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Consensus sur
la fraude électorale au Togo :
Vers un
gouvernement d’union nationale?
Introduction : Le Togo avec trois présidents ?
Le Togo dispose d’un président intérimaire, Abass
Bonfoh et de deux présidents autoproclamés sur la base de résultats
provisoires. Faure Eyadéma, le timonier national junior, héritier de feu
Gnassingbé Eyadéma estime avoir gagné la partie avec 60,22 % des voix et
Emmanuel Bob Akitani, candidat consensuel de la coalition des partis de
l’alternance, se considère comme le nouveau Président des Togolais avec 70
% des suffrages. L’un des trois ne représente pourtant pas le choix de la
majorité du peuple togolais.
1. Unanimité internationale sur les fraudes électorales
flagrantes
Il y a manifestement un consensus de tous les partis
pour constater qu’il y a eu fraudes électorales dépassant tout
entendement. Paradoxalement, les autorités chargées de constater ces
graves exactions ne souhaitent pas revenir sur cette question et préfèrent
sauter les étapes pour parler directement d’un gouvernement d’union
nationale. Il n’y a pourtant d’union sacrée que sur le constat des fraudes
massives. En effet, malgré les intimidations et les tirs à balles réelles
sur une population sans défense, des caméras professionnelles bien
averties ont pu filmer en direct un système d’organisation et de transfert
de vraies fausses urnes par des hommes en uniforme, lesquels ne sont
vraisemblablement pas mandatés par les partis de l’opposition. Il
s’agissait bien sûr de faire disparaître les bulletins réels pour les
remplacer par ceux préparés pour soutenir uniquement Faure Gnassingbé. Le
Journal vidéo de la télévision française France 2 en a fait état
lors de son édition de 13 heures du 28 avril 2005[1]
et ceci a été relayé par plusieurs autres médias partout dans le monde.
Un million de Togolais ont été rayés des listes
électorales par les institutions faisant allégeance au pouvoir de Faure
Gnassingbé. 500 000 Togolais de la Diaspora ont été empêchés de voter. Des
citoyens togolais ont été sélectionnés pour voter avec des cartes
d’électeurs manuscrites uniquement s’ils votent Faure. Ils ont pu le faire
à plusieurs reprises grâce à une durée de vie d’une encre indélébile ne
dépassant pas quelques dizaine de minutes. Les élections togolaises ont
bel et bien été entachées d’irrégularités flagrantes et doivent donc être
invalidées. Il n’y a que les 150 observateurs de la CEDEAO pour soutenir
officiellement une position étonnante estimant que : « les anomalies et
les insuffisances ainsi que les incidents ne sont pas de nature à remettre
en cause la bonne tenue et la crédibilité du scrutin présidentiel du 24
avril 2005 ». Le problème est que la plupart des dirigeants des pays
formant la CEDEAO ont une conception à géométrie variable de la démocratie
à telle enseigne que l’on parle alors de
« démocratie à l’Africaine » pour accepter les
fraudes électorales comme partie intégrante aux critères et principes
universellement admis en matière d’élections africaines. Si cela passait
au temps de feu Eyadéma Gnassingbé contre diverses formes d’allégeances,
aujourd’hui, ce principe doit être décrié… Il n’y a pas de démocratie à
l’européenne ou à l’américaine car finalement les juges et le principe de
la séparation des pouvoirs finissent par retrouver leurs droits.
L’Afrique, le Togo en particulier, doit se battre pour un retour à la
séparation des pouvoirs judiciaires et exécutifs.
2. Invalidation des élections présidentielles et refondation du Togo
Il existe aujourd’hui de nombreuses preuves du non
respect des engagements du pouvoir en place quant aux engagements pris en
partenariat avec tous les candidats pour la tenue d’élections
transparentes et libres. Malgré des échanges réguliers et multiples
d’information entre la coalition de l’alternance et les personnalités
mandatées par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO),
la CEDEAO estime qu’il n’y a pas eu d’irrégularités. Comment est-ce que
ces soi-disant experts en légalité ne se sentent-ils pas interpellés par
leur conscience ? Comment est-ce que des experts désignés par la CEDEAO
ont pu, avec ou sans consignes de la direction, s’illustrer en
plébiscitant la désinformation chronique et par la même occasion des
résultats provisoires proclamés par la Commission électorale nationale
dite « indépendante » (CENI) ? Comment est-ce que des agents
considérés comme des observateurs n’arrivent-ils plus à observer ? La
réponse sur un continent pauvre est relativement complexe.
S’agit-il de ventrologie, d’allégeance, de corruption,
d’un complot contre le peuple togolais, d’un mépris du noir et des
Africains ? Un peu de tout ceci. Mais plus profondément, il s’agit
d’empêcher coûte que coûte la victoire du peuple en demandant même à des
officiels de la communauté internationale et africaine de fermer les yeux
et d’accepter des résultats fabriqués. Refuser la victoire provisoire du
candidat de l’alternance, c’est la peur de la fin de la post-colonisation.
De même que certains colons d’antan ne voulaient pas voir le noir aller à
l’école de peur de le voir contester à terme le pouvoir du maître, de même
le peuple togolais est empêché de savourer sa victoire et de goûter à la
liberté.
Il s’agit de la peur de la liberté des faibles, des
pauvres… Ceux que tous les médias présentent comme insignifiants et
peureux ont bravé les militaires avec leurs armures importées d’ailleurs,
leurs armes achetées avec l’aide au développement, leurs uniformes
fabriqués sans le coton africain, la sous-traitance de leur sale besogne à
des mercenaires en col blanc et à une mini-armée privée composée de noirs
venus d’ailleurs pour mieux réduire le peuple togolais au silence. Le
silence des cimetières a régné au Togo pendant plus de 38 ans avec la
complicité et le silence coupable de ceux qui ont émargé en bas de la
pétition de l’allégeance.
S’agit-il de la peur d’une alternance où des
personnalités intègres vont accéder au pouvoir ? Mais comment de telles
informations erronées et mensongères sur la situation électorale au Togo
ont-elles pu être présentées au Général Olusegun Obasanjo, Président en
exercice de l’Union africaine ? Comment est-ce que ce dernier a accepté de
prendre pour argent comptant les dires provisoires d’une CENI et de la
CEDEAO alors que les communications sont totalement bloquées ? Comment
peut-on inviter à une séance de travail de réconciliation à Abuja en
demandant à Faure Gnassingbé et Gilchrist Olympio d’accepter un
gouvernement d’union nationale tout en faisant preuve d’amnésie totale sur
les fraudes, les irrégularités et les intimidations. Abuja est devenue la
capitale de la démocratie à l’Africaine, cette démocratie où la mascarade
fait office de réalité. Est-ce la pression extérieure de certains pays
industrialisés ? Est-ce la nécessité d’avoir à tout prix un siège au
conseil de sécurité ou la présidence de la Banque Africaine de
Développement qui ont poussé à sacrifier la vérité au profit de la « real
politik » ? Est-ce le syndicat des chefs d’Etat, du moins au niveau de la
CEDEAO, qui ne veut pas entendre parler de l’alternance et favorise ainsi
l’émergence de la démocratie héréditaire ? Nul ne saura la vérité…sauf le
peuple togolais qui compte ses morts et ses blessés par centaines.
Il faut invalider les élections togolaises et suspendre
le processus de désignation du chef de l’Etat. La raison commanderait à
Faure Gnassingbé de démissionner. Les élections présidentielles et
législatives doivent être repoussées dans le temps et un gouvernement de
transition sous la direction des partis de l’alternance doit diriger et
refonder le Togo. Il faut réellement parler de refondation car il est
nécessaire de revoir : la constitution en tenant compte des modèles
allemands et autrichiens tout en valorisant les pratiques des royautés
traditionnelles qu’elles soient de Glidji, de Kpalimé, de Sokodé ou de
Dapaon, les listes électorales et le découpage des régions. L’option
fédérale doit être rediscutée et les nouvelles élections présidentielles
et législatives doivent être libres et transparentes. L’arbitrage
international s’il doit avoir lieu doit reposer sur des personnalités et
des institutions n’ayant pas de relations directes avec le Togo. Les pays
scandinaves, l’Autriche, le Japon et le Brésil seraient par exemple les
bienvenus.
3. Le silence organisé et la paix des cimetières
Comment peut-on accepter que le Togo soit coupé du
monde ? Au cours des pratiques odieuses de manipulations pré, pendant et
post-électorales et de brutalité envers le peuple, on ne peut téléphoner
ou se servir de l’Internet au Togo… On ne peut écouter la radio, ni
accéder à des émissions de télévision indépendantes, des directeurs de
journaux indépendants ont été menacés et ont dû se résigner à protéger le
peu de matériel qu’ils ont contre les destructeurs des idées et les
promoteurs de la non-transparence. Il n’y a plus lieu de parler des
techniques modernes de férocité et les atrocités engagées contre une
population qui tente de s’assurer que les décomptes de voix ont bien eu
lieu sans falsification.
Sans vérification sous la forme soit d’un recomptage ou
d’une invalidation du scrutin suivi de nouvelles élections libres, une
communauté africaine ou internationale ne peut prétendre donner des leçons
aux Togolais, encore moins aux partis de l’alternance qui se battent pour
la liberté du peuple. Pourquoi des structures d’arbitrage préfèrent perdre
en crédibilité en refusant de témoigner de la vérité et en choisissant
d’opter pour une paix des cimetières ? Bien sûr une fois que l’on aura
massacré les forces vives du Togo, on pourra aussi parler de paix. Est-ce
de cette paix dont parle la CEDEAO ? Est-ce dans un Togo où les vivants
sont des morts-vivants dénués de toutes libertés qu’un certain syndicat de
chefs d’Etat ne se limitant pas à l’Afrique veut enfermer le peuple
togolais ?
Il est difficile de trouver un accord pour procéder au
recomptage des votes. En effet, comment compter le contenu de vraies
fausses urnes au Togo ? Comment compter le vote des Togolais que de
nombreux agents en treillis militaires ont simplement subtilisé et
remplacé par des urnes préalablement remplies ? On ne peut continuer à
forcer les médias à dire des contre-vérités :
« tout ne va pas bien au Togo ». Il faudra tôt
ou tard faire écho aux rumeurs qui s’élèvent de la population et tendant à
donner crédit à la thèse du complot où la fraude électorale est considérée
comme un fait accompli.
4. La précipitation dans les déclarations officielles
Michel Barnier, ministre français des Affaires
étrangères, a déclaré: « Il n'y aura
pas d'ingérence de la France dans les affaires du Togo» tout en
précisant que la France n’avait pas reconnu les résultats provisoires. Ce
qui est logique. Ces résultats étaient un ballon d’essai pour tester la
réaction du peuple togolais considéré par certains comme amorphe et
incapable de résistance tant au Togo que dans la Diaspora. La
démonstration de leur courage a été faite au Togo, et même devant les
grilles de l’Elysée où il a été rappelé que le nouveau Président des
Togolais ne pouvait, sauf fraudes massives et truquages des résultats,
être l’héritier d’une dictature de 38 ans. Est-ce à dire que la France a
ou va lâcher Faure Gnassingbé ? Certainement à moins d’un démenti dans les
jours qui suivent ! Il est question d’après M. Barnier que la France
n’intervienne « ni pendant, ni avant, ni
après » les élections. Il faut espérer
alors que les Togolais demandent en bonne et due forme l’annulation du
scrutin du 24 avril 2005 et la constitution d’un gouvernement d’union
nationale sous la direction du représentant principal des partis de
l’alternance.
Dans la précipitation, Olu Adeniji, ministre nigérian
des Affaires étrangères, parlant aussi en sa qualité de celui qui
représente la présidence de l’Union africaine (UA), a également condamné
la décision d’Emmanuel Bob Akitani de s’auto-proclamer président. Les
affirmations péremptoires selon lesquelles il y a un « vainqueur élu »
semblent lier à un manque d’information. France 2 et d’autres télévisions,
notamment canadiennes, pourraient utilement prêter leurs films et
reportages portant sur les « vrais fausses urnes déménagées par des
militaires » ainsi qu’une revue de tout le processus électoral au Togo.
Les conversions tardives sont acceptées dans le marathon électoral que
constitue le processus démocratique au Togo. Les élections provisoires de
la CENI ne permettent pas d’affirmer que Faure Gnassingbé est un
vainqueur. C’est nier la décision de la cour constitutionnelle et surtout
celle des juges nationaux et internationaux qui devront se pencher tôt ou
tard sur la crédibilité d’élections entachées d’irrégularités aussi
flagrantes. Il est difficile aussi de donner le Nigeria comme modèle
puisque la démocratie à l’Africaine y est appliquée avec très peu de
modération. Olu Adeniji a oublié que l’observation de la CEDEAO n’a porté
ni sur la révision des listes électorales, ni sur les opérations de
dépouillement, au cours desquelles de nombreuses irrégularités ont été
constatées. Ce constat a pourtant été fait par l’Union européenne dans un
rapport confidentiel[2].
Par la voix d’Adam Ereli, porte-parole du département
d’Etat, les Etats-Unis on fait savoir que « Des
irrégularités dans le recensement et dans la distribution des cartes
électorales avant le scrutin et des vices de procédure le jour de
l’élection soulèvent de graves questions sur l’exactitude des totaux
provisoires annoncés le 26 avril». Les
pays comme le Canada, l’Allemagne et les Etats-Unis pourraient en
partenariat des pays africains constituer un Conseil de la Transparence.
En effet, face aux résultats plus qu’encourageants enregistrés par le
Président sud-africain, Tabo Mbéki, dans la résolution du conflit
ivoirien, et sur la base d’une demande conjointe de Faure Gnassingbé et
d’Emmanuel Bob Akitani, le président intérimaire pourrait accepter
d’autres formes de médiation. Ce n’est pas parce que le Togo est en
Afrique de l’Ouest qu’il faut nécessairement subir la médiation de la
CEDEAO qui pêche par son manque chronique d’objectivité et de
transparence. Il s’avère indispensable pour les responsables nigérians de
lire et relire les communiqués de la Ligue des Droits de l’Homme (LTDH)
portant sur la fraude[3].
De toutes les façons, la démocratie à l’africaine ne
peut pas se perpétuer sous une forme congénitale. C’est une maladie
héréditaire qu’il convient d’éradiquer à la source. Le seul vaccin en
l’occurrence est la volonté et la résistance du peuple et de sa Diaspora.
Les voix de raison du Canada, des Etats-Unis et de l’Allemagne ne peuvent
que donner du baume au cœur de ceux qui se battent pour la liberté.
Certaines personnalités des Nations unies, de l’Union africaine et de la
Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ne
peuvent continuer ensemble à nier l’évidence de la fraude. Sont-ils
aveugles ou croient-ils que la vie d’un Togolais vaut moins que celle d’un
Occidental ? Les conséquences de bon sens à tirer ne peuvent faire
l’économie de l’annulation pure et simple du scrutin présidentiel du 24
avril 2005 à moins que les premiers résultats qui donnaient la coalition
de l’alternance vainqueur ne soient publiés au lieu et place des résultats
provisoires fantaisistes de la CENI.
De toutes les manières, le processus de comptage étant
interrompu, il faut nécessairement avoir d’autres objectifs que la paix au
Togo pour vouloir coûte que coûte valider l’usurpation du pouvoir en
feignant de croire qu’il ne s’agit pas d’une République togolaise mais
d’une Royauté, livrée clé en main. Le niveau jamais atteint de négation
des droits humains n’a d’égal que la volonté d’humiliation qui a toujours
animé une partie de l’armée envers le peuple togolais. Il n’y a aucun mal
à se regarder dans un miroir et de faire amende honorable en acceptant le
vrai verdict des urnes. Faut-il rappeler que c’est après l’annonce des
résultats fantaisistes de la CENI que les troubles ont commencé. Des
militaires sont placés au niveau des postes frontières, tirent sur la
foule avec des balles réelles pour empêcher le flot de réfugiés de quitter
le pays. Le Bénin doit ouvrir ses frontières. Il est fait appel au
président Mathieu Kérékou pour son sens de l’assistance à personne en
danger. Certaines églises sont déjà à pied d’œuvre.
5. Le Benoît 16 du Togo : une solidarité à toute
épreuve sur le terrain
En mettant tout simplement une structure d’accueil, de
secours et de soins pour les blessés au sein de son archevêché,
Monseigneur Benoît Alowonou, Evêque de la ville de Kpalimé et ses
environs, a dû menacer des responsables des centres de santé de la région
pour que quelques blessés dits de l’opposition puissent recevoir des
débuts de soins au centre d'un dispositif de secours aux blessés dans la
ville de Kpalimé et dans les localités environnantes. Avec l’aide de
membres de sa paroisse, il tente de sauver le corps ou l’âme de Togolais
blessés par balles. Le 26 avril, il a reçu de nombreuses menaces de mort
relevant de l’absurde telles que «
Si tu tiens à vivre, cesse de soigner les opposants… Tu es politicien ou
prêtre ? ». Faut-il rappeler la mort mystérieuse de Mgr Seshie, le
prédécesseur d'Alowonou ? Le silence du nouveau Pape, Benoît 16, ne
devrait pas s’éterniser afin d’éviter de donner l’impression que la
souffrance du peuple togolais n’apparaît pas comme une priorité à Rome.
6. Conclusion : dissoudre le parlement actuel
La population togolaise et ses martyrs ne peuvent
accepter que l’expression d’un suffrage populaire vers plus de liberté se
transforme en une démocratie sans alternance et souffrant d’une version
édulcorée de la transmission héréditaire du pouvoir. Face au silence
complice de la communauté africaine et internationale, il ne reste que la
mobilisation populaire qui doit prendre la forme d’une résistance
intelligente et pacifique. C’est un signe de santé démocratique dans le
marathon électoral au Togo où l’Assemblée nationale monochrome ne peut
rester en place au cours d’une transition avec un gouvernement d’union
nationale.
Par Yves Ekoué Amaïzo
Auteur et Economiste à l’Organisation des Nations Unies pour le
développement industriel (ONUDI).
Il s’exprime ici à titre personnel.
Notes :
Compte tenu des changements rapides au Togo, il importe
de lire cet article en liaison avec d’autres qui l’ont précédé et signés
par le même auteur, à savoir : « La
souveraineté confisquée au Togo », « Le mépris du peuple togolais ?
», « La spirale de la sagesse », « L’union sacrée face à la
démocratie de la honte », « Choisir entre allégeance et liberté au Togo :
Les vraies « fausses urnes » », « Gouverner avec un Chancelier au Togo
?L’impossible crédibilité des résultats » (voir
http://www.afrology.com).
1. France 2, Journal de 13 heures du 28 avril 2005,
voir sur l’Internet :
http://jt.france2.fr/13h/
2. Voir sur le site de www.togoelections.org
3. Communiqués du 25 avril 2005 de la
Ligue des Droits de l’Homme (LTDH) : « Les
bourrages d’urnes, les listes électorales tripatouillées, les électeurs
privés de droit de vote, les intimidations, les lynchages, les opérations
commandos de militaires dans les bureaux de vote pour emporter ou détruire
des urnes, occasionnant des pertes en vies humaines et des blessés, les
dépouillements des bulletins de vote en l’absence des délégués de
l’opposition et des électeurs, les votes parallèles et multiples, la
présence tardive des listes d’électeurs détenteurs de cartes nouvellement
inscrits, la vente des cartes d’électeurs par les partisans du pouvoir,
les arrestations arbitraires, etc. sont les incidents qui ont émaillé
l’élection sur toute l’étendue du territoire ».
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Y. Ekoué Amaizo
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Voir aussi :
La souveraineté confisquée au
Togo
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