Où va l'Afrique ? Vers quel avenir ?
Voilà encore un continent divisé en Etats, ses Etats divisés en villes,
ses villes divisées en régions, ses régions divisées en quartiers, ses
quartiers divisés en villages, hautement diversifiés au sein d'une même
société segmentée. Un continent africain saturé d'armes, d'agents secrets,
de militaires étrangers, des multinationales qui, comme une véritable
jungle, font la loi chez nous, en encourageant la barbarie. Notre seule
identité politique s'inscrit à notre appartenance ethnique qui n'a aucune
valeur, aucun lendemain. Si nous arrivons à passer d'un parti politique à
un autre, c'est également à l'intérieur de sa propre ethnie. C'est
lamentable. Quant à la vie politique, si elle n'est pas polarisée, est
divisée en plusieurs enclaves, dans notre continent, qui éprouvent une
certaine haine, une certaine hostilité. Nous ne maîtrisons point nos
propres affaires: l'Occident a délibérément provoqué ou encouragé des
guerres partout en Afrique pour ses seuls intérêts égoïstes. Aujourd'hui,
les peuples africains se retrouvent pris en otage dans des territoires qui
ne correspondent ni aux grandes aires historiques, ni à des zones
culturelles, économiques et politiques homogènes. Dès lors, il est facile
pour n'importe quel apprenti sorcier de la politique de se déguiser en
chef de guerre pour réclamer une identité quelconque. Il me parait donc
urgent d'engager une réflexion à l'échelle continentale sur le moyen de
retirer aux frontières actuelles leur "venin", c'est-à-dire simplement
UNIR L'AFRIQUE.
En vue de toutes ces réalités, je me demande où allons-nous? Vers quel
avenir? Tous les africains doivent se mobiliser contre cette injustice, au
nom des valeurs qui fondent notre existence. Ces valeurs s'appellent
unité, liberté, solidarité et fraternité. Ce sont des valeurs qui doivent
être les nôtres, celles qui doivent donner sens à notre vie, celles qui
doivent déterminer nos finalités et nos aspirations. Donc la démocratie,
pour nous Africains, c'est de vivre, conjuguer et agir ensemble.
Aujourd'hui dans tous nos Etats, la faim existe encore à l'état endémique.
Des populations, entièrement déchirées par des guerres civiles, sont
confrontées à des conditions de vie inacceptable. Donc, nous avons deux
choix possibles :
- premier choix, nous restons divisés, c'est
la guerre, la misère, l'exploitation;
- deuxième choix, nous
réalisons les Etats-Unis d'Afrique, c'est la liberté, la démocratie, la
paix, le développement et la dignité retrouvée.
Premier choix : si nous
restons divisés, nous nous contenterons uniquement de nos indépendances et
nationalités fictives, de ces frontières fabriquées par le colon pour nous
dominer. Mes soeurs et frères Africains, si nous restons divisés, nous
nous obstinerons dans nos rivalités séculaires, nos égoïsmes et nos
rancunes "historiques de tous ordres"; nous ne saurons jamais nous hisser
à l'heure de l'avenir; nous resterons impuissants aux multiples menaces
qui pèsent sur nos épaules; nous resterons sourds et muets aux différents
conflits qui se sont produits à l'intérieur de nos Etats et, qui sy
reproduiront dans toute la longueur de leur enceinte; nous ne saurons
jamais mesurer la grandeur des périls encourus et nous épuiserons nos
forces à nous entretuer, ou bien à réanimer, uniquement, les méfiances
réciproques qui, voulues et obtenues par l'Europe qui s'assemble, nous
hantent depuis des années. Chacun de nos Etats, fabriqué par le colon,
sera isolé et se livrera à la solitude. Chacun d'eux, étant travaillé de
l'extérieur et, surtout, de l'intérieur par des forces parfois invisibles
superbement organisées et solidement efficaces, ne pourra résister
sérieusement à l'Europe unie, aux Etats-unis d'Amérique, à la Chine et aux
Indo-Pakistanais. Nos, eux, contribueront par leurs propres divisions et
leurs dramatiques incertitudes à renforcer à l'Occident tous ceux qui ne
rêvent que de conquêtes et de puissances coloniales; ils seront l'objet
des pires chantages de plus en plus menaçants. Tandis que le spectacle de
leur désunion navrera et poussera au découragement, à la fuite des
"cerveaux" et à l'inactivité de tous les hommes qui, dans le continent
africain, auront pu rêver d'une Afrique libre et indépendante, d'une
Afrique de dignité, de fierté et de solidarité. Notre propre faiblesse,
notre peopre impuissance, notre propre incapacité, notre propre peur, et
notre propre désunion donneront partout prime à la barbarie, à l'injustice
sociale, à la misère et à la souffrance. Culturellement, socialement,
économiquement et indignement, nous resterons toujours à la même place.
Deuxième choix : les
Etats-Unis d'Afrique : nous changeons de cap et nous allons vers l'unité
sans aucune hésitation. Nos Etats, fabriqués par ceux qui nous ont
colonisés, dépassant enfin les vieilles haines méfiantes, nationalistes
qui firent tant de mal à nos peuples, sauront s'imposer progressivement
vers une véritable unité réelle des peuples d'Afrique, qui saura affirmer
: une politique économique commune, une politique sociale commune, une
Défense nationale commune, ce jour-là ce sera notre indépendance nationale
à jamais. C'est l'unique chance pour nos Etats à résister face au
néocolonialisme, à l'exploitation de nos matières premières. C'est la
seule chance pour nos Etats d'assurer leur sécurité. Seule une Afrique
unie peut ménager les chances d'un avenir rassurant. Si nous savons faire
preuve et montrons d'une indiscutable volonté d'unir nos peuples, les plus
beaux espoirs nous appartiennent et les plus beaux jours sont devant nous.
L'unité de nos Etats est notre seul avenir. Tout ce qui pourrait
contribuer à troubler, à empêcher ou à rompre une telle initiative serait
néfaste pour nos peuples. L'unité, la seule et unique, est notre seul
devoir. Elle est aussi le respect de notre dignité, celui de nos
souverainetés et, surtout, la paix en Afrique. Nous n'avons nulle autre
direction que celle de l'unité. Il faut combattre, à tout prix et par tous
les moyens et, lutter intéligemment pour le triomphe de la vérité, c'est à
dire la liberté. Nous devons être fermes et faire preuve de patience et
d'endurance pour obtenir des résultats, encore des résultats, car on ne
nous mettra pas cette liberté sur un plateau. Avant d'avoir une chance de
pouvoir parier sur une autre direction sûre qui n'existe pas, ou bien
avant l'éclaircie qui permettra de mieux distinguer notre chemin, il faut
que nous sachions patienter, attendre et aller tout droit vers la
direction de l'unité de nos Etats. Il n y a jamais eu de démocratie sans
liberté. Donc, il n' y aura jamais de démocratie en Afrique sans l'entente
de nos Etats.
Telle est notre direction aujourd'hui à l'aube du XXIème siècle. Elle
est telle quelle: nous n'y pourrons rien changer. Que nous en grimacions
ou pas, nous avons à la traverser, petit pas après petit pas(et non pas un
pas en avant et deux en arrière), ou bien piétiner sur place. Il n' y a
pas moins de mérite à savoir s'y adapter que, savoir rencontrer ou
affronter les évènements dans leur pleine intensité. Il faut gagner du
temps ? Gagnons du temps, à une seule et unique condition, de ne pas
perdre de vue le chemin qui nous mène vers l'unité. Dès-qu'elle sera
réalisée ou réalisable, moment venu, seule cette unité pourra affermir une
paix en Afrique. Donc, tout nous invite à aller vers elle. Si nous nous
laissons vivre selon l'opportunité au niveau des difficultés et énormes
problèmes que traverse notre continent, nos Etats n'échapperont jamais à
l'injustice sociale et à la barbarie; si nous ne nous fixons pas une ample
stratégie, avec les objectifs les plus dignement et les plus hautement
ambitieux, nos Etats, eux, disparaîtront; si nous nous bloquons entre des
superficies, des frontières tracées, au compas et à la règle par le
colonisateur, si nous ne savons pas appeler à une entente de nos Etats et
à une politique ouverte, nous serons aussi vulnérables que les poissons de la mer. Plus que jamais l'unité doit être dans nos
coeurs et dans nos esprits.
Africains si nous restons divisés, l'Europe unie et les Etats-unis
d'Amérique, concurrents partout, complices partout, pyromanes partout,
alliés partout, continueront de se faire la guerre par tribus interposées
au coeur de notre continent. Et nos peuples seront les seules victimes. Il
reste dans le monde une part de nature et de violence, et la loi du plus
fort règne sans partage. Il n'est pas absurde d'espérer que quelques
principes de moral puissent se sbstituer à ces lois de jungle
internationale. Si nous restons divisés, nous ferons disparître une
Afrique de rêves, d'idées, où habite notre histoire. Mais en douze ans,
comme tout achangé, comme nous avons changé! Nous voulions la démocratie,
et désormais la démocratie nous submerge. Elle se fait sans nous. Les
moeurs, la liberté, les mots et les choses, une certaine idée de
l'Afrique, une certaine idée de l'amour, un certain regard n'existent
plus. Nous n'arrivons pas à suivre le cours effréné de l'Histoire. La
France nous a usés et les Etats-unis se manifestent de plus en plus, et ce
n'est une simple manifestation. Donc, le monde d'aujourd'hui nous invite à
unir ces Etats.
Raison et avenir appartiennent aux hommes et femmes qui nous
gouvernent, ou à ceux qui sont capables d'y contribuer. A ceux qui, contre
tous défis, toute pression et calomnies, sauront envisager les
négociations à la dimension de la plus grande histoire africaine. Mais
pour autant, l'on ne saurait se cacher que la réussite comme l'effort de
négociation, lui-même, n'iront pas sans une forte opposion du monde
occidental. Seuls peuvent réussir afin de parvenir à des résultats, des
Femmes et Hommes tenaces, constants, capables du plus beau sang froid dans
les circonstances les plus délicates ou sous le coup des déceptions les
plus cruelles. Cette époque ne prête pas l'Afrique à des gestes sublimes,
à des attitudes d'épopée, à des défis grandioses. Elle nous fait
rechercher des Africains, et non des Sud-africains ou des Nord-africains.
Oui, cette époque nous fait rechercher des combattants de la liberté, des
rebelles et des négociateurs qui, tout en faisant preuve de fermeté,
savent poser les bonnes questions et comprendre les bonnes réponses. Nos
Etats-Unis sont leur direction, le XXIème siècle leur époque. Faisons
l'Afrique du XXIème siècle et soumettons-la progressivement à nos peuples.
Telles sont notre direction et notre époque. Souvenons-nous cependant que
nous devons toujours garder notre moral et de ne jamais nous laisser
déborder par la malchance et la fatalité, car celles-ce n'existent pas.
C'est de nos réactions devant l'adversité que dépend notre bonheur.
Où nous mène la langue française ? Vers que avenir ?
Le slogan des colons français, c'est ceci : le devoir de civiliser "des
races inférieures" ! A l'heure de la mondialisation, je me demande jusqu'à
présent qu'est-ce qu'on a à foutre de la langue de Molière qui est entrain
de mourir définitivement ? Après la colonisation et présentement le
néo-colonialisme, les Africains continuent de parler de la francophonie et
de cette langue française. Certes, les langues européennes se sont
développées sur la route des colonisateurs assoiffés de domination :
suivre leur route inhumaine, c'est aussi voyager. Tandisque mouraient les
langues originelles africaines que les colons ont complètement détruites,
l'Afrique doit chercher ses propres intérêts. Ces colons venus d'Europe
ont cousu ensemble tant bien que mal, du Nord au sud de l'Afrique, quatre
langues : l'anglais, le français, l' espagnol, le portugais.
Les Africains ont été divisés en francophones, Anglophones, Hispaniques
et Lusophones, etc.. dont les indigènes, eux-mêmes ont accepté, respecté
et vénéré cette division. Aujourd'hui, les frontières sont tombées partout
sauf en Afrique. Et pourtant, ces indigènes savent pertinemment que leurs
frontières ne les appartiennent pas. Comme ils sont têtus ces indigènes.
Tôt ou tard, ils récolteront ce qu'ils ont toujours semé. En conctact les
unes avec les autres les langues, que les barbares européens ont imposées
aux Indigènes, ont évolué, mais sans en avoir pleinement conscience la
langue anglaise est en avance de plus de deux siècles par rapport aux
autres langues colonisatrices. Cette langue anglaise a explosé depuis la
fin de la Seconde Guerre Mondiale.
L'élan colonial anglais était tout horriblement commercial, tandis que
la langue de Molière, un simple génocide culturel. Les Français ont
détruit complètement les structures sociales et linguistiques de
l'Afrique, au nom de sa civilisation. Pour la France, il fallait civiliser
des "êtres inférieurs". Les Anglais, quant à eux, leur élan colonial était
simplement des intérêts commerciaux. Malgré l'image que les Africains ont
d'une Angleterre victorienne, dont l'impérialisme revêtit des summums avec
la célébration du jubilé de la reine en 1897, un nationalisme xénophobe
qui a créé l'apartheid, un nationalisme populaire qui a trouvé son
expression dans l'expansion coloniale sous la forme du jingoïsme,
néologisme popularisé, en 1878, pour décrire les soutiens à la politique
impérialiste du Premier ministre Disraeli, à partir d'une chanson
belliciste : " We don't want to go to fight, but by Jingo if we do, we' ve
got the ships, we' ve got the men, we' ve got the money too..."
Quand on a le devoir de civiliser "une race inférieure", n'a-t-on pas
le devoir de le faire très bien. En faisant le contraire, la langue
française est entrain de mourir sous nos yeux avec l'avènement de l'ère
indistruelle. Quest-ce que la francophonie sans l'Afrique ? Elle ne vaut
absolument rien du tout. Mais la France a préféré exploiter les Africains
afin de sacrifier sa langue qui lui a, pourtant, donné cette étiquette de
grande puissance. Au lieu d'éduquer les Africains, elle a préféré de les
dresser comme des "animaux". Oui, cette France a péféré exploiter les
richesses de ces indigènes, au lieu de les apprendre à exploiter,
eux-mêmes, leurs rtichesses. Elle est entrain de payer les pots cassés.
Donc, nous disons que la langue française est morte. Je ne suis pas contre
cette langue française, mais pour l'intérêt de l'Afrique et les habitants
qui la composent. Donc, nous disons que la langue anglaise est devenue
universelle. Les autres langues : le français, l'espagnol, le portugais,;
l'allemand, etc... sont des langues sans avenir pour les Africains. Oui,
cette Afrique non anglophone doit se ressaisir.
L'expansion du savoir scientifique a provoqué l'apparutrion de
nouvelles techniques qui ont totalement bouleversé ou changé les rapports
sociaux et les processus d'action politique. Le signe extérieur de ce
bouleversement est la mondialisation, notable dans un nouvel intérêt que
peuvent avoir les gouvernants comme les gouvernés pour le développement de
l'énergie atomique, de l'électronique, de l'informatique ou des produits
synthétiques. C'est, en effet, grâce à l'exploitation de ces domaines que
la conquête de la lune, le développement des moyens de communication de
masse, la télévision notamment, ou de la technologie des transports ont pu
atteindre leur niveau actuel. Quel est l'avenir de nos enfants qui
n'apprennent pas l'anglais ? Oui, quel avenir avec l'accélération de la
science et le développement des techniques ? Par exemple, le mise en place
de l'ordinateur, par utilisation de procédés logiques et scientifiques,
est devenu aujourd'hui la principale préoccupation des penseurs du monde
entier.
Où est donc l'intérêt des Africains qui apprennent le français ? Si
l'Afrique veut suivre cette mondialisation et rayonner dans ce monde, SON
UNITE EST INDISPENSABLE AFIN D'AVOIR UNE LANGUE COMMUNE. L'enseignement de
la langue anglaise est aussi indispensable. Donc, il est temps que les
Africains arrivent à parvenir à élaborer cette langue anglaise, la mettre
en action dans toute l'Afrique pour assurer l'avenir de ce continent
marginalisé culturellement et économiquement, où les populations pauvres
et appauvries vont toujours en croissant. Il faut, et très vite,
s'attacher à créer ce système éducatif adéquat aux besoins futurs de nos
peuples. Pourquoi, diable, sommes-nous obligés d'apprendre à nos enfants
des langues qui ne leur serviront rien du tout à l'avenir ? En Europe,
malgré la non participation de l'Angleterre à l'Europe unie, la langue
anglaise est la langue officielle. En France au CNRS (Centre National de
la Recherche Scientifique), les chercheurs travaillent en anglais, car
plus efficace, plus rapide et plus adapté à cause du rythme imposé par la
culture anglo-saxonne, afin de répondre aux exigences futures.
-LA CULTURE ANGLAISE EDUQUE SON ELEVE-
-LA CULTURE FRANCAISE DRESSE BIEN SON ELEVE
Ibrahima BAH
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