchétchénie, de
l’Algérie, du Guatemala, du Chiapas, de l’Éclan Tamoul, du Rwanda, de la
Bosnie, du Kosovo et de la Palestine demandent que soit maintenue vive
notre lumière de mémoire. (13)
Quoi qu’il en soit, la violence sexuelle envers les femmes est un crime
de guerre qui doit toujours être dénoncé avec la dernière énergie, sans
relâche. L’intérêt des femmes africaines pour la paix et pour les
violences sexuelles envers les femmes apporte un espoir surtout que les
armes peuvent gronder n’ importe où, n’importe comment pour n’importe
quoi. Les larmes des victimes de violences sexuelles sont intarissables…
Ghislaine Sathoud
Notes :
(1)
Déclaration de Gabrielle Nanchen, membre de l’Assemblée du Comité
international de la Croix-Rouge (CICR), à la 49e session de la
Commission de la condition de la femme, siège de l’ONU, New York, 7 mars
2005.
http://www.icrc.org/Web/fre/sitefre0.nsf/html/6A9HE6
(2) Idem
(3) Idem
(4) Georges Hicks, Les esclaves sexuelles de l’armée japonaise, Paris,
Jacques Grancher, 1996, P219
(5) Nadine Puechguirbal, Les violences des forces d’interposition de
l’ONU, in Christine Ockrent, Le livre noir de la condition des femmes,
Paris, Éditions XO, 2006 p497
(6) Ney Bensadon, La condition féminine à l’aube du IIIe millénaire,
Séguier, P200
(7) Idem
(8) Idem p81
(9) Bauer, Elisabeth, Moussa, Kathrin Karlen, Femmes réfugiées en
Suisse, Berne, Bureau fédéral de l'égalité entre femmes et hommes, 1993,
p 112
(10) Jacques Véron, Le monde des femmes, Inégalités des sexes,
inégalités de société, Paris, Éditions du Seuil, 1997, P101
(11) www.wildaf-ao.org/fr/article.php3?id_article=880
(12) idem
(13) Madeleine Gagnon, Les femmes et la guerre, Montréal, VLB, 2000, p
301.
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Ghislaine Sathoud
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