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La corruption en Afrique est un "mal importé"
 

La corruption n’est pas un produit de l’Afrique, elle a été importée d’ailleurs, en particulier de ces pays qui ont colonisé l’Afrique, a déclaré le président namibien Hifikepunye Pohamba (président namibien).

"Pour moi, la corruption n’est pas née en Afrique. Elle y a été importée d’ailleurs, en particulier de ces pays qui ont amené le colonialisme. Ce sont eux les parents de la corruption", a dit M. Pohamba.

M. Pohamba a cité l’édition du journal local de vendredi qui rapporte que la Namibie a arrêté un étranger accusé de corruption dans son pays natal. "Ce pays n’est pas en Afrique, il s’agit d’un pays extérieur au continent", a fait savoir le président Pohamba.
Il a admis que le mal de la corruption avait été importé en Afrique. "La corruption est comme un cancer qui peut dévorer le tissu social, et une fois que c’est fait, le peuple souffre encore plus", a ajouté M. Pohamba. Selon lui, "la corruption existe en Namibie, et la Namibie est en guerre contre la corruption". "Nous travaillons pour la bonne gouvernance, pour la démocratie et pour la stabilité de notre pays. Et nous allons remporter cette guerre contre la corruption, parce que notre peuple tout entier soutient l’action de l’Organisation du peuple sud-ouest africain (SWAPO, au pouvoir)", a affirmé M. Pohamba.

Ceci n'est pas sans nous rappeler une certaine position du pape Benoit XVI, lequel, lors d'un dialogue spontané avec les prêtres du diocèse de Rome dans la Basilique Saint-Jean-de-Latran, a délivré une vision inédite des souffrances du plus vieux continent. "L'Europe a malheureusement exporté non seulement la foi dans le Christ, mais aussi les vices", a-t-il affirmé sans ambages. Et de poursuivre: " Elle (l'Europe) a exporté le sens de la corruption, elle a exporté la violence, qui est maintenant en train de dévaster l'Afrique. Il y a le commerce des armes. Il y a l'exploitation des trésors de cette terre". Un diagnostic implacable de la part du souverain pontife.

Loin d'être un simple argument, cette vision se justifie pleinement si l'on tient compte de la coexistence indispensable dans la notion de corruption de la partie active (le corrupteur) avec l'agent passif (le corrompu). L'Afrique, du manière très globale est un agent de la corruption; mais cela ne justifie en aucune façon le mal.


29 septembre 2006

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