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Lutte contre l'érosion marine en Afrique:
Me Wade déplore la pléiade d’études sans résultats significatifs
 

Le chef de l’État sénégalais, Me Abdoulaye Wade, a invité les Africains à pousser la réflexion pour trouver des solutions à la problématique de l’érosion qui englobe aussi bien les questions d’infiltration d’eau de mer sur le plateau continental et la salinisation des terres, soulignant que les bricolages n’arrêteront jamais l’érosion. C’était hier, lors de l’ouverture de la conférence africaine sur la lutte contre l’érosion côtière.

Ce sont 40.000 kilomètres de côtes africaines qui sont menacés par l’érosion côtière. Suffisant pour que l’alerte soit donnée par le chef de l’État sénégalais, Me Abdoulaye Wade.

L’extraction de sable sur les plages comme sur le plateau continental, la forte pression démographique, la pollution, (...) et le changement climatique ont fini par accentuer le phénomène de l’érosion qui menace la survie de millions de personnes sur les côtes d’Afrique et du monde.

Face aux experts en environnement d’Afrique et du monde, le président de la République, Me Abdoulaye Wade, a souligné qu’il est temps d’identifier les expériences en cours dans la recherche de stratégies de lutte contre le phénomène, les facteurs d’échec et les blocages.

Pour lui, malgré la pléiade de projets et programmes financés, peu de résultats significatifs ont été enregistrés. Aussi, il a exhorté les ministres de l’Environnement africains à mettre de l’ordre dans le secteur, citant l’étude faite par le ministère de l’Environnement du Sénégal sur l’érosion côtière - une contribution du Sénégal - qui certainement sera discutée lors de ces travaux.

Pour le chef de l’Etat, on ne peut pas parler d’érosion côtière et occulter le problème d’infiltration d’eau de mer ainsi que la salinisation des terres. "Est-ce que les populations sont conscientes de la menace qui pèse sur elles ? Cela fait neuf années que la littérature, les conférences, les résolutions, des engagements et des rapports ont été faits et peu d’actions réalisées sur le terrain", a dit Me Wade.

Concernant le Sénégal, il a cité l’exemple réussi du mur de protection de la résidence secondaire présidentielle de Poponguine, long de 2 km et qui a coûté 2 milliards de Fcfa. Ce mur sert aujourd’hui de rempart à l’avancée de la mer.

Auparavant, le directeur des Opérations de la Banque mondiale, Haled Feitini, a énuméré les programmes financés par la banque pour faire face au phénomène de l’érosion.

Une étude régionale en cours

Actuellement, note-t-il, une étude est menée, au plan régional, pour une mise en place d’outils d’aide à l’intervention. Il en est de même de l’entame de la stratégie d’assistance et d’intervention (2011-2014) avec le Sénégal, qui concernera l’aménagement territorial.

La présidente de la Convention d’Abidjan relative à la lutte contre l’érosion maritime et côtière, Mme Kaba, a regretté la léthargie de cette organisation, du fait du manque d’intérêt des pays de la côte occidentale. Elle a salué l’initiative prise par le chef de l’État du Sénégal d’organiser cette conférence africaine.

Durant deux jours, les experts de plusieurs pays de l’Afrique et du monde vont partager différentes expériences, en vue de définir des mécanismes appropriés pour une mise en œuvre cohérente et durable des programmes et initiatives régionaux de lutte contre la dégradation des côtes en Afrique.


Babacar Bachir SANE

Analyse d'Afrology: Quelles sont les équipes appelées pour ces études? Nous pensons qu'il est dommage de sous estimer les valeurs et ressources locales. Des solutions existent. Les populations africaines ont longtemps construit leurs habitations sans aucun recours au sable marin...



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