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Juillet 2005
Les fossoyeurs de l'Europe...

Le PS dénonce les "deux fautes" de Jacques Chirac au conseil européen de Bruxelles,
Afrology dénombre 3 fautes...

Le porte-parole du PS, Julien Dray, a en effet relevé "deux fautes" commises selon lui par Jacques Chirac lors du conseil européen de Bruxelles. "L'Europe se trouve aujourd'hui devant la plus grave crise qu'elle ait connue", a-t-il déploré, réclamant des "initiatives" de relance.

"Il y a eu deux fautes commises dans la négociation par le président de la République, qui ont conduit à cette situation d'impasse et de blocage", a-t-il estimé lors d'un point de presse. La première a été "le refus d'augmenter le budget européen" et la seconde "d'avoir sanctuarisé la politique agricole commune en fermant toute possibilité de discussion". "L'Europe, à ce stade, se trouve sans institutions et sans budget. Le risque majeur, c'est que dans les semaines à venir, avec la présidence anglaise, il y ait la mise en place de ce que nous pourrions appeler le 'plan B' de Tony Blair, c'est-à-dire celui d'une Europe de libre circulation des capitaux et de plus grande flexibilité", a mis en garde le député de l'Essonne. "De cette crise peuvent naître tous les délitements possibles".
 
Pour y remédier, M. Dray a indiqué que le PS, représenté par son Premier secrétaire François Hollande, proposera des "initiatives communes" pour "relancer la construction européenne". Le PS a beau jeu, après avoir réveillé les morts du parti pour soutenir Chirac.

A bien y regarder, l'analyse complaisante du PS fait l'impasse sur une autre erreur fondamentale de Chirac: sa politique internationale hasardeuse (voir les maladresses dans le dossier chinois). Tony Blair a dit, bien avant son nouveau mandat, sa préoccupation (certes soudaine et peut-être calculée) pour les populations africaines dans leur difficile intégration au sein de l'économie mondiale. Chirac pour sa part, semble faire fi de ce cri et continue une politique de noyautage systématique des programmes de développement socio-économique du continent. Même s'il s'agit de voeux pieux, il aurait fallu tenter de s'inscrire dans cette dynamique nouvelle de Blair.

Nous assistons ici à un épilogue important, lequel transpose dans le présent les méthodes de colonisation des deux grandes puissances[Lire]. L'Afrique compte dans le débat sur l'Europe, et Chirac a laissé le soin à Tony Blair de trouver un début de partenariat auprès de Georges Bush. Ni le PS, ni la France ne peuvent changer le cours de l'histoire; le paternalisme de Chirac a de quoi choquer, même outre-manche. Pour remédier à la crise, ne faudrait-il pas penser à une démission comme initiative de relance?

Afrology 


F-X Verschave



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