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On ne naît pas Noir, on le devient... DANS LES LIBRAIRIES DEPUIS
LE 6 OCTOBRE
Aucun enfant ne naît noir et il faut plusieurs jours pour que la peau
se pigmente. L’«identité» des jeunes Noirs de France elle non plus n’a
rien d’immédiat. Elle est une construction culturelle traversée de
confusions où se mêlent idéologie biologisante de la race, mémoires
douloureuses ou mutilées, racisme réel ou fantasmé, bonnes ou moins bonnes
intentions de la société «blanche». Jean-Louis Sagot-Duvauroux connaît ces
situations de l’intérieur. Très impliqué dans la vie artistique du Mali,
il s’est marié dans ce pays et son fils a la double nationalité. À la
suite d’actions éducatives menées en banlieue parisienne, il tente ici de
démêler l’écheveau.
Comment se construit-on quand la langue de la crèche et de l’école n’est
pas celle qu’on entend à la maison ? Quel regard les enfants français de
parents africains portent-ils sur le «bled», sur la culture de leurs
parents, sur la France, sur eux-mêmes ? Filles ou garçons, originaires
d’Afrique mais aussi des Antilles, bons ou mauvais sujets, français par
choix ou parce que c’est comme ça, ils font partie de notre jeunesse. La
société française est-elle prête à les reconnaître comme ses enfants ?
À partir d’exemples vécus, ce texte décape avec vigueur les termes obligés
des politiques dites d’«intégration» : origine, communauté, métissage,
cultures… Mais il a surtout vocation à être utile. Utile aux éducateurs,
aux élus, aux responsables de collectivités à qui il permettra d’éviter
bien des pièges. Utile aux jeunes souvent perdus dans les confusions
identitaires. Utile aux parents africains d’enfants français qui
aimeraient leur faire comprendre l’Afrique. Utile à la société française
qui doit apprendre à aimer sa jeunesse sous tous ses visages.
Jean-Louis Sagot-Duvauroux
aux Editions Albin Michel |
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