La gouvernance au cœur de la coopération
au développement
la Commission propose des mesures pour favoriser les réformes
La Commission européenne a adopté aujourd’hui une communication qui
propose de renforcer les moyens d’appuyer la gouvernance et invite les
Etats membres à harmoniser leurs efforts dans ce domaine. La Commission
propose de soutenir le développement d’institutions et de processus
démocratiques qui répondent davantage aux besoins des citoyens
ordinaires, y compris des plus marginalisés, que ce soit dans les
domaines politique, économique, social, culturel, ou environnemental. La
réduction de la pauvreté, le développement durable et la paix ne peuvent
être atteints que si des progrès décisifs sont faits vers la gouvernance
démocratique. Un dialogue politique renforcé, une approche commune et
une aide accrue et plus performante sont proposés comme moyens d'actions
privilégiées pour encourager les pays en développement à intensifier les
efforts de réforme. De plus, une enveloppe incitative de 3 milliards
d'euros a été réservée à cet effet pour les pays d’Afrique, Caraïbes et
Pacifique (ACP).
La Commission propose à l’Union, pour la première fois et dans le cadre
du nouveau Consensus européen pour le développement, une approche
commune à la gouvernance. Il est nécessaire que l’Union ait une
politique plus coordonnée et plus efficace dans ce domaine. En effet
l'accroissement de l'aide au développement ne portera ses fruits que si
des progrès décisifs sont faits vers la gouvernance démocratique dans
les pays en développement. La Commission prévoit de son côté des mesures
innovantes.
« Le développement, la réduction de la pauvreté, la stabilité et la
sécurité, tout cela passe par des Etats capables d’assurer les fonctions
régaliennes : l’accès à la santé, à l'éducation, à la Justice, le
respect des droits et libertés fondamentales, une gestion transparente
et responsable des ressources économiques et naturelles», a déclaré
Louis Michel, le Commissaire au Développement et de l’Aide humanitaire.
Pour Benita Ferrero-Waldner, la Commissaire pour les Relations
extérieures et la Politique de Voisinage, « l'approche opérationnelle
proposée par la Commission allie le dialogue et les incitations, et se
fonde sur le respect de l'appropriation des réformes par les
gouvernements et les citoyens des pays partenaires. La Commission lance
aussi un appel à la coordination et à l'harmonisation entre donateurs. »
Pour les pays d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP), la
Commission européenne a prévu un mécanisme incitatif lié à la mise en
place de plans de gouvernance ambitieux et crédibles par les
gouvernements de ces Etats. La programmation du 10ème Fonds Européen de
Développement (FED) pour les pays ACP inclura une enveloppe incitative
d’un montant de 2,7 milliards d'euros[1].
Elle sera distribuée entre les enveloppes nationales et un fonds
régional de l'ordre de €300 millions. La Commission propose aussi un
appui renforcé aux institutions de l'Union Africaine et aux mécanismes
d'autoévaluation mis en place par les pays africains.
Le domaine de la gouvernance constitue une priorité également dans les
relations de l’UE avec les pays du Voisinage, de l’Asie et de l’Amérique
Latine. Les stratégies d’appui sont élaborées en fonction des
spécificités de chaque région.
Les Etats membres de l'Union européenne, ainsi que d'autres donateurs,
sont invités à s'associer à cette démarche, afin d'assurer la cohérence
et donc l'efficacité de l'appui de la communauté internationale aux pays
engagés sur la voie des réformes institutionnelles.
[1] Le montant total du 10e FED s'élève à 22,6 milliards d'euros sur la
période 2008-2013.
30 août 2006, Commission Européenne
IP/06/1137
Source: http://www.europe-cares.org/africa/governance_en.html |
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