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La BAD va créer 25 bureaux extérieurs en Afrique

 

Le projet en bref: La Banque africaine de développement (BAD) envisage de créer en 2006 vingt cinq bureaux extérieurs afin d`améliorer son dialogue avec les États africains.


Paris, France, 17/05 - La Banque africaine de développement (BAD) envisage de créer en 2006 vingt cinq bureaux extérieurs afin d`améliorer son dialogue avec les Etats africains, a annoncé lundi à Paris son nouveau président, le Rwandais Donald Kaberuka.

"Nous n`avons pas les moyens d`avoir un bureau de la BAD dans chacun des 53 Etats africains. Nous pouvons cependant, être présents dans toutes les grandes sous-régions. Les 25 bureaux extérieurs que nous allons ouvrir d`ici la fin de l`année visent à nous rapprocher de nos Etats membres", a-t-il déclaré à la PANA.

M. Kaberuka a affirmé que l`ouverture des bureaux extérieurs traduit également son souci de donner plus de place aux opérations dans les activités de son institution bancaire.

"La BAD a été par le passé très critiquée pour sa bureaucratie et sa lenteur. Nous allons y remédier à travers la création de ces bureaux extérieurs qui bénéficieront de larges délégations de pouvoir pour fonctionner avec efficacité. Mon objectif est d`affecter 70% des ressources financières et humaines de la banque aux opérations", a assuré l`ancien ministre rwandais des Finances.

Il a expliqué que la création des bureaux extérieurs entrait dans une politique de décentralisation destinée à "affirmer la présence de la banque sur le terrain, à lui donner plus de visibilité, à contribuer à la programmation pays et à la supervision des projets".

"Une partie des 300 nouveaux agents que nous comptons recruter dans les deux prochaines années ira travailler dans ces 25 bureaux extérieurs qui aideront à une simplification de l`administration des marchés publics et du décaissement", a estimé M. Kaberuka.

Soulignant la responsabilité des États africains dans l`exécution des projets financés par son institution, il les a exhortés à simplifier les procédures parlementaires de ratification des accords.

"Nous déploierons tous les efforts pour simplifier les procédures, les décaissements et l`exécution des projets. Mais cela ne sera pas suffisant parce que certains États africains mettent actuellement un an à 18 mois pour faire ratifier les accords avec la BAD. Nous les exhortons à faire plus diligence", a plaidé le président de la BAD.

Elu en septembre dernier à la présidence de la BAD pour succéder au Marocain Omar Kabbadj qui a dirigé l`institution pendant 10 ans, Donald Kaberuka a déjà effectué six visites officielles dans des Etats africains. Il en a profité pour discuter avec ses interlocuteurs des questions logistiques et administratives posées par l`ouverture des bureaux extérieurs dans 25 pays parmi lesquels le Burkina Faso, le Ghana et l'Éthiopie.

 

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