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Dérives autocratiques
Le Togo: état de siège
Obasanjo: pas de transition non-constitutionnelle au Togo
Le président nigérian Olusegun Obasanjo a affirmé samedi que
l'organisation "n'acceptera aucune transition non-constitutionnelle au
Togo", après l'annonce que l'armée togolaise "confie" le pouvoir à un des
fils du président Gnassingbé Eyadéma décédé. L'UA et le secrétaire général
de l'Onu ont appelé les autorités togolaises à respecter la procédure de
succession constitutionnelle, qui prévoit un intérim du président de
l'Assemblée nationale et l'organisation d'une élection présidentielle dans
les 60 jours.
Décès du président togolais: l'Union africaine parle d'un putsch LOMÉ - Le
président togolais Gnassingbé Eyadéma est mort alors qu'il était évacué du
pays pour recevoir des soins. Il était au pouvoir depuis 38 ans. Le
président de la Commission de l'Union africaine a dénoncé "un coup d'Etat
militaire".
Le plus ancien des dirigeants africains au pouvoir est décédé à 69 ans. Le
Premier ministre Koffi Sama a annoncé la mort du général Eyadéma à 19H00
(locales et GMT), lisant un communiqué à la radio nationale: "Le Togo
vient d'être frappé par un grand malheur. Il s'agit d'une véritable
catastrophe nationale. Le président n'est plus". Le général Eyadéma est
décédé "alors qu'il était évacué d'urgence pour des soins à l'extérieur du
pays", selon le texte, sans préciser vers quel pays.
Le gouvernement a ordonné le bouclage immédiat des "frontières terrestres,
maritimes et aériennes" et assuré que «le gouvernement, les forces armées
et de sécurité, veilleront à ce que l'ordre, la sécurité et la paix
règnent sur toute l'étendue du territoire national".
La Constitution togolaise prévoit qu'»en cas de vacance de la présidence
de la République par décès, mission ou empêchement définitif, la fonction
présidentielle est exercée provisoirement par le président de l'Assemblée
nationale".
Or le vol du président de l'Assemblée nationale, Fambaré Natchaba Ouattara,
a été détourné vers le Bénin après la fermeture des frontières du Togo.
Réagissant à ce détournement, le président de la Commission de l'Union
africaine (UA) Alpha Oumar Konaré a dénoncé "un coup d'Etat militaire" au
Togo.
Le fait que l'armée a décidé samedi de "confier" le pouvoir à Faure
Gnassingbé Eyadéma, un des fils du chef de l'Etat défunt, et non à M.
Ouattara constitue aux yeux de l'UA le signe d'un putsch militaire.
Le général Eyadéma avait pris le pouvoir le 13 janvier 1967 par un coup de
force; il faisait partie du dernier carré des "dinosaures" politiques
africains, à la stature imposante et apparemment inamovibles. Ancien
officier de l'armée française, il dirigeait le Togo avec fermeté et sans
grand respect pour les droits de l'Homme. Réélu à près de 100% en 1979,
1986, 1993 et 1998, il avait été contraint, après des émeutes en août
1990, d'ouvrir le dialogue avec l'opposition et d'accepter le
multipartisme. En juillet 2001, il avait assuré qu'il quitterait le
pouvoir en 2003, parole de militaire, avant de la faire modifier et de se
faire réélire en juin 2003.
Le silence actuel des autorités internationales a de quoi inquiéter. On
connaît les délires africanistes du président français. Des négociations
seraient-elles en cours pour un nouveau partage du gâteau? L'Europe et les
Etats-Unis vont-ils enfin saisir cette occasion unique de stabiliser la région, dans
leur intérêt et celui des populations concernées?
GA
pour Afrology.com
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Gnassingbé Faure

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siècle

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