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L'Afrique subsaharienne bénéficie de l'expansion du commerce
United States Department of State (Washington, DC)



Les États-Unis vont maintenir la coopération économique axée sur la promotion de la prospérité par le biais de l'expansion des échanges avec certains des pays les plus pauvres de l'Afrique.

C'est ce qu'a affirmé Mme Susan Schwab, représentante des États-Unis pour le commerce extérieur (USTR), lors du Sixième Forum annuel sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique subsaharienne (forum de l'AGOA) qui s'est tenu à Accra les 18 et 19 juillet.

"Nous n'aurons pas de cesse que tous les pays d'Afrique subsaharienne et les 700 millions d'habitants de la région n'aient profité" de l'expansion du commerce international, a-t-elle dit.

Mme Schwab, qui a dirigé une délégation de 139 représentants des États-Unis au forum, a affirmé que le commerce était l'arme la plus efficace dans la lutte contre la pauvreté et que "(...) nous sommes résolus à continuer de faciliter l'accès des produits africains au marché des États-Unis dans le cadre de l'AGOA".

Cette loi promulguée en 2000 a permis aux échanges entre l'Afrique et les États-Unis d'atteindre une valeur record de 71 milliards de dollars en 2006, dont 44 milliards de dollars d'exportations africaines vers les États-Unis, soit une augmentation de 16 % par rapport à 2005.

En 2002, après avoir mis en oeuvre des réformes économiques et politiques visant à renforcer la protection des droits de la propriété intellectuelle, à lutter contre la corruption, à réduire la pauvreté, à améliorer les soins médicaux et l'éducation, à éliminer l'exploitation des enfants et à protéger les droits des personnes et des travailleurs, le Ghana a commencé à bénéficier des avantages offerts par l'AGOA.

De 2003 à 2005, grâce à l'AGOA, 37 % des exportations du Ghana sont entrées en franchise de douane aux États-Unis. Le président de ce pays, M. John Kufuor, qui a assisté à l'ouverture du forum de l'AGOA, a affirmé que la loi produisait des résultats.

Il a ajouté que l'AGOA et d'autres programmes de développement mis en Å"uvre par les États-Unis « nous ont assuré de la bonne volonté de l'Amérique à l'égard de l'Afrique, et cette dernière apprécie beaucoup ce geste ».

Mme Schwab a par la suite déclaré aux journalistes que cette coopération avec l'Afrique jouissait du soutien des deux grands partis politiques des États-Unis et que les changements de gouvernement n'y changeraient rien. Le second mandat du président Bush se termine en effet en janvier 2009.

L'un des principaux thèmes abordés durant le forum a été la diversification des produits, le pétrole et le gaz représentant en effet à l'heure actuelle plus de 80 % des exportations effectuées par l'Afrique dans le cadre de l'AGOA.

Cette tendance vers la diversification se reflète dans les données rassemblées pour 2006 qui montrent que les exportations non pétrolières ont augmenté de 7 % par rapport à 2005, atteignant 3,2 milliards de dollars.

Mme Schwab a affirmé qu'il était vital que les pays de l'Afrique subsaharienne s'équipent pour exporter plus de produits agricoles. Les États-Unis reconnaissent toutefois que l'ouverture de leurs marchés n'est pas suffisante pour stimuler les exportations africaines dans ce secteur. Il faut faire plus, selon elle, pour former les Africains de façon à leur permettre de rendre leurs produits plus compétitifs sur les marchés internationaux.

Succès régionaux

Ces dernières années, a rappelé Mme Schwab, les États-Unis ont investi un milliard de dollars dans des programmes de création de capacités en Afrique subsaharienne. Ils ont consacré 394 millions de dollars à ces programmes rien que pour l'année 2006. Ces programmes visent à augmenter la production agricole et à stimuler le secteur de la transformation de produits alimentaires.

L'Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) gère au Ghana un programme novateur qui permet de soutenir à concurrence de 30 millions de dollars le secteur de l'agriculture et de l'industrie alimentaire.

Il s'agit d'aider les petites exploitations agricoles, les usines de transformation et les agents de commercialisation à réaliser plus de bénéfices sur la vente de onze fruits et légumes. En 2007, 100.000 agriculteurs ont suivi une formation, et ils ont ensuite vendu pour 75 millions de dollars de produits. Ce programme est si réussi que quatre importateurs internationaux sont en train de négocier des contrats avec des Ghanéens.

L'USAID gère également sur le continent africain des centres régionaux d'information qui visent à aider les Africains à tirer le meilleur parti possible des possibilités d'échanges avec les États-Unis. L'un de ces centres est situé à Accra.


Ces centres ont notamment contribué à stimuler les investissements dans le secteur du textile :

- Le Lesotho a construit 12 usines, a agrandi huit usines existantes et créé 25.000 emplois.

- Le Malawi a créé plus de 4.000 emplois dans ce secteur.

- L'Afrique du Sud en a créé 19.000.

Dans ce dernier pays, l'USAID est en train de financer, en coopération avec le Corporate Council on Africa (CCA), des programmes de formation pour les dirigeants de moyennes entreprises.

Ce programme a permis de créer plus de 5.700 emplois entre 2003 et 2006, la moitié d'entre eux étant occupés par des femmes. Durant cette même période, des entreprises concurrentielles ont réalisé un chiffre d'affaires de 650 millions de dollars.


19 Juillet 2007

Jim Fisher-Thompson
rédacteur De L'usinfo
Washington, DC

(Les articles du "Washington File" sont diffusés par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://usinfo.state.gov/francais/)
 



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