Octobre 2004
L'Afrique dans ses Etats...
La Commission de l’Union africaine (UA), dans un document relatif à son « plan
stratégique » pour la période 2004-2007, reconnaît les difficultés qu’elle
rencontre pour réaliser ses objectifs. L’UA connaît notamment des problèmes
financiers (un besoin annuel moyen de 571 millions de dollars) et
administratifs, avec un manque de
personnel qualifié.
Dans le même temps, les pays ACP négocient leurs
recettes avec l'Union Européenne, pleurant anticipativement les suites négatives
de l'élargissement. D'autres, comme le Maroc, décident de faire cavalier seul et
signent en direct des accords avec l'UE. Le jeune J. Kabila renie ses ancêtres
et son passé [Lire] pour
une reconnaissance de sa politique par Bruxelles. Le pouvoir fort du Togo se
déclare prêt à se remettre en question sous la pression de Bruxelles [Lire].
L'accord d'association conclu entre l'UE et le Maroc est
entré en vigueur le 1er mars 2000 et prévoit l'établissement d'une zone de libre
échange entre les deux parties au plus tard le 28 février 2012. Les accords
d'association forment la base juridique des relations entre l'Union européenne
et les pays qui participent au processus de Barcelone. Les pays Euro-Med avec
lesquels les accords sont en vigueur, sont demandeurs d'une plus grande
coopération dans les différents domaines couverts par les nombreuses
dispositions que ces accords contiennent. Le gouvernement marocain a en
particulier manifesté à plusieurs reprises son souhait d'obtenir un statut
avancé dans ses relations avec l'UE (moins que l'adhésion, plus que
l'association).
Les experts du Maroc et de la commission européenne sont
arrivés à finaliser, ce lundi 12 juillet 2004 à Bruxelles, les discussions sur
le plan d'action portant sur la mise en oeuvre de la politique européenne de
voisinage. "Ce nouveau cadre de voisinage constitue une première étape
opérationnelle vers l'établissement du "statut avancé" des relations du Maroc
avec l'Union [Lire].
Il faut se rendre à l'évidence et tenter de réinventer
l'Afrique. Sans vouloir sombrer dans le négativisme, force est de constater que les
différentes institutions mises en place jusqu'ici pour une sortie de la crise
ont toutes échoué dans leurs promesses de développement. Trop d'intérêts
personnels, trop de calculs individuels de
politiciens amateurs (formés sur le
tas ou improvisés, en grève avec leur dignité) rendent la dépendance de
l'Afrique toujours actuelle.
Commençons par l'échange de données et ressources
stratégiques entre pays voisins sans devoir transiter par les serveurs, satellites ou
infrastructures US, définissons une bonne fois la frontière des
Etats Unis d'Afrique.
Documentons un système d'archives centrales pour la région...
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