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Analyse critique des
conséquences du coup de force du 05 février au Togo
Le 05 février 2005, le Président de la République togolaise, M. Eyadéma
Gnassingbé, décède d’une attaque cardiaque.
Le même jour, son fils, Faure Gnassingbé, est
"porté" à la magistrature suprême par l’état-major des Forces Armées
Togolaises, qui lui "confie le pouvoir" en violation de la Constitution
togolaise qui dispose qu’en cas de vacance du pouvoir, l’intérim est
assuré par le Président de l’Assemblée Nationale, à charge pour ce dernier
d’organiser les élections dans un délai de 60 jours (article 65).
Ce putsch ressemble à s’y méprendre à celui qui portait
au pouvoir M. Gnassingbé père.
1°. De l’accession au pouvoir de M. Eyadéma Gnassingbé
à la confiscation des libertés individuelles
M. Charles Foccart, à l’époque conseiller du Président
français De Gaulle, témoignait que lors d’une visite d’ Eyadéma
Gnassingbé au Palais de l’Elysée à Paris en septembre 1967, le Président
lui tint ces propos : "Vous avez zigouillé Sylvanus Olympio […] ensuite,
vous avez pris la place de Grunitzky…"[1].
Il venait de se distinguer, l’illustre inconnu.
En effet, Eyadéma Gnassingbé sera le premier à signer
un coup d’état militaire sanglant en Afrique. Le 13 janvier1963
Depuis, cette pratique s’est malheureusement répandue dans le monde.
Singulièrement en Afrique où elle devient la voie royale pour accéder au
pouvoir.
Le 13 janvier 1967, il sera l’auteur d’un nouveau coup
de force, en destituant le Président Grunitzky.
En avril 1967, il s’installe définitivement au pouvoir
jusqu’à sa mort.
En 1969, la junte qui prit le pouvoir sous la houlette
de Eyadéma fait place au parti unique, le Rassemblement du Peuple
Togolais. Entouré de militaires et d’intellectuels, le nouveau régime
régente la vie sociale, économique et politique du Togo jusqu’en 1990.
2°. Les écueils du "vent de l’ouest" au Togo
Avec la chute du mur de Berlin en 1989, et le discours
de la Baule du Président français François Mitterrand, (sommet des chefs
d’Etats et de gouvernement tenu à la Baule en juin 1990) une contestation
populaire menée par la jeunesse togolaise donne des coups de boutoir au
régime qui pourtant, avait proclamé que le peuple togolais avait « dit non
» à la démocratie. Une conférence nationale des forces vives de la nation[2]
se tiendra de juillet à septembre 1991 à Lomé.
Une transition politique, partageant le pouvoir entre M
Eyadéma Gnassingbé, un Premier ministre et un parlement provisoire,
n’empêchera cependant pas des "éléments incontrôlés" des Forces Armées
Togolaises d’organiser une tentative de kidnapping du Premier ministre en
décembre 1991 ; ainsi qu’une expédition punitive parmi la population
civile en janvier 1993…[3]
En réaction à la vague de répression, la population togolaise connaîtra un
exil sans précédent dans les pays voisins, et au-delà dans le monde. Cette
époque sonne le début de l’exil de la jeunesse togolaise.
En 1993, 1998 et 2003, Eyadéma Gnassingbé s’arrange
pour faire boycotter les élection, présidentielles et/ou législatives, par
l’opposition. Il restera le seul maître du pays et s’illusionna même d’un
pouvoir monarchique.
3°. De la volonté d’instaurer une "dynastie Gnassingbé"
au Togo
M. Gnassingbé père n’a jamais caché son souhait de
"faire accéder un de ses fils au pouvoir". Le fils, Ernest Gnassingbé a
intégré l’Armée dans ce dessein. Cependant, sa cruauté et son manque
d’imagination, voire d’intelligence politique, feront que Gnassingbé père
lui préfèrera le fils qui fait l’honneur de la famille par sa perspicacité
( ?)[4] : Essozimna
Faure alias, Eyadema Jr ou Eyadema II.
Dès son retour au pays en 1993, son père le nomme
conseiller spécial, il sera ensuite député, et enfin ministre.
Dans le schéma de succession, M. Natchaba, Président de
l’Assemblée Nationale, devrait assurer la présidence de la Chambre.
Mais, en cas de vacance du pouvoir présidentiel, il devrait démissionner
et laisser la présidence de la Chambre à Faure qui, entre temps,
recouvrerait son mandat de député avant de se faire élire. C’est dans
cette perspective que Gnassingbé père usait de mesures dilatoires pour
entraîner le boycott des consultations électorales par l’opposition qui,
exclue de la course, ne représenterait plus un danger pour la mise en
œuvre de ce plan de succession.
Parallèlement, Faure participait aux discussions avec
l’opposition, tissait des liens grâce à ses amis, fils des responsables de
l’opposition, et possédait ses propres contacts[5]
et, comme son père un bon carnet d’adresses à travers le monde.
Le samedi 05 février les togolais apprennent la mort du
chef de L’Etat en même temps que l’intronisation de son fils.
4°. Les conséquences du coup de force du 05 février
2005 par les Forces Armées Togolaises
- L’ordre constitutionnel avec ou sans le Président de
la Chambre, Mr Natchaba
Entre Faure et Fambaré l’ordre constitutionnel
n’autorise aucun choix. Le président de l’assemblée assume l’intérim.
Point. Cependant, l’ancien conseiller à la présidence banni au début des
années 80 et qui, 10 ans plus tard, devient ministre des affaires
étrangères, ancien professeur de droit constitutionnel à l’Université de
Lomé, grand admirateur de "Machiavel", et "l’alchimiste des coups
politiques les plus tordus dont use souvent Lomé face à l’opposition
togolaise"[6], Mr
Natchaba Fambaré Ouattara, alias Natch le Fou[7]
(Fambaré OUatara) serait un homme sans envergure.
Considéré[8]
comme un vil personnage, conspirateur devant l’Eternel, bouffon du roi,
serviteur zélé, prébendier et délateur (il jouera un rôle clé dans
l’affaire Agbéyomè Kodjo, ex-premier ministre[9]),
Natchaba serait un homme sans conviction, un farceur, amuseur de galerie
dépourvu de toute autorité. Haï par la population, jusque même dans sa
région d’origine, il est méprisé par ses co-disciples du RPT.
Dès lors, on comprend pourquoi Natchaba a longtemps
hésité, après avoir pourtant été "invité", à rentrer à Lomé au plus vite,
en raison de l’état de santé déclinant et alarmant d’ Eyadéma. Son silence
et son entêtement à ne pas rentrer au Togo passe pour stratégique aux yeux
de certains. En réalité le maintien de Natchaba à la tête de l’Assemblée
Nationale et la propulsion de ce Garçon de Gnassingbé à la magistrature
suprême répondaient à un vieux plan duquel, en fin de compte, le premier
sera exclu en raison d’un déficit de confiance. D’ailleurs, la seule chose
qui lui réussit bien c’est détruire. S’il devenait le président du Togo,
le risque que le processus de démocratisation passe à la trappe est très
élevé.
Néanmoins le retour à la légalité constitutionnelle
signifierait pour beaucoup l’installation de Natchaba à la place de Faure.
Pour l’UFC, le CAR et la CDPA, il s’agit plutôt d’une question de principe
et d’honneur.
Accepter de substituer une transmission héréditaire du
pouvoir à un mandat électoral est une honte, non seulement pour le Togo et
pour sa classe politique dans son ensemble, mais aussi pour l’Afrique
toute entière.
L’autre possibilité du "retour à l’ordre constitutionnel" serait de
confirmer la censure de Mr Natchaba de la Présidence de la Chambre, et de
faire élire son 1er
Vice-président à sa place.
- Faure alias Eyadema Jr doit-il démissionner ?
Le tour de passe-passe constitutionnel organisé par le
tandem Debbasch-Boko[10]
est un "piège à cons" dont la survie de l’opposition togolaise peut
dépendre.
En "confiant le pouvoir" à Faure dès l’annonce du décès
d’Eyadéma Gnassingbé, l’objectif était, certes, de faire admettre le fils,
mais aussi d’empêcher Natchaba de « s’auto proclamer » Président par
intérim : ce qui rendrait sa destitution difficile voire impossible.
Ensuite, les putschistes ont anticipé la réaction de
l’opposition en entamant des contacts informels avec certains de ses
membres, la priorité étant de faire admettre le fils dans l’inconscient
collectif comme une fatalité dont on peut s’accommoder. L’étape suivante
sera d’entamer des discussions avec l’opposition, sous l’égide
internationale, et d’émettre des garanties relatives à l’organisation d’
élections législatives (dans le "schéma de l’Union Européenne" dont Faure
parle dans son discours du 07 février), ou présidentielles (dans le
"schéma Obasanjo").
A ce jour, les seules inconnues de l’équation sont les
réactions de M Konaré (Commissaire de l’Union Africaine) et le degré
d’intransigeance de M Obasanjo (Président du Nigeria). En vertu de ces
éléments, le schéma pourra être modifié : Faure organisera les élections
anticipées, mais devra t-il démissionner ?
Si "Eyadema, Jr" doit démissionner, la première
conséquence serait le "retour à l’ordre constitutionnel", au statut quo
ante.
La deuxième conséquence en sera l’affaiblissement de
l’appareil du RPT et le ridicule qui rejaillira sur l’état-major de
l’armée. Dans ce cas, le RPT jouera à nouveau son va-tout pour gagner les
élections, avec un risque de dissidence interne peu élevé, étant donné que
seul Faure détient les cordons de la bourse, et l’expérience du duo Péré/Agbéyomè
Kodjo[11] reste
instructive.
Dans cette perspective, il faudrait alors organiser les
élections dans les 60 jours sur la base de l’actuel code électoral, voire
d’un nouveau code. Or, organiser des élections sur base de l’actuel code
électoral -- avec comme corollaire l’utilisation des anciennes listes
électorales -- entraînerait ipso facto la ré-édition des élections
présidentielles du 01 juin 2003, ce que l’opposition essaie d’éviter
jusqu’alors, en demandant la révision de ce code…
En revanche, si les élections anticipées doivent se
dérouler en vertu d’un nouveau code, la Chambre, majoritairement RPT,
adoubée par la CENI (Commission électorale nationale indépendante) aura
deux possibilités, soit adopter tambour battant un nouveau code rejeter
par une partie de l’opposition, soit traîner les débats en longueur à
seule fin de dépasser l’échéance des 60 jours.
Alors, doit-on prolonger ce délai ou négocier ?
Prolonger ce délai revient à modifier la Constitution,
ce que l’article 144 interdit[12].
Dans cette occurrence, que reprocherait-on aux putschistes ?
Par contre, si on ne modifie pas la Constitution, que
faire au-delà du 06 avril 2005, fin du délai des 60 jours, sinon négocier
avec le RPT, avec l’épée de Damoclès que représente l’Armée.
Si "Eyadema, Jr" ne démissionne pas, il faudra soit
organiser les élections dans un délai de 60 jours, soit dans un délai
négocié. Or, doit-on négocier avec des putschistes ?
Suspendre la Constitution le temps des négociations
reviendrait également à légitimer Faure, car en l’absence de la Présidence
issue des urnes le 01 juin 2003 et du Président de l’Assemblée nationale,
le seul recours légal reste la Constitution, qu’il faudrait appliquer
vaille que vaille et ce, dans le délai des 60 jours, du 06 février au 06
avril 2005.
Il restera à Faure la possibilité de gagner du temps
jusqu’au 6 avril 2005, en usant de toutes les mesures dilatoires
possibles.
La crainte qui va s’abattre sur le pays durant les
prochaines semaines -l’angoisse est déjà visible -- ne peut
être circonscrite que si les forces démocratiques[13]
organisées créent son pendant dans le camp adverse. Ni Faure, ni les
militaires qui le soutiennent, ni le RPT ne pourront reculer s’ils
n’éprouvent une certaine crainte du Peuple.
Et dans cette perspective, il semble difficile et
hasardeux de compter sur les partis politiques.
Il reste aussi possible que Faure refuse toujours de
démissionner et forme un gouvernement d’union nationale (avec qui ?) afin
d’organiser l’élection présidentielle dans les 60 jours ou après, tout en
assurant lui même, l’intérim présidentiel.
La tentation d’une fausse démission demeure forte car
le financeur du RPT c’est pour longtemps encore Faure Gnassingbé.
Nous constatons aisément que toutes ces hypothèses
conduisent à une impasse politique et constitutionnelle. Tel est un des
héritages de Gnassingbé Etienne Eyadema.
Faut-il attendre le 06 avril 2005 pour faire basculer
le pays dans une autre voie, la destitution par tout moyen du régime
actuel qui attend fébrilement cette échéance pour faire de la
surenchère?
6°. Et si les forces démocratiques jouaient au
"troisième larron" ?
Pourquoi personne ne désavoue-t-il, à titre personnel,
Faure Gnassingbé ? Nous y reviendrons, car croire qu’un pouvoir pareil
s’octroie seulement par les urnes relève d’une vision tronquée de la
politique.
"Faure Gnassingbé, assure Léopold Gnininvi, président
du CDPA et opposant de l'intérieur, n'est pas maître du jeu chez lui. Tel
que je le connais, il ne se serait pas lancé dans une telle aventure
insensée. Je n'ai pas de préjugés hostiles envers lui. Personne,
d'ailleurs, n'a rien contre lui. Il est sous pression d'un groupe
d'intérêts qui se trompe d'analyse. On l'a envoyé à l'abattoir en montant
un scénario grotesque et insultant pour les Togolais.". "Je connais un peu
Faure, affirme pour sa part le journaliste togolais Lucien Messan, c'est
quelqu'un que je trouve responsable et c'est sans doute la personne la
mieux placée pour solder le passif d'Eyadéma. Il faut régler le problème
ethnique dans l'armée. Il faut un gouvernement d'union nationale suivi par
des élections."[14]
Le pouvoir est aussi un mécanisme dans lequel sont
imbriquées les relations d’affaires, familiales, personnelles… Comme le
père, le fils s’est taillé de belles entrées dans l’opposition même.
Cependant, tout autant que le père, il est rusé, et les surprises avec lui
iront grandissant.
Visiblement, une majeure partie de l’opposition s’est
fourvoyée avec le système Eyadéma. Si le système saute, toute l’opposition
dans sa configuration actuelle sautera avec.
Des facilités financières ou fiscales, des marchés
publics sont octroyés à des proches de l’opposition. Ces proches sont
parfois favorisés dans les nominations aux fonctions internationales et
diplomatiques.
Un système de verrouillage de l’économie, de la vie
sociale et politique a été mis en place très tôt, par un clan constitué
sur base ethnique et militaire et qui contrôle tout[15].
Des hommes liges, avocats proches de l’opposition - s’ils n’en sont pas
également les conseillers -, des affairistes de tout poil se partagent le
reste du pouvoir, sous le contrôle bienveillant de l’ancien conseiller
spécial du père. Aujourd’hui, cet ex-conseiller spécial se trouve à la
tête de l’Etat. Que va t-il faire ? Perpétuer le système de son père en
rajeunissant le régime ?
La mort d’Eyadéma crée une crise politique et
juridique.
Eyadema Jr tente de gagner du temps en promettant la
tenue d’élections anticipées, en parlant de respect des engagements
vis-à-vis de l’Union Européenne.
Comme mentionné ci-dessus, accepter des élections avec
Eyadema Jr comme président intérimaire dans les 60 jours, ou au-delà de ce
délai, revient, juridiquement, à légitimer son coup de force.
Le premier gage de bonne foi de Faure Gnassingbé serait
de faire rentrer Natchaba.
Ensuite il devra démissionner et permettre la réunion
de la Chambre afin que celle-ci revienne sur ses décisions du 06 février
2005 surtout la destitution du président de la Chambre.
A défaut, aucune discussion n’est possible avec Eyadéma
Jr dont, tout le monde, pourtant, semble vanter les mérites.
Politiquement, l’opposition, qui se distingue
principalement par ses déclarations avec ampliations kilométriques
démontre son incapacité à anticiper des situations politiques, et donc son
incapacité à y apporter une solution.
A ce jour, aucun responsable ne prend sur lui de
déclarer une bataille politique et juridique aux putschistes et à Faure.
Pourtant, des dispositions de la Constitution et des traités
internationaux, signés et ratifiés par le Togo, les y autorisent !
Au demeurant le silence (éloquent) de la classe
politique togolaise fait peur. Ces personnes sont-elles aptes à présider à
la destinée du pays ? Plus prosaïquement, leur stratégie du silence
s’inscrit-elle dans de bas calculs politiciens dont seuls les togolais
maîtrisent l’art ?
Les forces démocratiques qui arrivent à mobiliser les
togolais dans le monde, n’ont aucune exigence clairement identifiable, mis
à part le fameux "retour à l’ordre constitutionnel".
Pense t-on sérieusement qu’en organisant des marches et
en appelant à un retour à l’ordre constitutionnel, les auteurs de la
forfaiture du 05 février annuleront de leur propre chef leur décision et
abandonneront le pouvoir pour que Natchaba se réveille de son sommeil pour
le ramasser ? Les évidences dont se gargarisent certains responsables de
partis changeront quoi ?
Et si, pour une fois, les togolais prenaient sur eux de
défier le clan Gnassingbé et le système RPT? Tout renverser pour tout
refaire.... Alors il faudrait rechercher avec qui ?
Messieurs Agboyibo du CAR, Gnininvi de la CDPA et Kodjo
de la CPP[16]
doivent se rappeler ce jour de juin 1991 à Lomé II, lorsque Eyadema père
disait "si on ne s’entend pas, il y aura un 3ème
larron qui nous balayera tous". Il s’en est allé --
Restent les autres.
L’intelligence consiste également
à faire preuve de sagesse devant la bêtise humaine, et l’humilité consiste
à reconnaître ses erreurs.
Bruxelles, le 21 février 2005
Raymondo Houmey, Juriste,
journaliste - (Ancien conseiller, Kpakpa Désenchanté)
Anani Alex Gomez, Journaliste,
communicologue
1. In Foccard Parle T1 et T2,
éditions Fayard 1995 et 1997 et Journal de l’Elysée, éditions
Fayard, 2001.
2. Sorte d’états généraux
organisés sous la houlette de la France pour organiser un passage du
monopartisme au multipartisme.
3. En octobre 1991, des militaires tentent de kidnapper
le Premier ministre, Mr Koffigoh qui, ayant eu vent du projet, a fui
nuitamment l’Hôtel du 2 février qui lui servait de résidence provisoire.
Le 25 janvier 1992, des militaires organisent une expédition punitive dans
la capitale Lomé en tirant sur la population.
4. Faure Gnassingbé a fait des
études primaires couronnées d’excellents résultats à l’Ecole de la Marina
à Lomé.
5. La Lettre du Continent,
n°464, 02/2005 « Faure Eyadema Jr a testé Washington ».
6. Le Sud Tribune, 16/02/05
« Un successeur pour Eyadèma : choisir entre Natchaba et Faure Gnassingbé
».
7. Pseudonyme donné, en 1991, par l’hebdomadaire
satirique Kpakpa Désenchanté.
8. Le Sud Tribune, op. cit.
9. Lire « Ephéméride d’un coup
d’Etat annoncé », Noviti Raymondo Houmey (www.batirletogo.org)
10. Charles Debbash, ancien doyen
de la Faculté de droit d’Aix-en-provence et conseiller juridique attitré
de Eyadéma. François Boko, ministre de l’intérieur, est un ancien
assistant à la Faculté de droit de Paris II.
11. En 2002, Mr Kodjo Agbéyomé,
premier ministre d’Eyadéma et Maurice Péré, député du RPT ont été exclus
de l’ex parti unique pour en avoir critiqué le fonctionnement.
12. Lire « Ephéméride d’un coup d’Etat annoncé »,
Noviti Raymondo Houmey (www.batirletogo.org)
13. Les forces démocratiques sont les mouvements
politiques autres que les partis et, par opposition à l’organisation
actuelle de l’opposition politique; d’un côté la coalition CAR/CDPA/UFC et
de l’autre l’opposition intégrée CPP/PDR.
14. Le Figaro, 16/02/2005,
(envoyé spécial Patrick de Saint-Exupéry )
15. Le Trésor
public est géré depuis la Présidence ;
- Les comptes du Togo à la BCEAO étaient aussi directement gérés par
Eyadéma père.
- La commission consultative des marchés relève de la Présidence ;
- Un fils adoptif du général, le capitaine Bakaly est à la direction des
douanes ;
- Un officier supérieur, le Lt-colonel De Souza est à la direction des
Impôts ;
- Un officier supérieur, Patassé lié à la famille est à la direction des
phosphates ;
- Un beau-frère, le lt-colonel Beleyi est à la direction du port de Lomé ;
- Un fils, Kpatcha Gnassingbé est à la tête de la zone franche.
16. CAR, Comité d’action pour le
renouveau - CDPA, Convention démocratique des peuples africains - CPP,
17. Convergence patriotique
panafricaine.
18. Résidence du Président de la République à Lomé. |