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Septembre 2005
La gestion patrimoniale en question...
Nouveau modèle social: le "patriotisme économique".
Nous traversons une guerre dans laquelle un nouveau type d’État-Providence doit
faire ses preuves dans le renouvellement de sa capacité d'intervention pour la
défense des intérêts des citoyens. Les États forts, comme les USA, la Russie, la
Chine, le Japon, l'Inde ou l'Iran, l'ont compris. La France est en train d'en
faire l'expérience, avec le Non à la constitution
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et la récente affaire Danone. Elle tente de faire accepter sa vision par ses
partenaires européens.
La tentative d’OPA de Pepsico sur Danone n’était-elle qu’une rumeur ? Les
réflexes protectionnistes auraient-ils été aussi violents si la rumeur d’OPA
était européenne et non américaine? Malgré tout, il reste assez étrange que le
patron de Pepsico annonce qu’il ne sait pas d’où viennent les rumeurs...
Venu à Reims donner le coup d'envoi de son grand projet industriel pour les dix
à quinze prochaines années, Jacques Chirac a lancé le 30 août un appel assez
émouvant au patriotisme économique, invitant les entreprises à s'installer en
France. "Il me paraît essentiel que vous fassiez de l'Europe, et d'abord de
la France, le terrain privilégié d'implantation de vos activités nouvelles,
notamment dans les domaines de haute technologie".
Il y a un patriotisme économique parce qu'il y a une compétition économique sans
aucune règle.
Et l'Afrique? L'État a, en principe, des obligations envers ses entreprises. Ce
rôle comprend la gestion des participations qu'il détient dans le capital des
entreprises publiques (lorsqu'elles existent) pour défendre les orientations
stratégiques de la Nation, notamment dans les secteurs clefs de la défense, de
l'énergie et de l'alimentation, une mission de prospective et d'évaluation de
toutes les politiques publiques qui doit redonner à l'État et au monde des
affaires une capacité d'anticipation des évolutions sociales et économiques du
monde, la défense des entreprises phares de la richesse nationale jusqu'au
déploiement d'une véritable diplomatie économique visant à protéger
l'investissement des entreprises sur le plan international. Une utopie...
Malheureusement, compte tenu de la faible influence de l’Afrique (militaire -
économie - culture), nos dirigeants médiocres optent pour une solution de
facilité et préfèrent intervenir dans les entreprises qu’ils contribuent à
couler pour mieux les vendre à vil prix aux prédateurs (dits investisseurs
étrangers) qui rachètent ainsi tout le patrimoine. Cherchez lequel de ces États
d'Afrique a encore un port ou la maîtrise de son énergie...
Voilà le vrai visage du patriotisme économique. Il s'agit d'une gestion la plus
intelligente des actifs sur lesquels, directement et indirectement, l'État peut
avoir prise. L’Occident défend son patrimoine auprès de ses colonies d’Afrique.
Les dirigeants africains pendant ce temps, bradent le patrimoine de l’État, à la
métropole mère, laquelle inaugure sournoisement un nouveau protectionnisme
d'État pudiquement baptisé "patriotisme économique". Cette France, en plein
repli identitaire, tient en main la monnaie de ses Colonies d'Afrique (CFA)...
GA |
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Thabo Mbeki
Le Burundi: un succès |
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