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Election Togo
: refuser la mascarade électorale (Pétition SURVIE)
APPEL : Communiqué à publié le 27 avril 2005
- Au Président de la République française,
- Aux États Membres de l’Union Européenne,
- Au Président de la Commission Européenne,
- Au Secrétaire exécutif de la Communauté Économique des États de
l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO),
- Au Président de l’Union Africaine,
- Au Secrétaire Général de l’Organisation des Nations-Unies.
ÉLECTIONS TOGO: REFUSER LA MASCARDE
ÉLECTORALE
Alors que de nombreux observateurs du scrutin présidentiel
du 24 avril 2005 ont constaté un vote massif du peuple togolais en faveur
du candidat de l’opposition unie, le pouvoir en place, mené par le fils du
défunt dictateur Éyadéma, a organisé une vaste opération de manipulation,
démontrée par les faits suivants :
- l’interdiction pour les média privés de couvrir les 2 dernières semaines de
la campagne électorale,
- le refus du gouvernement togolais d’intégrer des représentants des
partis d'opposition dans les instances locales de révision des listes et de
distribution des cartes, opéré au strict profit du candidat du pouvoir,
- de nombreuses intimidations et exactions commises par des agents des
forces de l’ordre et des milices du parti présidentiel dans les jours précédant
le scrutin,
- le refus du gouvernement togolais de permettre la présence des
représentants de l’opposition dans les bureaux de vote pour participer au
contrôle des opérations de vote,
- le saccage du centre informatique de contrôle du candidat de
l’opposition,
- la saisie et la destruction d’urnes par des éléments armés,
- des actes de fraude électorale constatés dans de nombreux bureaux de
vote de la capitale (votes multiples, falsification de cartes d’électeur et de
bulletins…),
- l’immixtion violente de l’armée tout au long de la journée du 24
avril,
- la longue coupure de la quasi-totalité des moyens de télécommunication
jusqu’à la proclamation des résultats le 26 avril et au-delà.
Fort du soutien sans faille de la Présidence de la République
française (complice depuis quatre décennies de la dictature Éyadéma), sous
l’attitude bienveillante du représentant des Nations-Unies et avec la
complaisance de la CEDEAO derrière laquelle s’est retranchée l’Union
Européenne pour l’observation du scrutin, le gouvernement togolais a osé
annoncer la victoire de son candidat, créant un climat quasi
insurrectionnel.
De ce qui précède, les signataires exhortent la communauté
internationale à :
- refuser de cautionner cette mascarade électorale,
- ne pas reconnaître le candidat déclaré “vainqueur”,
- agir pour permettre l’organisation de nouvelles élections
présidentielles, dans un délai raisonnable, contrôlées par l’Union Européenne et
par l’Organisation des Nations-Unies, sur la base d’un recensement réactualisé
et fiable.
SIGNATAIRES :
- ASSOCIATIONS:
- PERSONNALITES:
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