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Trafic
de faux billets de cfa : les "cerveaux" sont protégés par leur
gouvernement L'inquiétude grandit dans les milieux
bancaires africains. Ci-dessous un article de Faydy Drame qui rappelle
l'appel lancé par l'opposition togolaise au travers du MO5 sur le site
letogolais.com.
Rappel:
"Nous suivons très attentivement les enquêtes en cours pour débusquer
ceux qui protègent les falsificateurs du franc CFA. Quand celle-ci aura
donné ses résultats, une autre s’ouvrira sur l’origine des DOLLARS que nos
dirigeants blanchissent régulièrement dans les Agences de la BCEAO à Lomé
et Kara. Le Directeur National de la BCEAO devra faire connaître au peuple
togolais et à la communauté internationale le volume des millions de
DOLLARS que l’Autorité échange souvent par valise dans ses guichets."
[Lire]
Le gouvernement Eyadèma impliqué? Affaire à suivre.
Que se passe-t-il sur le continent?
Depuis trois ans, la Bceao est sur les trousses des contrefacteurs de
billets de Cfa. Les faussaires sont démasqués et le réseau complètement
démantelé. Seulement, des gouvernements couvrent les "cerveaux" de ce
trafic. N'empêche, annonce le gouverneur de la Bceao, Charles Konan Banny,
"leur procès aura lieu par contumace".
Les commanditaires et le vrai chef de la bande des trafiquants de faux
billets sont connus, et leur réseau complètement démantelé. L'assurance
est du gouverneur de la Bceao, Charles Konan Banny, en conférence de
presse avant-hier au siège de l'institution. Ce fléau gangrène, depuis
très longtemps, la sécurité du franc Cfa. Ainsi, les faussaires ont voulu
mettre l'économie de la zone Cfa à genoux. Mais la Bceao, en collaboration
avec des éléments de l'extérieur, est venue à bout de leur entreprise.
L'enquête judiciaire, menée pendant trois ans, "avec beaucoup de
discrétion, est à présent terminée", assure Charles Konan Banny. Mais ce
qui semble retarder la procédure judiciaire, "c'est qu'il y a des
gouvernements (sans préciser s'ils font partie des pays membres de la
Bceao) qui protègent certaines personnes citées dans le réseau, empêchant
la police de les entendre", regrette le gouverneur. "C'est une affaire
très grave", affirme-t-il.
Mais le gouverneur de la Bceao est déterminé à remplir son rôle qui
consiste à renforcer l'économie monétaire de la zone et à veiller sur la
bonne tenue et la sécurité du Cfa. Quant au procès des faussaires et de
leurs commanditaires, il "aura lieu en tous les cas et ces gens non
entendus par la police seront jugés par contumace", assure M. Banny.
D'autant que, martèle le gouverneur de la Banque centrale, "les preuves
détenues par les enquêteurs contre ces contrefacteurs de monnaie sont
irréfutables".
Charles Konan Banny n'est pas cependant certain de sortir indemne de
cette bataille. Tant il a affaire non seulement avec de grandes
personnalités qu'avec des gouvernements. Toutefois, il rassure : "Je sais
que la situation sera délicate, mais j'ai pris mes responsabilités." Par
ailleurs, le gouverneur de la Bceao est revenu sur le retrait des billets
de la gamme 1992. Et contrairement à ce qu'estiment d'aucuns, c'est-à-dire
l'impossibilité de retirer tous les billets avant le 22 décembre prochain,
M. Banny rassure que d'ici cette date butoir tous les billets concernés
seront récupérés. Déjà, annonce-t-il, 53, 8 % de ces billets ont été
récupérés à la date du 12 octobre 2004. Et les opérations se poursuivent
normalement comme prévu. Au train où vont les choses, d'ici le 22
décembre, l'opération sera achevée.
Faydy Drame
Wal Fadjri (Dakar)
Source: AllAfrica.com |
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