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L'Association du patrimoine
interculturel
En ma qualité de présidente de l’Association du patrimoine
Interculturel, j’ai l’honneur de vous présenter notre organisation.
Notre Association regroupe majoritairement des Canadiens et Canadiennes
de minorités visibles issus d’Afrique, des Afro canadiens et Afro
canadiennes, des Afro caraïbéens et Afro caraïbéennes. Prenant en
considération notre composition, nous nous voyons en tant qu’Êtres issus
d’ancêtres communs et par conséquent nous n’établissons aucune
distinction, comme le fait le reste de la société, entre nos membres,
les Afro canadiens et Afro canadiennes d’expression française, anglaise
et créole et autres. Notre histoire socio-politico-économique a voulu
que nous connaissions tous et toutes les mêmes défis. Nous avons un
destin commun. Nous sommes donc avant tout une association bilingue.
En accord avec la Loi sur le multiculturalisme canadien et notre
mission, notre Association veut promouvoir la participation pleine et
entière de tous ses membres à la vie politique, économique, sociale et
culturelle de la société canadienne. Aussi, sommes-nous déterminés à
aider nos membres à franchir les obstacles et les embûches qui pourront
se dresser sur leur parcours dans la société canadienne.
Dans la poursuite de ses objectifs, notre Association encourage
fortement ses membres à manifester avec fierté leur identité culturelle
et leur valeurs, d’une part, s’ouvrir à la société canadienne pour
acquérir de nouvelles valeurs, et par dessus tout, une identité bien
canadienne, de l’autre. Ces paramètres sont à notre avis l’un des
principaux garants de leur contribution à la diversité canadienne, leur
intégration et leur épanouissement dans le respect et la dignité.
Nous encourageons nos frères et soeurs de minorités visibles à se
montrer solidaires, de rester unis dans la défense et la promotion de
leurs droits, leurs intérêts pour assurer leur participation totale à
tous les échelons de la société canadienne.
Ce mois revêt pour nous une importance capitale, car nous saisissons
cette opportunité pour affirmer notre identité et notre contribution à
la mosaïque Canadienne. Et, dans ce contexte bien particulier, il
importe de rappeler ici les sages propos de Rosemary Sadler de la
Société Historique des Noirs de l’Ontario.
Nous avons besoin du Mois de l’histoire des Noirs pour nous permettre de
mieux nous comprendre comme Canadiens dans le contexte socio-historique
le plus parfait et le plus complet que nous pouvons produire. Comme
nation dotée d’une grande diversité, toutes les histoires doivent être
connues, toutes les voix doivent s’exprimer. L’histoire des Noirs
fournit l’opposé binaire à toutes les histoires traditionnelles. Nous
avons besoin d’une histoire traditionnelle pour engendrer une culture
commune; nous avons besoin de l’Histoire des Noirs pour engendrer une
culture plus transparente et plus complète. Quand les contributions des
gens d’origine ou de descendance Africaine seront reconnues, quand leurs
exploits seront connues, quand les Noirs feront partie intégrante de nos
programmes scolaires, de nos manuels, des medias et sont traités de
manière équitable, alors nous n’aurons plus besoin du Mois de l’Histoire
des Noirs.
L’Association du Patrimoine Interculturel croit profondément que ces
propos décrivent bien la portée et le sens de ce mois et nous sommes
très reconnaissants envers nos sponsors et partenaires, qui comme nous,
sont à même de mesurer l’importance de ce mois pour nous et toute la
société canadienne. Merci.
La présidente de l’Association du Patrimoine Interculturel
Association du Patrimoine Interculturel/Intercultural Heritage
Association - http://www.iha-api.ca
George Elliot Clarke
Il est canadien, il est noir et il est graveur de mots.
Par Dossouvi Hilaire LOGO
Le canadien noir dont nous allons vous entretenir aujourd’hui est homme
de lettres, un contemporain dramaturge qui cumule à son actif pléthores
de lauréats tant en poésie qu’en dramaturgie.
En 1998, George Elliot Clarke a décroché le Prix Portia White,
prestigieuse reconnaissance dans le domaine des arts en
Nouvelle-écosse..
En 2001, le Prix du Gouverneur général pour «Exécution poems» : une
recueil inspiré par le procès, puis le meurtre par pendaison de deux
afro canadiens du Nouveau-Brunswick.
Le prix Archibald-Lampman lui a été conféré en 1999 pour sa pièce en
vers : «Beatrice Chancy».
En 2004, il a reçu la distinction honorifique Mathieu Luther King et a
enseigné dans nombres d’Universités dont Celle de Duque en Caroline du
Nord (USA), celle de McGill, sans oublier l’Université de Toronto…
La critique est unanime pour reconnaître le ton déclamatoire et musical
de son style, et sa création qui puise sa quintessence dans son moi afro
canadien.
Il est né à Windsor et réclame sa descendance des loyalistes de la
Nouvelle-écosse.
Mary Ann Shadd
Une femme entreprenante et combative.
Par Hilaire Dossouvi LOGO
Les noirs sont nombreux a s’installer au Canada. Celle dont nous allons
parler, a livré de dures batailles pour la liberté, la justice et
l’égalité. Elle s’appelle Mary Ann Shadd.
Mary Ann Shadd est une charmante afro-américaine farouchement à opposée
à l’esclavage et aux autres formes d’affreux traitements dont son peuple
est l’objet. «Le travail et encore le travail», Mary Ann Shadd semble
l’avoir mieux compris que ses contemporains. Peut-être avait-t-elle de
la chance. Dirons certains.
Dans tous les cas, Mary Ann Shadd est la première femme rédactrice en
chef noire de l’Amérique du Nord, première rédactrice en chef d’un
journal anti-esclavagiste (Provincial Freeman) et enseignante qui a
lutté pour l’établissement d’une des premières écoles intégrées au
Canada.
Elle a avec Osborne Anderson, tout aussi engagé, à remuer ciel et terre
pour changer l’atrocité des conditions existentielles des peuples noirs.
D’innombrables articles de la «Provincial Freeman» soutenaient les idées
abolitionnistes et ceci à leur corps défendant vers les années 1800.
La devise de la «Provincial Freeman» est :
« L’autonomie, c’est la voie de l’Indépendance»
Très souvent, ils couraient se cacher : la forêt en arrière-plan
constitue le premier pas vers la liberté pour des myriades de noirs qui
ont quitté les Etats-Unis pour le Canada.
Hilaire Logo
Medialiaison-IHA/API
William Andrew White :
Une autre fierté de l'Histoire des Noirs du Canada.
Andrew William est né d'une famille d'esclaves en 1874 dans l'État de
Virginie. Il a vécu 62 ans et a su se rendre utile. Tout ceux qui l'ont
connu, pensent qu'il est un homme spécial. Spécial non pas parce qu'il
soit devenu le premier noir à atteindre le grade de doctorat en
théologie à l'Acadia University à l'époque, mais de la façon dont il a
meublé son existence pendant plus d'un demi siècle.
Il a commencé ses exploits à l'Université de la Nouvelle-écosse au New
Brunswick (CANADA). Pendant ses années d'études, les témoignages
concordent pour dire que White Andrew White a été des plus brillants,
bon athlète et surtout au Rugby. Après ses études, il est ordonné
ministre et passe deux années à Halifax au service des églises baptistes
africaines en Nouvelle-écosse.
Monsieur White se marie à Isie Dora et il engendre treize enfants. Mais
la première guerre mondiale éclate. Il s'engage, devient le seul
officier et aumônier noir dans les forces armées.
De retour de la guerre, il sera nommé ministre de l’église à Halifax et
y restera pendant 17 ans. Toutes ses années durant, notre héros de
guerre, athlète, père de famille, ministre d’église, doctorats (un autre
lui a été conféré en 1936 par l'Acadia University), il radiodiffusera
ses sermons tous les mois au Canada et aux États-unis d'Amérique. C'est
aussi en cette année qu'il sera rappelé à Dieu.
Les exploits et le souvenir de William Andrew White sont restés vivaces
dans les coeurs de ceux qui l'ont connu.
Hilaire LOGO
Medialiaison-IHA/API
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source : Défi /Mathieu Da costa/Challenge
1996-2004
Message De Bernard Lord, Premier
Ministre Néo-Brunswickois
à l’occasion de la célébration du mois de l’histoire des Noirs
L’Association du Patrimoine Interculturel inaugure en ce jour du 1er
février 2006, les festivités marquant la célébration du Mois de
l’Histoire des Noirs. En cette occasion solennelle, Monsieur Bernard
Lord, Premier Ministre du Nouveau-Brunswick a adressé un message de
félicitation à l’organisation et situé l’événement dans son contexte
historique. Nous livrons, ici in extenso, le message du Premier Ministre
du Nouveau-Brunswick.
A titre de Premier Ministre du Nouveau-Brunswick, c’est avec un grand
plaisir que j’envoie mon message de félicitations à l’occasion des
cérémonies d’ouverture du Mois de l’Histoire de Noirs.
L’Histoire des Noirs dans notre province a commencé il y a 400 ans,
lorsque le premier Africain dont nous ayons la trace, Mathieu Da Costa
est arrivé sur la côte Est de notre pays.
Il a voyagé avec Samuel de Champlain, mais il a été souvent oublié de
nos manuels d’histoire. Bien de gens du Nouveau-Brunswick ne savent pas
que de nombreux loyalistes venus s’établir dans les Maritimes après la
Révolution américaine étaient des noirs.
Les activités comme celles d’aujourd’hui, nous instruisent et nous
rappellent les contributions apportées par nos ancêtres noirs pour faire
du Nouveau-Brunswick la société diversifiée dont nous bénéficions
aujourd’hui. Voilà la raison d’être du mois de l’Histoire des Noirs.
Nous avons la chance de vivre dans une partie du monde qui respecte les
droits fondamentaux de la personne et où les gens peuvent vivre,
travailler, se divertir et apprendre quels que soit la couleur de leur
peau ou leur patrimoine. La loi sur les droits de la personne du
Nouveau-Brunswick nous protège contre la discrimination et le
harcèlement. Toutefois, en tant que population, nous devons défendre ces
droits en refusant de tolérer le racisme, la discrimination et le
harcèlement à tous les paliers et dans toutes les situations.
Pour terminer, je tiens à remercier, les organisateurs des activités qui
marquent le Mois de l’Histoire des Noirs pour leur travail acharné et
dévoué visant à préserver, à promouvoir et à reconnaître l’Histoire des
Noirs.
Bernard Lord
Premier Ministre
Madame Jean Augustine,
cheville ouvrière incontestée
Il nous paraît capitale en cette occasion solennelle de «remettre à
César ce qui est à César». Nous faisons allusion à Mme Jean Augustine à
qui il revient ici un mérite tout particulier. En 1995, alors qu'elle
était députée d'Etobicoke-Lakesshore, la première députée noire puis
plus tard Ministre d'État (Multiculturalisme et Situation de la Femme),
elle avait présenté une motion au Parlement. Cette motion donnait lieu à
une proclamation historique désignant le mois de février comme celui de
l'Histoire des Noirs, en reconnaissance aux mérites des peuples
autochtones ainsi que des Canadiens et des Canadiennes d'origine
africaine. Quoique cet événement se célébrait depuis aux États-Unis,
c’est grâce à l'honorable Jean augustine qu’il a été introduit au
Canada.
L’honorable Jean Augustine est née à La Grenade. Avant de faire le saut
en politique, elle était directrice d’une école élémentaire au sein du
Toronto District Catholic School Board. Elle a fait partie de nombreux
conseils d’administration, dont ceux de l’Université York, de l’Hôpital
pour enfants malades, du Donwood Institute et de la Harbourfront
Corporation, et elle a été présidente de la Commission de logement de la
Communauté urbaine de Toronto. Elle a également été présidente nationale
du Congrès des femmes noires du Canada.
En 1993, Mme Augustine est devenue la première femme noire élue au
Parlement du Canada. De 1994 à 1996, elle a été secrétaire parlementaire
du premier ministre du Canada. Mme Augustine a également rempli trois
mandats à titre de présidente du Caucus libéral national féminin. En
février 2002, Jean Augustine a été élue présidente du Comité permanent
des affaires étrangères et du commerce international. Le 26 mai de la
même année, elle a été nommée secrétaire d’État
(Multiculturalisme/Situation de la femme) et, du 12 décembre 2003 au 20
janvier 2004, elle a été ministre d’État (Multiculturalisme/Situation de
la femme).
Mme Augustine fut présidente fondatrice de l’Association canadienne des
parlementaires pour la population et le développement, présidente du
Sommet sur le micro-crédit du Conseils des parlementaires canadiens,
présidente du Groupe parlementaire Canada-Slovénie, et présidente du
Groupe parlementaire Canada-Afrique. Jean Augustine est titulaire d’un
baccalauréat, d’une maîtrise en éducation et d’un doctorat honorifique
en droit de l’Université de Toronto. Elle soutient le Jean Augustine
Scholarship Fund, qui vient en aide aux mères célibataires qui
poursuivent des études postsecondaires au George Brown College.
Jean Augustine a reçu la mention Femme de distinction du YWCA, le prix
Kaye Livingstone, le prix du bénévolat de l'Ontario, le prix d'honneur
du Pride Newspaper, le prix de reconnaissance spéciale Rubena Willis et
le prix Onyx du Club Lions de Toronto. Jean Augustine est mère de deux
filles maintenant adultes.
Programme du Mois de l'histoire des Noirs
Canada, 29 janvier 2006
Hilaire Dossouvi Logo
Medialiaison-IHA-API
Mathieu Da Costa, une
figure marquante oubliée de l'histoire
Dans l'espace et dans le temps, une omission, volontaire ou non, a
souvent caractérisé la relation des événements ayant trait à l'histoire
des communautés noires. Au Canada, ce même embargo frappe les acteurs
noirs, relégués aux oubliettes de l'histoire canadienne. Il est de bon
aloi, de saisir l'opportunité de la célébration de «l'Histoire de Noirs»
pour commencer à remettre certaines pendules à l'heure, dans la mesure
du possible. Nous vous proposerons dans le cadre de cette célébration,
la découverte ou la redécouverte de quelques figures marquantes de «la
randonnée des Noires» Nous inaugurons la série par Mathieu Da Costa.
Chaque année, les Canadiens sont invités à prendre part aux célébrations
et aux événements soulignant l'apport de leurs concitoyens de race
noire, ceux d'hier et d'aujourd'hui, durant le Mois de l'histoire des
Noirs. C'est là une occasion de célébrer les nombreuses réalisations et
contributions des Afro-Canadiens qui, au cours de l'histoire, ont tant
fait pour permettre au Canada de devenir le pays culturellement
diversifié, humanitaire et prospère que l'on connaît aujourd'hui. De
plus, ce mois est l'occasion pour la majorité des Canadiens d'en
apprendre davantage au sujet des expériences des Noirs dans la société
canadienne et du rôle vital que cette collectivité a joué tout au long
de notre histoire commune.
D'origine africaine, Mathieu Da Costa gagnait sa vie comme navigateur et
interprète. Il a vraisemblablement fait de nombreux voyages vers le
Nouveau Monde à la fin des années 1500 et au début des années 1600. La
première mention de Mathieu Da Costa date de février 1607 lorsqu'il se
trouvait en Hollande.
Ses services d’interprétation étaient prisés tant par les Français que
par les Hollandais afin de les aider à commercer avec les peuples
autochtones. Mathieu Da Costa parlait probablement le français, le
hollandais, le portugais ainsi que le «pidgin basque». En fait, ce
dialecte était sans doute la langue de commerce la plus utilisée à
l’époque avec les peuples autochtones. La tradition européenne de faire
appel à des interprètes de race noire existait déjà depuis plus d'un
siècle lorsque Mathieu Da Costa a entrepris ce métier. Cette tradition a
vu le jour au cours de voyages au large de la côte africaine et s'est
poursuivie au moment où les Européens et les Africains ont franchi les
eaux jusqu'aux Amériques. Mathieu Da Costa a probablement pris la mer à
maintes occasions. Il a remonté le fleuve Saint-Laurent et a longé la
côte du territoire qui forme aujourd'hui les provinces du Canada
atlantique. Il a travaillé avec Pierre Dugua de Monts, l’un des fers de
lance de la colonisation française dans les régions de l’Est du Canada,
et avec Samuel de Champlain dans les années 1600. Les compétences
d'interprète de Mathieu Da Costa ont contribué à combler le fossé
culturel et linguistique qui existait entre les premiers explorateurs
français et le peuple micmac.
Son travail au Canada est commémoré à l'Habitation du lieu historique
national du Canada de Port-Royal, à Annapolis, en Nouvelle-Écosse.
Canada, 27 janvier 2006
Hilaire Logo
medialiaison@iha-api.ca
Tél: 506.850.2499
Source: Défi Mathieu Da Costa (1996-2004)
William Edward Hall
Le Courage n’a pas de couleur
William Edward Hall est. originaire de la Nouvelle-Ecosse et descend
d’une famille d’esclaves venue d’Amérique. En 1847, il s’est fait engagé
dans la Marine Britannique alors qu’il a vingt ans. Un courage
historique le distingue de ses camarades pendant une guerre en Inde
(1857-1859) en sa qualité de «fusilier marin».
C’est au cours de l’une de ces batailles très meurtrières. Ce novembre
1857, les Royal Marines écopent les feux soutenus des Cipayes qui
tentent d’empêcher les britanniques d’accomplir leur mission. La
situation semble désespérée pour les troupes de la Reine… C’est alors
que, William Edward Hall, aidé par un de ses amis blessé, parvient à
maintenir son feu nourri et à pratiquer une faille dans la résistance
ennemie. Grâce à cette brèche, Les « Royal Marines ont pu investir le
Fort Nullif et c’est la défaite des Cipayes.
C’est ainsi que héro de guerre, Hall devient le premier officier
canadien de la marine, ainsi que la première personne d’origine
africaine à recevoir la Croix Victoria, la plus haute distinction
militaire décernée par l’Empire Britannique.
Il quitte La Royale Navy en 1896 avec le grade de «maître première
classe» pour revenir vivre à Hantsport (Nouvelle-Ecosse jusqu’à sa mort
en 1904.
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Medialiaison IHA/API
Des inventeurs noirs :
Elijah McCoy et Sarah Breedlowe alias Madame Walker
Ceux qui lorgnent les Noirs en «outsiders» mendiants, n’ayant rien
apporté au rendez-vous scientifique du donner et du recevoir, feraient
mieux de s’écorcher vifs ou de retourner user leurs «Blues Jeans» dans
les amphithéâtres. Moi, je ne suis pas de ceux-là. Cependant, je n’ai
éprouvé aucun mal à le faire. Et j’en ai appris des choses. Dans le
cadre de mes recherches afférentes à la célébration de ce Mois de
l’Histoire des Noirs, ma souris m’a révéler à travers : «www.
blackinventor.com», une pléiade d’inventeurs Africains américains ayant
gratifié le patrimoine de l’humanité des produits de leur «Quotient
Intellectuel». Découvrons ensemble quelques-uns d’entre eux : Elijah
McCoy et Sarah Breedlowe alias Madame Walker. Les nostalgiques des comte
Arthur de Gobineau et des Adolf Hitler sont des héritiers d’une époque à
jamais révolue.
«The real McCoy »
Lorsque les Américains veulent quelque chose d’authentique, et non une
imitation, ils demandent du «real McCoy». La plupart d’entre eux
ignorent sans doute qu’ils font ainsi référence à une invention d’un
Afro-américain, Elijah McCoy, qui avait obtenu en 1872 un brevet pour le
godet graisseur, dispositif permettant de lubrifier les moteurs à vapeur
pendant qu’ils sont en marche, et donc de réaliser des économies de coût
et de temps. Cette invention a eu des répercussions essentielles sur
l’industrie ferroviaire alors en pleine expansion. Les gens avaient une
telle confiance dans l’invention de McCoy, que pour s’assurer d’obtenir
son produit et non pas une imitation, ils demandaient le «véritable
McCoy». McCoy, qui est arrivé aux États-unis après la guerre civile,
était le fils d’Afro-américains qui avaient fui l’esclavage et s’étaient
réfugiés au Canada.
Sh.W
Pauvre petite fille riche
Rien ne destinait Sarah Breedlowe à devenir millionnaire. Née en 1867
dans une plantation du delta de Louisiane, de parents qui étaient des
esclaves affranchis, elle n’a fréquenté l’école que sporadiquement.
Mariée à 14 ans, veuve à 30, blanchisseuse à Saint-Louis, elle a
commencé à perdre ses cheveux. S’est-elle alors souvenue des remèdes de
sa grand-mère ou a-t-elle inventé la potion miracle ? Nul ne sait.
Toujours est-il qu’elle a mis au point des produits capables de traiter
la chute des cheveux des femmes noires. Elle les a ensuite
commercialisés, sans jamais en révéler la composition. Arrivée à Denver
en 1905, elle se remarie avec C.J. Walker, qui l’aide à vendre ce
produit et une gamme complète de cosmétiques pour femmes noires, devenus
célèbres sous le label « C J. Walker ». Ce marché était totalement
ignoré par les manufacturiers blancs. Ses inventions ont donc fait
d’elle une millionnaire. Madame C.J. Walker employait dans sa
manufacture un nombreux personnel dont la masse salariale atteignait 200
000 dollars par an, une somme considérable pour l’époque. Outre le
centre de formation qu’elle a créé pour ses employés, elle a fondé en
Afrique de l’Ouest une académie de formation pour les jeunes filles,
qu’elle a doté d’une subvention de 100 000 dollars. Sarah Breedlowe,
alias Madame Walker est morte en 1919.
Ou.D.
Dossouvi Hilaire Logo
Medialiaison iha/api
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Source: UNESCO en bref. LE NOUVEAU COURRIER – DEC. 2004
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