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Chirac défend à Dakar la
politique agricole de l'UE face aux critiques...
Mensonges et langue de bois, retour aux habitudes de la maison.
Chirac estime que l'aide au développement est une réponse correcte aux
accusations de dumping et de protectionnisme portées contre l'UE. Citant
les chiffres les plus favorables à son discours, il parlera d'exportation
en direction des pays de l'UE; il évitera de mentionner les poulets et la
viande européenne qui rentrent dans les pays africains, sans aucun
contrôle, et à des prix massacrés, tuant de fait toute concurrence locale... Les
autres réalités du terrain: Le café vert : son prix, au
cours mondial à Londres, est passé en 8 ans de 2.775 CFA à 420 cfa le kg,
soit une baisse de 80% en 8 ans. Le prix de vente du kilo de café soluble au
supermarché français: 38 € (25000 cfa), est pendant ce temps en hausse constante.
La solution qu'il propose: faire appel à la "solidarité" des pays
développés; l'Afrique et la politique de la main tendue, une logique toute
chiraquienne. Pour sûr, ce gars semble se moquer de l'intelligence des
africains. Commentaire d'Afrology.
Le président français Jacques Chirac a défendu
fermement vendredi à Dakar la politique agricole de l'Union européenne
vis-à-vis des pays en développement, accusant ses détracteurs de "mauvaise
foi" et assurant que la la libéralisation des marchés pénalisait les plus
pauvres.
Alors que le président français est souvent salué sur
le continent comme "Chirac l'Africain", il est placé en porte-à-faux par
les accusations de protectionnisme lancées, aussi bien par des pays
pauvres que des ONG, contre la France et l'Europe en matière agricole.
La politique agricole commune de l'UE "n'est pas
l'ennemie de l'agriculture des pays en développement", a-t-il ainsi
assuré.
"Les accusations de dumping commercial, de fermeture
des marchés sont souvent infondées et toujours de mauvaise foi lorsqu'elle
émanent de grands producteurs internationaux", a-t-il dit sans citer ces
pays, mais dans une référence claire au groupe de Cairns.
Celui-ci regroupe 17 grandes puissances agricoles, dont
le Canada et l'Australie, qui font pression pour une ouverture totale des
marchés. Ils font parfois cause commune avec le G20 qui rassemble de
grands pays émergents, comme l'Inde et le Brésil.
M. Chirac s'exprimait devant le Forum, dit du "Dakar
agricole", qui s'est ouvert vendredi dans la capitale sénégalaise en
présence de six chefs d'Etat africain et de plusieurs centaines d'experts.
Selon le président sénégalais Abdoulaye Wade, ce forum "traduit une
volonté politique forte de supprimer la fracture agricole mondiale au nom
de l'équité".
Dans le cadre des négociations commerciales sur la
libéralisation du commerce, le président français a ainsi souhaité que les
questions agricoles soient traitées de "manière particulière".
"La poursuite de la libéralisation des marchés
profitera d'abord aux pays riches et aux pays en développement du groupe
de Cairns. Les pays pauvres seront perdants", a-t-il déclaré.
Le président français a placé son intervention dans le
cadre plus général de l'aide aux pays en développement afin que l'Afrique
et ses dizaines de millions de paysans ne soient pas les oubliés de la
mondialisation.
Il a ainsi une nouvelle fois cité la nécessité de
doubler "l'effort de solidarité des pays riches d'ici 2015" afin de
parvenir à cette date de réduire par deux l'extrème pauvreté dans le
monde.
Pour y parvenir, le président français a récemment
multiplié les interventions, comme devant le Forum économique mondial de
Davos (Suisse), où il a défendu son initiative en faveur d'une taxe
mondiale pour financer le développement.
A Dakar, M. Chirac a écarté les critiques, rappelant
que l'Union européenne était "le premier client des pays en
développement", absorbant 85% des exportations agricoles africaines.
"Au total, l'Union européenne importe plus des pays en
développement que les Etats-Unis, le Canada, l'Australie, la
Nouvelle-Zélande et le Japon réunis", a-t-il assuré.
Il a également rappelé que l'UE s'était engagée sous
conditions à "réduire les aides agricoles", comme elle l'a déjà fait pour
le coton. Il a déclaré vouloir convaincre les Etats-Unis de faire de même,
alors que Washington verse près de 4 milliards de dollars chaque année aux
25.000 producteurs de coton américains, ce qui met en péril la survie des
millions de cotonniers d'Afrique de l'ouest.
M. Chirac, qui a quitté Dakar en fin de matinée pour
Brazzaville, devait y plaider pour une meilleure préservation de la forêt
tropicale lors d'un sommet des pays du bassin du fleuve Congo.
Source : AFP
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