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Les Etats
mendiants Note d'Afrology:
Crise de l'aide ou aide à la crise, la perception des interventions du FMI
et de la Banque Mondiale est fonction de notre position par rapport à la
lorgnette. Une réalité certaine: la période coloniale est loin d'arriver à
son terme. Les années 60 auront simplement permis à l'Afrique de déplacer
ou d'internationaliser ses métropoles.
Obole (nom féminin). Petite monnaie d'Athènes. Très petite somme
donnée comme contribution ou comme offrande.
Synonymes : don, gratification, étrenne, cadeau, offrande, présent,
bienfait, subside, faveur, secours, charité, AIDE...
Aide au développement :
l'Afrique s'agenouille en France
Les ministres des Finances de la zone franc plaident leur cause à
Paris. Attendu depuis le début du mois en cours, le rendez-vous est
effectif le jeudi 22 septembre 2004.
Les délégations des quatorze pays de la zone francs y prennent part.
Celle du Cameroun est conduite par le directeur de la Coopération
financière, lequel est assisté par d'autres hauts responsables du
Ministère des Finances et du Budget (Minfib), à l'instar du directeur des
affaires financières. Le chef de ce département, Michel Meva'a m'Eboutou,
qui devait en principe quitter Yaoundé mardi dernier en compagnie de ses
collaborateurs, aurait finalement décidé de ne plus effectuer le
déplacement pour Paris. Dans l'entourage du Minfib, on parle de " raison
politique " L'enjeu de la rencontre de Paris n'est pourtant plus à
démontrer. En début de semaine, le nouveau budget de la France a été
adopté par l'Assemblée nationale.
En baisse de plus de 10 milliards d'euros, il a été arrêté à la somme
de 44,93 milliards d'euros. A présent, il est donc question pour les
autorités françaises en charge des finances, de discuter avec les
ministres des Finances de la zone franc, des enjeux relatifs à
l'augmentation de l'aide publique au développement en faveur des pays
africains concernés. L'an dernier, le président français, Jacques Chirac,
s'était en effet prononcé pour un accroissement de ladite aide, qui
devrait culminer désormais à 1% du Produit national brut (Pnb) de la
France. Selon notre confrère Libération, " L'action menée par la France en
faveur du développement répond à cette conviction largement partagée : en
volume, la France est le deuxième donateur mondial, avec un montant d'aide
publique au développement de 5,64 milliards d'euros (6,35 milliards de
dollars), derrière le Japon, mais devant les Etats-Unis et l'Allemagne ".
Conditions
Dans les années antérieures, ce montant représentait 0,45% du Pnb, ce
qui plaçait déjà l'ancienne puissance coloniale au premier rang des sept
pays les plus industrialisés (G7) et au sixième rang des Etats-membres du
Comité d'aide au développement de l'Ocde. Avec ce rajout de 0,55%, la
France confirme donc sa volonté de soutenir les pays de la zone. Mais la
manne reste soumise à des conditions apparemment simples, mais pas
toujours faciles à respecter dans certains pays francophones du continent
noir. Comme ses autres partenaires de l'Union européenne, la France
contribue en effet à promouvoir les efforts d'intégration régionale et les
ajustements macro-économiques réalisés sous l'égide des instances
internationales. Mais en 1990, lors du sommet franco-africain de La Baule,
elle a annoncé son intention de lier le niveau de sa coopération
bilatérale aux progrès réalisés par chaque pays en matière de démocratie
et de respect des droits de l'homme.
Un caillou pour certains chefs d'Etat, vraisemblablement scotchés au
poste suprême.
Au-delà de l'évaluation qui est faite des dotations passées en faveur
de la lutte contre la pauvreté, et pour le développement de la santé et de
l'éducation, la rencontre de Paris est également l'occasion pour les
ministres des Finances de la zone franc, de réfléchir sur la convergence
des politiques économiques de la zone ; d'évaluer la transparence exigée
par les bailleurs de fonds sur la gestion des revenus issus des industries
extractives ; et, surtout, de préparer les pays concernés à l'assemblée
générale annuelle du Fonds monétaire international et de la Banque
mondiale, qui doit en principe se tenir entre le 4 et le 5 octobre 2004
prochains à Washington, aux Etats-Unis.
Eugène Dipanda
Le Quotidien Mutations
Yaoundé)
repris par AllAfrica.com
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ouverture des marchés
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