Une messe à la mémoire du président
Sylvanus Olympio à Bruxelles
Bravant le froid hivernal en ce début de soirée du vendredi 13
janvier 2006, la Communauté Togolaise en Belgique a pris part à une
messe d’actions de grâces, dite en la Paroisse Saint- Nicolas de
Bruxelles, à la mémoire du président Sylvanus Olympio, assassiné il y a
quarante trois ans à ! Lomé avec la main de l’impérialisme français et
les traîtres locaux. La messe a été dite par le père jésuite Jean
Beckers.
Dans l’assistance, on notait la présence des Togolais mais aussi les
amis Africains et Belges venus apporter leur soutien aux membres de la
communauté togolaise.
Trois interventions ont ponctué le cours de cette messe. La première a
été la déclaration de Maurice Mouta Gligli, un des animateurs du Front
des Organisations Démocratiques en exil qui a estimé que depuis le 13
janvier 1963, « le Togo est tombé dans un traquenard ». Fidèle à sa
philosophie politique et optimiste en l’avenir , M. Gligli a insisté sur
la nécessité pour les ! Togolais de s’organiser et de rester mobilisés
pour mettre à bas la dictature qui sévit au Togo depuis cette funeste
journée du 13 janvier 1963. Car a-t-il poursuit, seule la voie de la
révolte populaire peut mettre fin à la dictature au Togo.
Ensuite Jean-Michel Eklu, président de l’Union des Forces de Changement
! (UFC) pour les Pays du Benelux, a délivré le message de l’UFC, rendue
publique à Lomé le 11 janvier 2006 et signée par Amah Gnassingbé, un des
vices président de l’UFC. Dans cette déclaration, l’UFC dénonce la
logique d’arrogance et de duplicité qui a systématiquement compromis les
multiples tentatives de résolution de la crise togolaise. L’UFC exhorte
les populations togolaises à faire preuve de vigilance afin de mettre en
échec les manoeuvres de diversion des autorités de fait qui sont
décidées à perpétuer l’imposture au Togo.
Enfin Justin Alofa, coordinateur Général de Diastode-Belgique après
avoir dénoncé les turpitudes politiques du couple Faure Gnassingbé-Edem
Kodjo et leur relais Sagbo ambassadeur en Belgique, a appelé les
Togolais à la vigilance pour que « les faits historiques ne soient ni
maquillés, ni travestis » et pour terminer Justin Alofa a lancé un
vibrant plaidoyer pour une unité d’action des organisations togolaises
tant à l’intérieur que dans la diaspora.
Tozoun Yaovi E. et Gbedemah D.H
Bruxelles le 17 janvier 2006 |
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