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Juin 2004
Compter sur soi...

"... How good and how pleasant it would be
Before God and man,
To see the unification of all Africans... "

Bob Marley 1979

Mai 2004: 60 ans après la libération française...

La population africaine en exil, entre la lutte pour les papiers, le souci constant pour les parents et la recherche d'une situation professionnelle valorisante, ne trouve pas le temps d'écrire son histoire et de la relire pour construire son présent.

On nous parlera encore longtemps des exactions nazies; aucune mention ne sera jamais faite dans les manuels d'histoire (ni même dans la fameuse liste de Schindler) de la présence de milliers d'africains et antillais dans les camps de concentration [Lire]; la participation africaine (tirailleurs sénégalais et autres) dans la guerre aux côtés des alliés est un non-événement.

L'Afrique n'a pas d'histoire, l'africain n'a pas de mémoire; l'oralité n'est plus une excuse (tous les fils du griot ont été scolarisés). Le temps n'est pas aux dénonciations ou plaintes stériles. Il est important de consigner pour les générations futures les étapes heureuses et malheureuses de la traversée, pour que subsite une trace de l'holocauste nazi avec ses conséquences sur le continent, que le syndrome Ikea-Moulin Rouge ne reste pas un simple incident de parcours [Lire], que les succès des "tirailleurs" soient enfin dévoilés et connus...

Les acteurs principaux dans les phases actuelles de l'histoire de l'Afrique exilée sont ces milliers de demandeurs d'emploi et tous ces mal-logés victimes de leurs origines ou de la couleur de leur peau. Le débat ne doit pas nécessairement être public; dans un premier temps, il s'agit d'un devoir des africains envers l'Afrique. L'unité africaine, pour devenir une réalité sur le terrain, doit commencer par un éveil des consciences. Et l'Afrique en exil doit y collaborer.

African Unite...

cause the children wanna
come home...

 



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