L'asaq, un nouvel
anti-paludéen disponible en Afrique dès avril
Le nouveau médicament coûtera un dollar (500 FCFA)
Un nouveau médicament contre le paludisme, fabriqué au Maroc, sera
disponible à un prix "très accessible" en Afrique subsaharienne dès la
mi-avril, ont annoncé jeudi à Paris, des dirigeants du Groupe
pharmaceutique Sanofi-aventis et de la Fondation DND.
Résultat d'une association entre l'arténusate (AS) et l'amodiaquine (AQ),
le nouveau produit, ASAQ, coûtera un dollar (environ 500 FCFA) pour
l'adulte et un demi dollar pour l'enfant.
"Cette nouvelle association à doses fixes est adaptée aux besoins des
patients. Elle est simple à utiliser. Son prix est raisonnable et sa
qualité indiscutable", a estimé Dr Bernard Pecoul, directeur exécutif du
DND lors de la conférence de presse de présentation du médicament.
Il a souligné l'originalité du nouvel anti-paludéen, affirmant qu'il est
le résultat d'un partenariat entre une firme pharmaceutique et une
fondation.
"Ce produit est la preuve qu'un groupe privé, Sanofi aventis, et une
fondation, le DND, peuvent se mettre ensemble et faire avancer la cause
de la lutte contre le paludisme en Afrique", a ajouté Dr Pecoul,
évoquant la simplicité du traitement.
"Un adulte malade aura besoin de 2 comprimés par jour en une prise
pendant trois jours alors que pour l'enfant de 2 mois à 13 ans un seul
comprimé suffira", a détaillé le directeur exécutif du DND
Pour le représentant de Sanofi aventis, Dr Robert Sebagg, l'originalité
du nouveau médicament se situe également dans l'absence de brevet dans
sa fabrication.
"Actuellement, nos usines au Maroc travaillent à rendre disponibles 18
millions de doses de ce nouveau médicament, permettant ainsi d'assurer
un approvisionnement sans rupture jusqu'en 2009. Le produit pourra être
fabriqué par d'autres laboratoires puisqu'il n'est protégé par aucun
brevet", a assuré Dr Sebagg, vice-président Accès aux médicaments du
groupe pharmaceutique.
Il a plaidé pour que tous les producteurs des médicaments soient soumis
au contrôle de qualité afin d'éviter que l'absence de brevets ne soit
détournée par des fabricants qui ne respectent pas les normes
internationales.
"Nous avons choisi de ne pas protéger le nouveau médicament pour
permettre à d'autres groupes de le fabriquer. Car l'importance de la
demande fait qu'aucun laboratoire ne peut à lui seul la satisfaire", a
poursuivi le vice-président de Sanofi aventis.
Près d'un million de personnes dont 90% en Afrique meurent chaque année
du paludisme qui est de très loin la principale cause de mortalité chez
les enfants de moins de 5 ans.
La maladie, également appelée malaria, provoque chaque année une perte
de près de 12 milliards de dollars au Produit intérieur brut (PIB) des
Etats africains.
Source: Grioo.com |
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