Mars 2008
Afrique et bonne gouvernance
Un exemple à suivre
Festus Gontebanye Mogae est le président du Botswana depuis 1998.
Après des études d'économie à Oxford, une brillante carrière dans
l'administration nationale, au FMI puis à la Banque centrale de son
pays, il a réussi à donner une image positive et respectée de l'Afrqiue.
Il fut vice-président de 1992 à 1998.
A 69 ans, il quitte librement le pouvoir fin mars 2008. Faire passer ce
pays du statut de pays parmi les moins avancés à celui de pays
intermédiaire suite à une bonne gouvernance, notamment dans la saine
gestion de la principale matière première (le Diamant), est une prouesse
en Afrique qu'il convient de relever.
Il a promis de stopper l'avancée du VIH-Sida dans son pays autour de
2016 et n'a pas vraiment réussi à réduire le chômage, surtout chez les
jeunes entre 18 et 24 ans (près de 35% pour les hommes et 46% pour les
femmes). Il restera l'un des meilleurs modèles de démocratie, de
stabilité et de bonne gouvernance politique et économique en Afrique.
Il est clair que si un chef d'Etat africain peut recevoir le prix de la
Fondation Mo Ibrahim doté de 5 million de $ US (1 million pour le prix
Nobel), Afrology suggèrerait de le donner au président sortant: Festus
Gontebanye Mogae. Il saurait certainement faire bon usage de cette manne
pour faire avancer la cause des peuples qui doivent servir de
contrepouvoir pour l'approfondissement de la démocratie, le respect des
droits humains et la prospérité économique au service des populations
dans le respect de l'environnement et de l'éthique.
Après l'actuel tenant du titre, Joachin Chissano, l'Afrique post-Mandela
est en train de retrouver au sommet des chefs d'Etat respectueux de leur
population. Faut-il rappeler que Mo Ibrahim insiste tout
particulièrement sur le fait que "rien, absolument rien n'est plus
important pour l'Afrique qu'une bonne gouvernance". Il suffit donc
d'y mettre des hommes et des femmes de valeur, et le défi africain aura
des chances d'être relevé.
Non seulement, il s'agirait d'un prix de paix et de stabilité mais aussi
et surtout de la bonne gouvernance politique et économique. Que cela
puisse servir d'exemple dans les pays où la vérité des urnes se fait
toujours attendre.
Yves Ekoué Amaïzo
Directeur du groupe de réflexion, d'action et d'influence "Afrology"
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