COUPURES DE PRESSE
Abdou Diouf salue la mémoire de l'écrivain Ahmadou Kourouma
Nouvel Observateur
PARIS (AP) -- Abdou Diouf, secrétaire général de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), a exprimé sa «profonde tristesse» à l'annonce du décès jeudi de l'écrivain ivoirien Ahmadou Kourouma.
Dans un communiqué, l'ancien président sénégalais estime qu'avec ce décès «se referme ainsi une page importante de la littérature africaine de langue française». Et de rendre hommage «à l'homme de lettres mais aussi au citoyen qui a toujours, avec courage, appelé ses compatriotes à la réconciliation nationale».
Considéré comme l'un des plus grands écrivains francophones du continent africain, Ahmadou Kourouma est décédé jeudi matin à Lyon à l'âge de 76 ans, a annoncé sa maison d'édition, Le Seuil. L'écrivain est mort sur la table d'opération alors qu'on lui enlevait une «tumeur bénigne».
Après «Soleil des indépendances», une satire politique qui sera publiée en France en 1976, Ahmadou Kourouma connaîtra la reconnaissance avec «En attendant le vote des bêtes sauvages» (1998, Prix du Livre Inter en 1999). Dans la foulée, «Allah n'est pas obligé» lui vaudra le Prix Renaudot 2000. AP
TV5
PARIS (AFP) - 11/12/2003 15h13 - L'écrivain ivoirien Ahmadou Kourouma, 76 ans, prix Renaudot 2000 pour "Allah n'est pas obligé", est décédé jeudi à Lyon, ont annoncé les éditions du Seuil qui le publiaient.
Cet écrivain s'était imposé comme un maître de la littérature du continent noir, traçant dans son oeuvre une histoire sans complaisance de l'Afrique à travers ses pires errements.
"Depuis la publication de son premier livre +Le Soleil des indépendances+ en 1970 jusqu'à +Allah n'est pas obligé+, il a marqué la maison et tous ses lecteurs par la richesse de sa personnalité, son courage et son exceptionnel talent", a affirmé la maison d'édition qui n'a pas précisé les raisons de sa mort.
Ahmadou Kourouma, musulman et ancien "tirailleur sénégalais" né en 1927 près de Boundiali (nord de la Côte d'Ivoire), est aussi l'auteur de "Monnè, outrages et défis" et "En attendant le vote des bêtes sauvages".
"Allah n'est pas obligé" raconte la guerre en Afrique vue par un enfant ivoirien, un "enfant-soldat", Birahima, âgé "de 10 ou peut-être 12 ans". A la mort de sa mère invalide, Birahima part avec un "gri-gri man" à la recherche de sa tante, qui vit au Liberia. Au fil du roman, il erre de "camp retranché en ville investie, de bande en bande de bandits de grand chemin", dans des régions d'Afrique de l'ouest ensanglantées par des guerres tribales. Les démons du Liberia et de la Sierra Leone, avec leurs massacres et leurs enfants soldats, hantent le roman comme ils menacent la Côte d'Ivoire.
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