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Billet du 27 mai, Mondo Viti
Après les odeurs des africains, la saleté des villes africaines…


"Cela fait mal au cœur de parcourir des villes comme Rome, Naples et Palerme, et de voir comment les graffitis et la saleté dans les rues font qu'elles ressemblent plus à des villes africaines qu'européennes"[1]. Ces propos sont de Silvio Berlusconi, président du Conseil italien. Celui-là même qui, il y a un an, faisait de la crise des ordures à Naples, une priorité de son gouvernement… Et cette saleté de Naples était la conséquence du système mafieux qui a prédominé dans la gestion des ordures ménagères. Ce problème est-il réglé ?

Les mots du surnommé Cavaliere adepte des propos dignes du café du coin, et qui entretient sa popularité par ses phrases à tire larigot, interpellent. Insinue t-il que les immigrés sont la cause profonde de la saleté de certains quartiers italiens ou sous-entend t-il que les villes africaines sont sales et a contrario celles européennes sont propres ou alors …

Quoiqu’il en soit, en matière de propos sur les immigrés, on atteint facilement le degré zéro de la pensée politique. Et sur ce plan, la Berlue italienne n’a rien à envier aux autres chefs de gouvernements ou de présidents.
Mais chapeau bas à la Berlue italienne qui dirige un pays dont le fonctionnement est sous traité aux mafiosi de tout poil.

Certes, ce n'est pas nouveau qu'on compare le sud de l'Italie à l'Afrique... Pourquoi ?

Il est vrai, qu’à y regarder de près, certains quartiers des villes européennes, tant à Bruxelles qu’à Naples, en passant par Paris, ressemblent furieusement à des bidonvilles africains. J’écris bien bidonvilles…
Quand je me promène à Bruxelles, j'ai l'impression d'être soit à Tamanrasset (Algérie) ou à Akpakpa (à Cotonou au Bénin) ou encore Potopoto à Brazzaville. Et alors ?

Aux politiques de ces villes de prendre leur responsabilité, plus tôt que de se réfugier derrière un ‘politiquement correct’ bête et irresponsable, au nom d’une "une société multiculturelle". A croire que le sénégalais de Ziguinchor ou le marocain de Ouarzazat fuit son pays pour reproduire les tares de ce pays ailleurs. Sinon pourquoi partirait-il de chez lui ? Il y en a qui n’ont pas encore compris, le b-a de l’immigration.

De là à coller l’étiquette de malpropreté aux villes africaines, ou aux africains, je ne franchirais pas ce pas. Je me contente de citer les propos de ma grand-mère ; "mon fils prend ton bain, au moins une fois par jour, et cures-toi les dents. Car ne n’est pas ce que tu portes qui fait de toi un humain, mais ton hygiène et ta propreté".

Comme quoi, les bouffons n’ont pas toujours raison. Car un politicien responsable n'aurait jamais la vulgarité et la bassesse d’attribuer les erreurs de son pays aux ressortissants d’un autre. Mais, les politiciens européens ont-ils encore cette décence et cette noblesse d’esprit lorsqu’on parle des immigrés en période électorale ?

Et dire que le racisme se discute comme un tabou… !


Raymondo Noviti Houmey, alias Mondo Viti
Juriste Consultant :
Human rights, démocratie et bonne gouvernance, droit social, politique africaine
shoumey@afrology.com


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1. Cité par l’agence de presse Ansa.
 


Spero Houmey

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