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Mitronunya: Haro sur les détracteurs de Eloi Koussawo
 

Rappel: Afrology est un groupe autonome, solidaire autour du projet de développement du continent africain. A ce titre, il a une structure visible sur la page "Afrologie". Toutes les publications peuvent faire l'objet d'une réponse en cas de contestation ou d'avis complémentaire, sans pour autant verser dans la polémique. Nous encourageons le débat d'idées, franc et constructif pour l'avènement de la démocratie en Afrique...

Droit de réponse à: Le Fodte critique le Mo5

Un prétendu "front des organisations démocratiques togolaises en exil" publiait récemment sur plusieurs sites, un article intitulé: "L’interview de Eloi Koussawo renforce l’emprise de la dictature et des faux démocrates sur la jeunesse et le peuple togolais". Cet article, qui incrimine l’interview accordée par Eloi Koussawo en septembre 2005 à togocity.com, provoquait de par son ton médisant quelques réactions des gens indignés. Et, en réponse à ces désaccords publics, le "front" récidiva dans sa tentative de dénigrement par un deuxième article intitulé cette fois-ci "Une campagne sournoise et ordurière contre la jeunesse togolaise."

Nous avons lu avec beaucoup d’intérêt ces deux articles. Nous y avons trouvé de nombreuses interprétations injustes et diffamatoires à l’encontre de Éloi Koussawo et dont nous voudrions retenir, faute de temps, l’accusation principale.

Mais auparavant, ouvrons une parenthèse pour signaler que l’utilisation par un juste indigné du mot "réprimé" (du latin reprimere) que ces messieurs du "front" ont tant décrié dans leur second article ne se réfère pas uniquement à "des affrontements physiques" comme ils semblaient l’affirmer (cf. Micro Robert ou Le Robert illustré d’aujourd’hui).

A présent, revenons à leur thèse essentielle qui est la suivante : "L’interview de Eloi Koussawo renforce l’emprise de la dictature et des faux démocrates sur la jeunesse et le peuple togolais."

Pour étayer cette assertion, les auteurs citent quelques passages de l’interview incriminée en les biaisant : "Que peut-on espérer de bon comme relève de la part de cette jeunesse-là qui se cramponne à la cupidité, la guéguerre, la diffamation, la jalousie et la culture honteuse des rumeurs assassines ? Il faut préalablement un changement de mentalité de ceux-là avant de prétendre à quoi que ce soit".

Pour nous, il est clair que Éloi Koussawo ne parle pas des braves jeunes qui sont sur les barricades et qui affrontent les mains nues la dictature au Togo. Ces jeunes n’ont d’autre ambition que d’abattre la dictature sur la terre de nos Aïeux. Ils sont donc loin des "guéguerres" de relève et de leadership. Éloi Koussawo parle certainement de "ceux qui sont censés prendre la relève et qui ne sont malheureusement pas différents des autres leaders" par leur comportement. De ce constat, il en est plutôt "inquiet" et "amer". Comment peut-il en être autrement, puisqu’il est lui-même responsable d’un Mouvement de jeunesse ? Le contraire serait une contradiction performative.

Il convient donc de souligner le fait que rien n’indique dans le passage cité et incriminé (ni même la suite de l’interview) que Éloi Koussawo "renforce l’emprise de la dictature sur la jeunesse... " ou qu’il se rend coupable de "croisade contre la jeunesse".
Devons-nous procéder à un petit cours de grammaire pour faire comprendre à ces maîtres censeurs du "front" qu’en évoquant "cette jeunesse-là", Éloi Koussawo ne parle vraiment pas de la jeunesse dans sa totalité ? L’adverbe "Là" renforce la nuance sémantique. Et puisque les détracteurs d’Éloi Koussawo aiment faire référence au dictionnaire Petit Robert ou Larousse, tous deux nous apprennent, en l’occurrence, que "là" se met à la suite, et avec un trait d’union, des pronoms démonstratifs et des substantifs précédés eux-mêmes de l’adjectif démonstratif pour rendre la désignation plus précise: "Cette jeunesse-là", c’est-à-dire cette "fraction" de jeunesse (s’y retrouvent-ils ?) qui se "cramponne à la cupidité, la guéguerre, la diffamation, la jalousie, la culture honteuse des rumeurs assassines" et qui prétendent à la relève. N’est-il pas judicieux que dans l’intérêt de la démocratie, ces gens-là changent d’abord de comportement, de mentalité ?

Par ailleurs, dire que "la mort d’Eyadéma devrait normalement servir à engager véritablement notre pays sur la voie de la démocratie" ne fait pas d’ Éloi Koussawo un "ennemi de la démocratie" qui chercherait à "s’entendre derrière le dos de la jeunesse et du peuple afin de partager le gâteau, le pouvoir néocolonial". Ces détracteurs prêtent faussement et délibérément une intention à Éloi Koussawo.
L’idéologie marxiste qui leur est si chère ne leur apprend-il pas à juger les gens par leurs actions et par les conséquences probables de ces actions, et non par leurs intentions ?

Or, des actions patriotiques, Éloi Koussawo en a à revendre. De la JANK (Jeunesse d’Action Nyékonakpoè-Kodjoviakopé) au MO5 (Mouvement patriotique du 5 octobre) au Togo, en passant par la DIASTODE (Diaspora Togolaise pour la Démocratie) en Belgique, Éloi Koussawo a fait ses preuves et continue d’en faire, une réalité que l’histoire seule jugera. Nous osons affirmer que si Éloi Koussawo ne daigne pas répondre à ces attaques injustes et répétées, c’est qu’il est parfaitement conscient que ces articles cherchaient avant tout à marquer un point d’ordre polémique et propagandiste, plutôt qu’à susciter un vrai débat de fond. Nous savons bien que Éloi Koussawo a horreur de la "polémique stérile" qui ferait finalement du clan au pouvoir le principal bénéficiaire.

En vérité, les détracteurs de Éloi Koussawo font preuve d’une mauvaise foi chronique.
Même s’ils feignaient de ne l’avoir pas compris dans l’interview en question, ce dernier a été beaucoup plus clair et précis dans sa déclaration du 5 octobre 2005 : "Notre combat pour un Togo digne et responsable exige de nous un comportement digne et responsable. Dans ces moments de grandes souffrances pour notre peuple, nous n’avons pas le droit de nous dissiper dans des polémiques futiles et stériles qui n’auront pour résultats que de nous diviser et de nous fragiliser face à la dictature du clan Gnassingbé. C’est pourquoi nous demandons, encore une fois, à tous les compatriotes engagés du pays et de la diaspora, plus particulièrement aux militants et sympathisants du MO5 de ne pas répondre à la provocation de cette jeunesse-là qui se cramponne à la cupidité, la jalousie, la diffamation ; alors que des milliers de braves jeunes affrontent les mains nues la barbarie sur le terrain" !

La réalité est qu’il serait difficile de réveiller quiconque simulant l’endormissement. Autrement dit, il serait impossible de convaincre quiconque soutenant sciemment une fausse assertion. Nous aurons finalement une explication à leurs attaques répétées : "faire isoler Éloi Koussawo." Sacrée mission ! Ils l’avoueront d’ailleurs dans leur article daté du 22 septembre.

Une question néanmoins : pourquoi ces gens-là n’ont jamais eu le courage de dire ouvertement à la jeunesse et au peuple togolais (qu’ils prétendent défendre) que l’idéologie qu’ils leur proposent est le marxisme-léninisme, si tant est qu’ils y croient ?
Redoutent-ils de faire chou blanc en l’affirmant ?

Au lieu de jouer aux piètres exécutants des soi-disant communistes caviars togolais de l’hexagone, ces détracteurs de Éloi Koussawo feraient mieux de nous proposer, par exemple, un article de fond sur le phénomène des anciens responsables des structures du RPT (comme 3S) qui n’arrivent toujours pas à se départir des méthodes répugnantes et désuètes de la JRPT, et ce, malgré l’amorce du processus démocratique au Togo.

La route qui mène à la vérité de l’Histoire est longue et ardue. Puissions-nous quand même l’emprunter dans la sérénité et l’honnêteté intellectuelle. Bonne année à tous, et que Dieu protège les fils et filles de notre pays.



Pour le M05,
Tino A. Doglo

06.01.06



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