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Les Africains ont fui leurs responsabilités

Oui, nous avons fui nos Droits et nos Devoirs. Voilà une une Afrique transformée en Etats-Nations représentés à l'O.N.U pour des faux problèmes. Une Afrique complètement sous-développée et surexploitée, à l'aube du XXIème siècle, nous parlons de démocratie. Nous vivons dans la pauvreté, l'exploitation, la soumission, la dépendance et, nous parlons toujours de cette démocratie qui en trompe l'oeil. Le sous-développement défini par l'ONU est catastrophique : l'Afrique est le continent le moins développé et le plus pauvre. Et pourtant, l'Afrique est d'une richesse considérable. La faute à qui ? A nos peuples d'Afrique. Nous manquons certaines valeurs : la courage, la dignité, l'honneur et, surtout, la volonté. A l'aube du XXIème siècle, nous parlons d'une démocratie quelconque et, notre Afrique compte la plus grande proportion de "pays les moins avancés". Eupherisme décrivant un état de misère criant. 2/3 des Africains souffrent de malnutrition, la majorité d'entre nous est analphabète et la quasi-totalité n'a pas accès à l'eau potable.

Au moment où nous parlons de démocratie imposée par l'Occident, l'Afrique, notre Afrique, s'enfonce de plus en plus. le développement défini par l'ONU est un indicateur plus riche que le seul PNB (Produit National Brut) et qui prend en compte l'espérance de vie (inférieure à 53 ans en moyenne) et le niveau d'éducation faible. Le constat de cette crise africaine résulte d'une seule chose : nous n'avons aucune culture révolutionnaire. Quand un Africain parle de révolution, l'Occidental le rend dangereux et inhumain. Et pourtant, c'est à cause de cette révolution que l'Occident vit mieux qu'hier. Révolution en "bloc", un passage obligé pour nous Africains.

Au moment où on parle de démocratie, l'Africain moyen vit plus mal aujourd'hui qu'en 1960. Sa sécurité alimentaire est plus précaire. Son retard par rapport au reste du monde, en matière de niveau de vie, n'a cessé de s'accroître et sa sécurité physique, dans un continent où les zones peu sûres s'étendent, s'est complètement dégradée. Et pourtant, l'Afrique recèle incomparablement plus de matières premières que l'Europe ou l'Extrême Orient. Elle bénéficie d'une population jeune. Les causes de cette dégradation ne sont pas multiples, elles sont deux : le néocolonialisme et l'impuissance des Africains de prendre leur destin en main. Un grand, homme sans la protection de son peuple, est appelé à disparaître. Un peuple illégitime, c'est un peuple soumis et dépendant d'un autre peuple.

Au moment où nous parlons de cette démocratie sans liberté, nous sommes gouvernés par les puissances occidentales. Nous les critiquons bien sûr, nous critiquons aussi nos dictateurs, en oubliant nos droits et nos devoirs. Oui, Africains, nous avons oublié nos droits et nos devoirs sur l'utilité des "droits du citoyen", lorsque le fait impose toujours partout son poids et sa mesure au droit. Le droit est une discipline sociale. Il est indispensable pour assurer le fonctionnement d'un groupement humain.

l° - Le droit :

je vous donne un exemple, "allons, fais ton devoir, et va voter". Cette phrase représente à elle seule une très grande histoire. En effet, pourque ce vote devient un droit, puis un devoir, il faut que l'homme en tant que tel passe de sa condition de sujet à celle d'un citoyen. La qualité d'un sujet est d'obéïr, c'est ce que nous sommes aujourd'ui en Afrique : indignité, soumission, exploitation de l'homme par l'homme, dépendance. Tandis que celle d'un citoyen est de décider et d'agir. Tout citoyen est un homme libre, et tout homme libre appartient à un peuple souverain. Ce n'est pas le cas de nos Etats divisés. Dans ce type de droit, les gouvernés doivent obéïr à une fonction, mais pas à un individu ou à une puissance néo-coloniale quelconque. C'est l'institutionnalisation du pouvoir du peuple sous la forme de lois ou de coutumes qui garantissent un citoyen sa légitimité.

2° - Les devoirs :

tout citoyen doit élire et protéger son élu. Il doit dans une certaine mesure fidélité et obéissance à son pays. Il doit participer, de près ou de loin, à la souveraineté totale de son peuple. Il doit résister et combattre, par tous les moyens, la colonisation ou le néo-colonialisme dans toutes ses formes, même si sa vie en dépend. C'est ça qu'on appelle un Etat émané librement du peuple, où un équilibre du législatif ou de l'exécutif garantirait le bonheur de tous.

Ibrahima BAH


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