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Littérature: Témoignage
Jean Baptiste Tati-Loutard, mon père spirituel
Un grand homme de lettres vient de nous quitter le 4 juillet 2000.
Jean Baptiste Tati Loutard, le guide de mes premiers pas littéraires.
Jean Baptiste Tati Loutard, mon professeur de littérature à l’Université
Marien Ngouabi. Jean baptiste Tati Loutard, mon président à l’Union
nationale des écrivains et artistes congolais (UNEAC). Jean Baptiste
Tati Loutard, un homme de culture que jamais je n’oublierai.
I. Souvenirs, souvenirs Difficile de témoigner
pour un doyen que l’on a connu dès ses premiers pas dans la création
littéraire. Dès les années 70 quand je te présente mon premier recueil
de poèmes "Métamorphoses", tu me reçois dans ton bureau de travail quand
tu exerces les fonctions de doyen de la fac des lettres à l’Université
de Brazzaville qui deviendra par la suite Université Marien Ngouabi. A
la fin de notre discussion, tu me dis curieusement que j’imite la poésie
de Senghor et tu cites un vers de celui-ci. Timide et marqué par ta
simplicité, je ne sais que te répondre. Je n’avais jamais la poésie de
ce dernier et je le ferai après cette remarque. J’avais tellement lu tes
textes, surtout "Poèmes de la mer" ; "Racines congolaises "et "L’Envers
du soleil" que mon ami Léopold Pindy Mamansono, en publiant mes premiers
poèmes dans sa "Nouvelle génération de poètes congolais" (1) en 1984 y
notera, à propos de ma modeste poésie ce qui suit : "De fait, tout le
recueil de Noël Kodia-Ramata est bâti, de point de vue architectural,
sur le modèle des "Racines congolaises" et de "l’Envers du soleil" de
son maître J.B. Tati Loutard. Même les thèmes abordés se répercutent
comme les échos loutardiens de "Poèmes de la mer" et des "Normes du
temps". En me relisant, j’avais découvert que Pindy
Mamansono avait effectivement raison car la mer que j’avais découverte
enfant dans les bras de ma grand-mère maternelle, était encore vivante
en moi. Cette dernière avait fui le vacarme des locomotives de Marchand,
aujourd’hui Missafou pour le bercement de l’océan Atlantique. Depuis mes
années d’université, nous ne nous sommes jamais quittés, même pendant ta
traversée du désert de 1992 à 1997. Tu me recevais chez toi dans le
quartier de la Cathédrale comme un membre de la famille. J’ai adhéré à
l’UNEAC grâce à toi. J’ai eu à lire toutes tes œuvres poétiques et
narratives car tu m’avais découvert critique littéraire et m’avais
dédicacé toutes tes ouvrages en dehors du "Masque du chacal" sorti au
moment où je ne me trouvais plus à Brazzaville. Il y a trois ans, je
t’ai fait une grande surprise en publiant une étude critique sur ton
œuvre, intitulé "Mer et écriture chez Tati Loutard, de la poésie à la
prose" (2), chose qui n’avait jamais été faite par un compatriote. La
première ébauche de ce travail fut "regardée" par le docteur Tchichelle
Tchivéla qui m’encouragea dans mon projet. Quand il le fallait, je ne
manquais pas de vous faire découvrir, toi et ton œuvre, par
l’intermédiaire de la presse internationale comme le magazine
panafricain "Afrique Education" dont tu admirais la rubrique "Arts et
Lettres" (3).
Voici bientôt cinq ans que j’ai quitté le pays pour
un travail littéraire au bord de la Seine. Notre dernière "rencontre" se
situe autour de ton message de félicitations pour la publication de "Mer
et écriture". J’ai aussi fait comme toi en passant de la poésie au roman
avec "Les Enfants de la guerre" (4). Beaucoup de
compatriotes écriront sur toi, sur ton œuvre, mais je reste toujours
accroché à ta biographie romancée de Joël Planque, sans oublier les
réflexions pertinentes de M. et Madame Chemain de l’Université de Nice
sur ton œuvre et la préface de mon ami Boniface Mongo Mboussa qui ouvre
"Mer et écriture". Mais après des visions occidentales de ton œuvre, il
fallait une autre présentation de celle-ci faite avec un regard du pays,
et nous l’avions réalisée, Mongo Mboussa et moi. Je ferme la boîte de
mes souvenirs (il y en a tellement trop) avec ces lignes prémonitoires
des "Nouvelles chroniques congolaises" quand tu écrivais: "Molangui
était dans le sommeil comme un noyer au fond d’un puits. La mort pouvait
passer le prendre sans craindre la moindre résistance".
Et quand je me rappelle encore que tu devrais préfacer notre
"Dictionnaire des œuvres congolaises" en chantier. Hélas ! Mais le
professeur Jacques Chevrier que tu connais bien a accepté de le faire.
Paix à ton âme !
II. Le dernier roman de J.B. Tati Loutard
Deuxième roman de J.B. Tati Loutard après "Le Récit de la mort", "Le
Masque de chacal" publié à Présence africaine en 2006, apparaît comme un
autre pan de la réalité sociopolitique du Congo esquissé déjà dans les
précédentes proses narratives. Et il n’est pas étonnant de voir Dozock
rimer avec Touazock du "Récit de la mort". De la prose loutardienne, on
remarque que ce sont les personnages du terroir qui sont partout
omniprésents dans toutes les histoires qui nous sont rapportées. Même
s’ils ont pris de l’âge, des "Chroniques congolaises" au "Masque du
chacal".
Dozock, ce journaliste incompris et qui décide d’œuvrer pour la liberté
de presse, se voit bousculer par les réalités sociopolitiques de son
pays. Plus près de nous, les personnages de Tati Loutard évoquent le
"quotidien d’aujourd’hui" avec toute son effervescence qui définit ce
que nous vivons et ce que nous avions vécu à peine. A la Maison de la
Télévision où il est pris à partie par son directeur qui soutient le
nouveau régime, Dozock se voit désavoué moralement. Il pense même à
démissionner de son travail. Mais le repos, à lui imposé par son chef
pour avoir soit disant mal présenter son journal télévisé, le pousse à
opter pour une véritable presse démocratique. Et le soutien qu’il a de
la part de "Reports sans frontières" quand on va l’incarcérer, ne fera
que fortifier sa volonté. Ainsi, il se propose de créer son journal
après sa mise à pied. Alors, il se voit comme accompagné par le "masque
du chacal" qu’il avait hérité de son oncle adoptif, cet homme qui
n’avait jamais eu d’enfants de son vivant. Après les difficultés de
quelques jours passés en prison, seule l’image de sa femme semble le
protéger. Mais le héros tombe de nouveau dans la dépression quand sa
femme devient, quelque temps après, la secrétaire du maire de
Brazzaville.
Dans cette ville où la chasse au sexe féminin se
constate dans le milieu politique, Dozock doute de la fidélité de sa
femme, malgré l’assurance qu’elle lui éprouve mais qui est émoussée par
la présence des billets de banque qui dorment dans son sac à main.
Déchiré entre la volonté de connaître la réalité et la crainte de perdre
sa femme, Dozock tente de noyer son malheur dans l’alcool pour oublier
sa détresse. Marqué par la venue inattendue en pleine nuit d’un ami
journaliste traqué par le pouvoir, traumatisé par le départ du toit
conjugal de sa femme après une dispute, Dozock se voit abandonné à
lui-même. Mais il est sauvé de justesse après la réconciliation avec sa
femme qui l’aime toujours malgré sa jalousie mal placée. La mort de la
mère de cette dernière donne un autre tournant à la vie du couple,
surtout quand ils vont découvrir le testament de la défunte qui
s’opposait paradoxalement à leur union et qui leur demande de se marier.
Soutenue moralement et matériellement par son homme à la mort de sa
mère, Mouna devient la complice de son mari dans la mise en œuvre de
leur projet du journal. Aussi son soutien moral est manifeste au
tribunal de Brazzaville pendant un procès qui met en cause un confrère
journaliste. Il s’implique aussi par son professionnalisme dans le
travail de l’Avocat défenseur de ce dernier qui gagne le procès.
Dozock, son ami Marc qui vient d’être libéré et
l’Avocat décident de travailler ensemble pour la liberté de la presse en
s’ouvrant aux ONG internationales. Considéré comme élément dangereux par
le pouvoir en place, surtout après son passage au tribunal de
Brazzaville, son chef Malibou tente de le noyer devant son ministre de
tutelle. Un piège se confectionne quand il est invité à la Télévision
pour une interview. Devant la caméra, Dozock prend partie pour les
journalistes congolais dont les mauvaises conditions de travail poussent
ces derniers à la prostitution des médias. Il démontre ensuite que la
presse privée est aux mains d’anciens journalistes sous la houlette de
certains hommes d’affaires et de dirigeants politiques. Mais l’interview
du héros va atteindre une autre dimension quand il sera brusquement
rejoint sur le plateau par son ancien chef Malibou qui se propose de
débattre avec lui. Mais devant le calme et la sérénité de Dozock ainsi
que la pertinence de ses idées, Malibou ne peut se contrôler et son
caractère d’homme violent se dévoile au grand jour. Croyant avoir bien
agi pour faire plaisir au ministre, il est paradoxalement révoqué de la
Maison de la Télévision et remis à la disposition de la Fonction
publique. Commence alors une nouvelle vie pour le héros et sa femme.
Aidé par une banque de la place et la publicité gratuite consécutive à
son passage à la Télévision, il concrétise son projet en lançant le
premier numéro de son journal au titre révélateur, L’Eveil.
"Le Masque de chacal", un récit qui confirme le
roman-réalité congolais dont le secret semble être jusqu’aujourd’hui
dans l’écriture de Tati Loutard. S’il y a un prosateur dont
l’inspiration baigne toujours dans les réalités du terroir, c’est bien
Tati Loutard. Il habite le Congo comme le Congo l’habite.
Vraisemblance dans le récit
"Le Masque de chacal", contrairement aux autres
récits de l’auteur qui s’éparpillent dans plusieurs villes congolaises
tels Pointe Noire, Dolisie, soutient des aventures qui se déroulent à
Brazzaville que l’auteur nous présente avec une nette objectivité sur
fond de connaissances géographiques et sociologiques approfondies. Cette
ville de Brazzaville qu’il nous présente, dégage encore les effluves des
dernières années : "Ce jour-là, Dozock était resté tard dans le bureau.
Il avait écrit un article sur les leçons à tirer de la guerre de juin
1997. Il s’était interrogé sur les raisons profondes qui avaient poussé
des Congolais à prendre les armes contre eux-mêmes" (p.71). L’auteur
élabore son histoire avec les ingrédients qu’il ramasse autour de lui
car faisant partie de son quotidien, des ingrédients dont il a eu à
vivre les manifestations physiques et morales. Tout se passe dans
Brazzaville qu’il connaît comme le fond de sa poche. Ainsi, les lieux
comme la Tour Nambemba et la Cathédrale Sacré-Cœur (p.8), Poto-Poto et
le port de Yoro (p.9), l’église Saint Esprit p.(74), le rond-point de
Poto-Poto (p.82), la Cathédrale et l’Hôtel de ville (p.91), le Cimetière
du Centre-ville dans le quartier de la Maison d’Arrêt non loin du
complexe d’habitation de ce que fut la compagnie aérienne Air Afrique
(p.114)… sont des réalités géographiques qui appartiennent bel et bien à
la capitale du Congo. Et le Congolais lambda peut "suivre" les
personnages du roman à travers la ville de "Brazzaville-fiction" qui
fait écho à "Brazzaville-réalité".
Mais dans ce vraisemblable de l’univers diégétique,
se révèle, en dehors de la situation géographique, quelques réalités
sociales et sociétales des Congolais dans Le Masque du chacal. Comme
dans la plupart de ses récits, Tati Loutard se définit à certains
moments comme le secrétaire de la société congolaise dont il semble bien
connaître les us et coutumes. Les confrontations interethniques, la vie
on ne peut plus énigmatique des hommes politiques, la démocratie
naissante au niveau de la presse qui se voudrait libre, voilà quelques
aspects réels de la société qui se dévoilent dans ce roman. Celui-ci ne
puise ni dans le passé, ni dans ses souvenirs lointains, mais dans le
présent des événements qui sont encore frais dans sa mémoire. Aussi
l’attitude de Dozock vis-à-vis de sa femme quand celle-ci devient la
secrétaire du maire entre dans le normatif de l’inquiétude de l’homme
qui craint d’être cocufié. Surtout que les dirigeants politiques ne
respectent pas les femmes des autres : "Quand Dozock la vit [Mouna sa
femme] quitter la maison pour se rendre au travail, son visage
s’assombrit (…) Que lui voulait le maire ? Ces gens de la classe
politique ont l’argent et les honneurs. Ils ont maîtresses, épouses,
enfants" (p.42). Comme dans la plupart des récits de l’auteur, la mort
devient une obsession qui rappelle la réalité congolaise dans la façon
de gérer ce phénomène. Dans Le masque de chacal, elle apparaît à travers
le personnage de la mère de Mouna. Et le décès de cette dernière dévoile
au lecteur l’attitude du beau-fils devant la mort de sa belle-mère.
Comme tout Congolais, Dozock s’y implique moralement et matériellement
comme le demande la tradition : "Il devait consentir des sacrifices
financiers pour améliorer son image auprès de ses beaux-parents (…) Il
s’endetterait même lourdement pour être à la hauteur des obsèques et une
sépulture susceptible de lui attirer la sympathie" (pp.123-124).
Quand on se réfère aux autres récits de l’auteur après la lecture du
roman, on constate qu’il y a trace d’intertextualité aux niveaux social
et géographique des éléments rapportés presque dans toute sa prose.
Aussi, on pourrait aussi définir Le Masque de chacal comme une
"chronique congolaise".
Roman et poésie dans "Le Masque de chacal"
Ecrit dans un style à mi-chemin entre le romanesque
et le poétique, Le masque de chacal révèle l’écriture "juste et
traditionnelle" de l’auteur. Il n’ose pas "tordre le cou" à la langue
française à l’image des de ses confrères comme Sony Labou Tansi, Henri
Lopes et Tchicaya U Tam’Si. Dans ses récits, il se voit toujours
rattrapé par son premier violon d’Ingres, la poésie, surtout au niveau
des descriptions. Voici quelques segments textuels qui rappellent que le
romancier est avant tout un poète.
"L’eau étalait ses œuvres bleues et vastes, comme sa peau que granulait
une brise légère" (p.54).
"Au premier coq, première nouvelle. Le jour s’annonçait. La nuit se
déclarait au-dessus de la ville. Ses lambeaux traînaient le long des
ruelles profondes du quartier de la cathédrale" (p.63)
"La petite poussière de soleil (…) s’était soudain
volatilisée" (p.131).
Et de tels élans poétiques sont souvent rencontrés par le lecteur au fur
et à mesure qu’il passe de page en page. Tati Loutard arrive à faire un
mariage agréable entre le romanesque et le poétique dans ses récits.
La part du bestiaire dans "Le Masque de chacal"
Souvent fondé sue le réalisme congolais et surtout
sur le thème de la mort, le récit de Tati Loutard, après un tour dans le
surnaturel dans Fantasmagories, donne une place remarquable au
bestiaire. Le chacal dont le masque rappelle au héros le temps passé
avec son oncle, révèle une réalité congolaise : la complicité qui existe
ente le neveu et l’oncle, surtout si ce dernier n’a pas eu d’enfants
dans sa vie : "Tout se mélangeait dans sa tête, comme au temps
légendaires où les hommes et les bêtes ont des rôles et des actions
interchangeables, à l’infini. Ce chacal, c’était l’esprit de son oncle
qui devait chaque fois lui rappeler le commerce intellectuel et
spirituel qu’ils avaient entretenu tous les deux, du vivant de cet homme
qui avait semé en lui l’espérance d’une réussite sociale" (pp.189-190).
Ainsi dans ce texte qui n’est autre que l’histoire de Dozock qui mène un
combat acharné pour la liberté de la presse jusqu’à la victoire après
moult tractations, revient à tout moment l’image obsédant des corbeaux.
Ces oiseaux de mauvais augure apparaissent de temps à autre dans la vie
du héros.
"Sur la plus haute branche de la clôture voisine,
deux corbeaux, côte à côte, entreprirent un duo. Leurs croassements
arrêtèrent Dozock" (p.37)
"Dozock entendit le premier cri du coq (…)
S’ensuivirent quelques babillements. Puis les corbeaux se mirent à
croasser" (p.167)
"Une nuée de corbeaux vola au-dessus de sa tête" (p.190)
Ces oiseaux ne symbolisent-ils pas les difficultés (problème au travail
avec son chef, crise conjugale dans son foyer, bref séjour en prison,
mort de l’oncle puis celle de sa belle-mère) affrontées par le héros
avant de s’ouvrir une vie heureuse avec la parution de son journal et le
mariage avec sa femme dicté par le testament de sa belle-mère ?
Pour conclure
Véritable autopsie sociopolitique du Congo qui se
fonde principalement sur la lutte que mène le héros pour la liberté de
la presse, "Le Masque de chacal" appartient à un écrivain que l’on ne
peut plus présenter car ayant marqué la littérature au niveau
continental. Avec une dizaine de recueils de poèmes, trois recueils de
nouvelles et deux romans, Tati Loutard apparaît comme l’un des écrivains
congolais le plus remarqué par la critique. Son œuvre se situe dans le
modernisme tout en ne bousculant pas paradoxalement l’académisme de son
style qui fait écho à la médaille de vermeille du Rayonnement de la
langue française à lui décernée par l’Académie française pour l’ensemble
de son œuvre.
Noël KODIA (essayiste et critique littéraire)
Notes
(1) Léopold Pindy Mamansono, "La Nouvelle génération de poètes
congolais", Ed. Bantoues, Brazzaville, Congo/Heidelberg Allemagne, 1984
(2) Noël Kodia-Ramata, "Mer et écriture chez Tati Loutard : de la poésie
à la prose" Ed. Connaissances et Savoirs, Paris, 2006. On peut découvrir
dans ce livre la biobibliographie de l’auteur.
(3) Lire "Le Prix Tchicaya U Tam’Si confirme le génie de Tati Loutard" ;
Afrique Education n°51 de novembre 1998 et "Fantasmagories, le nouveau
recueil de nouvelles de J.B. Tati Loutard" ; Afrique Education n°58 de
février 1999
(4) Noël Kodia-Ramata, "Les Enfants de la guerre", Ed. Menaibuc, Paris,
2005
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Noel Kodia

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