|
Gouverner avec un Chancelier au Togo ?
L’impossible crédibilité des résultats...
Avant propos :
Compte tenu des changements rapides au Togo, il importe
de lire cet article en liaison avec quatre autres qui l’ont précédé et
signés par le même auteur, à savoir :
« la souveraineté confisquée au Togo », « le mépris du peuple
togolais ? », « la spirale de la sagesse », « L’union sacrée face à
la démocratie de la honte », Choisir entre allégeance et liberté au
Togo : Les vraies « fausses urnes », (voir www.afrology.com)
Introduction : La crédibilité de la victoire provisoire de Faure
Gnassingbé
Sans décompte transparent, des résultats fantaisistes
et non définitifs ont été proclamés par la Commission électorale nationale
dite « indépendante » (CENI) : sont sortis donnant en tête Faure
Gnassingbé avec 60,22%, en second Emmanuel Bob Akitani avec 38,19 %, en
troisième un non-candidat qui a désisté à la dernière minute Nicolas
Lawson avec 1,04 % et en dernier Harry Olympio : 0,55 %. Le pouvoir
togolais n’a donc pas trahi sa réputation, celle d’usurper le droit des
Togolais à s’exprimer librement. Les partis qui ont refusé de s’aligner
ont subi la loi du scrutin uninominal à un tour qui les a laminés. La
disparition de plus de 1 million d’électeurs sur les listes entache le
résultat d’irrégularités et de nullité. Seuls et abandonnés par la
Communauté africaine et internationale, les citoyens togolais devront se
contenter ou contester ces résultats dans un environnement hostile doublés
de contraintes multiples que refusent de montrer les médias acquis au
pouvoir d’un régime de plus de 38 ans. Les responsables sont nombreux.
1. Les nombreux responsables d’un système de non-droit
Au moment de la clôture du vote pour l’élection
présidentielle au Togo le 24 avril 2005, des sources concordantes ont pu
reconnaître des « hommes non identifiés » procéder à « des déplacements
d’urnes ». Faut-il rappeler que l’instruction a été donnée par les préfets
en région que la population ne « stationne » pas autour des bureaux de
vote, de peur d’assister en direct au processus d’usurpation de la
souveraineté du peuple togolais ? En voulant s’interposer ici et là pour
défendre leurs droits à l’autodétermination, les pacifiques électeurs
togolais, devenus des « manifestants » face à des « individus en uniforme
militaire » cherchant à récupérer des urnes dans certains bureaux de vote,
ont essuyé des tirs à balles réelles par les forces de l’ordre, ceci dans
quatre différents quartiers de la capitale. L’information a été confirmée
par une source policière à une grande agence de presse. Le bourrage des
urnes sur l’ensemble du territoire conduit à se demander quels sont
finalement les bureaux de vote où l’élection s’est déroulée sans fraude.
Il faut néanmoins rendre justice à une partie de
l’armée togolaise qui continue, dans l’ombre, à faire preuve de patience
et souhaite ardemment le retour à une certaine éthique. Une partie de
l’armée togolaise n’est donc pas la seule responsable de la poursuite d’un
régime dictatorial basé sur l’allégeance et l’usurpation des biens
publics. De nombreux citoyens togolais, malhonnêtes et adeptes de
privilèges asymétriques ont contribué par leur comportement,
essentiellement la délation et l’abus du pouvoir et du droit, à souhaiter
la perpétuation d’un système où dominent la force, les privilèges et le
non-droit. L’image que les médias acquis au pouvoir donne du Togolais
moyen se résume à celui d’un faible à savoir un « sous-homme » incapable
de réaction et de contestation durable. Cela pose un problème de
définition du mot chef. Il semble qu’au Togo ce terme se conjugue à tous
les temps autour du synonyme d’exécutant servile. Il faut craindre alors
que les chefs qui seront nommés dans un gouvernement de « continuité » ne
perpétuent cette définition, à moins de faire du zèle pour accélérer les
promotions internes.
2. Le viol de la démocratie au Togo
Contrairement aux déclarations intempestives avant les
résultats officiels et définitifs, les élections togolaises ne se sont pas
déroulées dans une atmosphère de transparence et de liberté, encore moins
de convivialité. Le Togo se prépare à expérimenter les conséquences d’un
coup d’Etat constitutionnel dont les fondements reposent sur des fraudes
massives. Les décomptes des votes ont eu lieu dès le 24 avril 2005 au
cours d’une éclipse informationnelle prolongée du Togo ayant pour objet
d’assurer un verrouillage informationnel du pays (frontières fermées,
contact téléphonique et Internet brouillé, journalistes indépendants
indésirables, observateurs indépendants priés d’aller voir ailleurs).
Il y a, par ailleurs, un véritable complot des grands
médias pour minimiser la réalité des faits, les graves atteintes aux
droits de l’homme et au déroulement d’élections libres et transparentes.
La validation du coup d’Etat constitutionnel conduite par un groupe de
généraux Zoumaro Gnofame, Seyi Mémème, Assani Tidjani, Sizing Walla,
Zakari Nandja a permis d’inaugurer une élection à sens unique au Togo. Il
faut élargir ce groupe à quelques frères de Faure Gnassingbé lequel doit
trouver des places de choix pour Kaptcha Gnassingbé, directeur général de
la zone franche togolaise, Toyi Gnassingbé, Vice-président des Grands
moulins du Togo et Rock Gnassingbé, Commandant de la Force d’intervention
rapide de l’armée. En banalisant les élections togolaises, la communauté
internationale a misé sur le silence du peuple togolais, considéré comme
amorphe et incapable de réaction comme en Equateur ou en Ukraine…
La proclamation des élections prévue en principe le 26
avril risque de poser un problème. Quelle est l’autorité dont la
crédibilité n’est pas remise en cause pour impartialité et qui peut
déclarer le nom du Président du Togo sans violer l’esprit de la démocratie
? Le Gouvernement togolais ? La commission électorale nationale dite «
indépendante » (CENI) laquelle a besoin d’au moins 48 heures pour traiter
les résultats des Commissions locales « indépendantes » installées dans
les chefs-lieux des cinq régions administratives du Togo ? La communauté
économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ? Les observateurs
non-indépendants ? Aucun d’entre eux ! Chacune de ces autorités, d’une
manière ou d’une autre a violé l’esprit de la démocratie au Togo et sera
tenue responsable des nombreux morts et blessés dont le nombre est
sous-estimé par les radios « politiquement correctes ».
3. Obasanjo s’est limité à un consensus sur une gestion «
post-électorale »
Le paradoxe dans la gestion de la crise au Togo
consiste pour les autorités sous-régionales et internationales à « appeler
au calme » tout en se gardant de commenter les évènements qui ont mené à
faire sauter les verrous de la paix des cimetières que connaissait le Togo
sous feu Eyadéma Gnassingbé. La sécurité est réduite à garantir celle
d’une minorité de Togolais puisque les forces de sécurité togolaises n’ont
pas hésité à faire usage de gaz lacrymogène et de grenades assourdissantes
pour disperser le rassemblement d’une foule dont le moteur n’est plus la
faim, mais la colère.
Le Président nigérian, en tant que Président en
exercice de l’Union africaine, semble avoir compris que la CEDEAO n’était
plus crédible. Il a convoqué les représentants de la Coalition de
l’opposition représenté par Gilchrist Olympio et ceux du pouvoir
représenté par Faure Gnassingbé pour discuter de la mise en place d’un «
environnement pacifique post-électoral ». Est-ce à dire que les élections
ne seront plus remises en cause ? Il faut garder à l’esprit que toute
annonce d’une victoire sur la base de chiffres fantaisistes risque
d’embraser le pays si les Togolais décident de se battre pour la liberté
ou recommencer une forme d’allégeance à sens unique. Est-ce à dire
qu’officieusement, le Togo a de facto deux présidents dont la légitimité
est inversement proportionnelle à la crédibilité des déclarations ? Le
fait que Faure Gnassingbé et Gilchrist Olympio, invités d’honneur du
Président Obasanjo, se soient serrés la main un jour avant l’annonce des
résultats provisoires entachés d’irrégularités s’apparentent pour certains
à un piège alors que pour d’autres, il s’agit là d’un début de
réconciliation dont les termes restent non-transparents.
4. La banalisation de la légitimité usurpée
Malgré la présence d’un hélicoptère en surveillance
au-dessus du quartier Bè, considéré comme le bastion de l’opposition, des
rafales d’armes automatiques ont retenti aux quatre coins de Lomé le jour
des élections. Cela témoigne de la virulence des affrontements qui sonnent
déjà le début d’une insurrection que certaines capitales occidentales
considèrent encore comme non significatives et refusent à prendre
position. La raison de ce début d’insurrection est simple. Dans plusieurs
quartiers et en totale illégalité, les représentants des partis
d’opposition n’ont été admis dans les bureaux de vote qu’après le bourrage
des urnes qui prend en moyenne deux heures pour s’accomplir…
Le geste courageux de l’ex-ministre de l’intérieur,
consistant à démissionner en fanfare face à sa conscience et devant
l’histoire, doit être salué. Le faire en pleine nuit et demander l’asile
politique à l’Allemagne témoigne de l’état de la liberté d’expression au
Togo. Il est dommage que d’autres n’en fassent pas autant. En effet, s’il
est vrai que Faure Gnassingbé a déclaré lors d’une conférence de presse le
dimanche au soir de la clôture des urnes qu’
« aujourd’hui, je ne veux pas m’éterniser au
pouvoir », il faut se rappeler la promesse non tenue de son père de ne
pas se représenter aux élections. S’il veut être crédible, il suffit qu’il
s’engage à démissionner et à laisser la formation du gouvernement dite
d’ouverture se faire avec les représentants de tous les partis politiques.
Il faudrait aussi réfléchir à ce que serait le Togo sans lui et sa famille
en termes de prospérité, corruption, niveau de la pauvreté, état de la
démocratie et de la liberté. Bref, l’instabilité prévisible du Togo risque
d’être liée à la volonté unilatérale de Faure Gnassingbé de s’accrocher au
pouvoir.
Le peuple togolais, considéré comme « non-réactif » par
certaines puissances occidentales, a appris à ne compter que sur lui-même.
Pourtant, sans un minimum de bon sens de la communauté internationale et
surtout de pays comme l’Allemagne et les Etats-Unis, les élections
frauduleuses togolaises passeraient à la trappe de la banalisation de la
légitimité usurpée de celui qui détient les médias, l’argent et l’armée.
Le peuple togolais acceptera-t-il une usurpation de son droit à
l’autodétermination sans broncher ? Certainement pas ! Aura-t-il les
moyens de contester légalement les fraudes massives sans des vagues de
manifestations importantes ? Difficile à prédire. Il faut néanmoins offrir
une porte de sortie honorable pour tous les partis et permettre à la
société civile, celle qui a le plus souffert des fourvoiements des
dirigeants politiques, d’avoir son « mot à dire ». Il faut revoir le
principe même du pouvoir présidentiel au Togo et renégocier une transition
pour aller vers un Etat fédéral. On ne peut imposer à plus de 60 % de la
population d’être dirigé par une oligarchie basant tirant sa légitimité de
la « force et de l’abus du droit » même si l’hypocrisie des communautés
internationale et africaine laisse rêveur sur le type de renaissance
africaine que les chefs d’Etat africains veulent construire au Togo.
5. Une transition de 18 mois au Togo
Compte tenu des fraudes massives, ne faut-il pas
simplement déclarer, comme dans d’autres pays, la nullité des élections
togolaises et proposer des nouvelles élections présidentielles et
législatives dans lesquelles les Etats-Unis, l’Union européenne, l’Union
africaine, l’Organisation International de la Francophonie (OIF) et la
CEDEAO purifiée seront conviés à en déterminer les modalités avec les
partis en présence ?
Il faudra d’ailleurs rediscuter les choix d’une
élection uninominale à un tour, voire la constitution elle-même
puisqu’elle repose sur un coup d’Etat constitutionnel orchestré par des
militaires ayant décidé d’empêcher le citoyen togolais de s’exprimer
librement. Une telle refonte en profondeur pourra prendre un peu de temps,
au moins 18 mois. En attendant, un gouvernement d’union nationale dirigée
par une personnalité de la société civile, qui aura au préalable obtenu un
consensus sur son nom de l’ensemble des partis, s’impose. A ce titre,
l’exemple du choix de la candidature consensuelle de la coalition de
l’opposition devrait s’appliquer à tout le pays. Le modèle de gouvernance
serait un Togo avec un Président dont les fonctions seront réduites à
celui de gardien des institutions. Il devra par contre être assisté d’un «
Chancelier » à l’instar de la constitution allemande ou autrichienne
pendant environ une période n’excédant pas 18 mois.
6. Un Président honorifique et un Chancelier ?
Le Chancelier intérimaire du Togo devra incarner un
pouvoir exécutif qui ne pourra faire abstraction de la représentation des
cinq régions du pays. Il devra nécessairement émaner de la société civile
et aura pour mission, au cours de cette période transitoire, d’organiser
des nouvelles élections transparentes et libres et surtout de réformer
l’armée togolaise en valorisant la partie de l’armée qui a toujours été
fidèle au peuple togolais. L’équipe du Chancelier aura pour mission de
pacifier le pays et organiser une stabilité basée sur une économie ouverte
et un respect de la liberté et des droits humains.
La constitution devra être réformée avec une option de
transformer le pays en proposant l’option fédérale. La durée des
fonctions du Chancelier intérimaire ne pourra dépasser 18 mois. Une fois
les élections fédérales au suffrage universel terminées, la durée normale
du mandat du Chancelier ne devra pas dépasser 5 ans, renouvelable une
fois. Il faut aussi retrouver une approche du travail en équipe avec des
personnalités compétentes et non-médiocres. On ne peut fonctionner comme
cela s’est fait pendant 38 ans. On ne peut continuer à accepter que des
ministres et des responsables politiques continuent à « travailler »
toujours en « bilatéral », en rapportant directement au chef d’Etat au
détriment de l’intérêt du pays et des citoyens. Il faut retrouver la
cohésion d’une équipe gouvernementale, sinon il n’y a pas de cohérence
d’actions et encore moins de résultats. Avec une telle approche de la
gouvernance politique et économique, il n’y a qu’allégeance à sens unitque,
suspicion et jalousie. Les ministres doivent nécessairement avoir démontré
leur capacité à travailler en équipe en tenant compte en priorité des
intérêts du peuple-citoyen.
Le Togo ne peut donc avoir deux Présidents. Si le
rapport de force entre le président légitime et celui qui a usurpé doit
conduire à la mort de Togolais et une déstabilisation de la sous-région,
il faut alors repousser cette confrontation dans le temps et opter pour un
Togo sans Président ou alors avoir un Président qui aura une fonction
honorifique comme en Allemagne et en Autriche. Cela suppose que le pouvoir
en place reconnaisse son déficit de popularité et en tire les conséquences
en acceptant les verdicts des urnes et en annonçant sa défaite face à sa
conscience. La vérité et le bon sens commandent que ces élections
entachées d’irrégularités grossières soient tout simplement annulées et
que l’on en revienne à la table de négociation.
Rien n’empêche les protagonistes à la présidence de la
république de se présenter dans 18 mois dans le cadre d’une Loi
fondamentale (constitution) réécrite sans objectif partisan. Au cours de
cette période de transition, l’opposition devra alors déclarer
publiquement une amnistie générale qui ne comprendra pas les crimes et les
fautes lourdes. Toutefois, des infrastructures d’utilité publique seront
proposées comme un moyen de rapatrier volontairement les biens mal
acquis. La position des cinq militaires dirigeants le Togo en sous-main
devra être clarifiée en tenant compte de la crédibilité de leurs
promesses, eu égard à leur passé.
7. Les Etats-Unis peuvent encore sauver la
démocratie au Togo
Les Etats-Unis ne peuvent continuer à ne s’intéresser
qu’aux pays vulnérables mais considérés comme importants pour les intérêts
nationaux des Etats-Unis tels l’Afghanistan, l’Ethiopie, Haïti et le
Soudan. Il importe aussi de s’assurer que le combat pour la liberté ne
soit pas uniquement lié à des menaces sur le territoire américain ou à la
recherche d’intérêts économiques. En effet, l’image des Etats-Unis en
termes de défenseur des libertés dans le monde et garant des libertés doit
aussi être prise en compte dans les analyses. Si la communauté
internationale veut éviter de créer un espace d’instabilité non prévisible
au Togo, elle ne peut continuer à faire la sourde oreille aux cris des
citoyens togolais dont on confisque jusqu’à la possibilité d’exprimer leur
droit à l’autodétermination.
Si l’on souhaite faire basculer le Togo sur la liste
des Etats défaillants, on ne peut mieux s’y prendre. Les Etats-Unis, à
travers la voix de Condoleza Rice, peuvent-ils sincèrement affirmer que
les élections au Togo ont été crédibles, ouvertes, transparentes qui par
automatisme risquent d’être suivies par une période de violence après les
élections ?
En bloquant le processus d’alternance, c’est le poumon
de la démocratie togolaise qui est asphyxié. On refuse que les vrais
représentés du peuple émergent. L’élection où le perdant se déclare
vainqueur transforme le processus électoral en processus de trahison des
aspirations du peuple. Qui veut noyer la démocratie au Togo ? Qui veut
neutraliser l’émergence de la démocratie au Togo ? Paradoxalement, ce sont
les démocraties dites occidentales qui seront tenues responsables
puisqu’elles se refusent à prendre position clairement sur des méthodes
d’usurpation dignes des républiques bananières où le palais présidentiel
dit Lomé 2 est une propriété privée du chef de l’Etat. Que diraient les
Français si l’Elisée était une propriété privée du locataire des lieux ?
Conclusion : la neutralité coupable de la Communauté
internationale
En définitive et en paraphrasant Aminata Traoré, il
faut rappeler que « dès qu’il
s’agit de transférer un soupçon d’« espace décisionnel » vers le
peuple-citoyen, les réflexes propres aux partis uniques reprennent le
dessus. Il est grand temps que s’instaure davantage de confiance entre les
dirigeants et les peuples qui les ont portés au pouvoir. »
Malheureusement, au Togo, on ne donne même pas la chance à ce peuple de
s’exprimer librement. Et les communautés internationale et africaine n’ont
même pas honte et s’enferment dans une neutralité coupable où l’on trinque
à la gloire du sang des morts et blessés togolais combattant pour leur
liberté.
A défaut, il ne reste plus qu’à compter sur le reste de
l’armée togolaise qui reste fidèle à l’éthique, la justice, la paix et la
liberté. Il ne faudrait pas que le feu Gnassingbé Eyadéma rappelle son
fils de manière inopinée, puisqu’il ne semble pas respecter son «
testament verbal » où il recommandait à son fils de lâcher le pouvoir. A
défaut, le non-respect des paroles des morts africains aura des
conséquences divines.
Par Yves Ekoué Amaïzo
Auteur et Economiste à l’Organisation des Nations Unies pour le
développement industriel (ONUDI).
Il s’exprime ici à titre personnel.
1. AFP, « Violences à Lomé : au moins trois morts et 13 blessés (le
24 avril 2005 à Lomé)», 25 avril 2005.
2. LdC, « Faure est ses généraux », La Lettre du Continent, n°
469 du 21 avril 2005, p. 6 et 8.
3. Yves Ekoué Amaïzo (sous la direction de), L’union africaine
freine-t-elle l’unité des Africains ? Retrouver la confiance entre les
dirigeants et le peuple-citoyen, avec une préface de Aminata Dramane
Traoré, collection « interdépendance africaine », éditions Menaibuc,
Paris, 2005, p. 26.
4. Yves Ekoué Amaïzo (sous la direction de), La neutralité coupable
: l’autocensure freine-t-elle l’unité des Africains ? Collection «
interdépendance africaine », éditions Menaibuc, en préparation, sortie
prévue en 2005.
|
 |

Y. Ekoué Amaizo
 Télécharger cet article au format PDF
Voir aussi :
La souveraineté confisquée au
Togo
 Réagissez à cet article!
|