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L’Afrique peut-elle se développer par l’exportation ?
Il s’agit dans cet article d’explorer l’impact des exportations sur le développement des pays africains.
 

Le commerce international est devenu depuis quelques années, surtout avec le développement fulgurant des transports une variable importante dans l’économie contemporaine des Nations du monde. Il permet aux pays à revenu élevé de soutenir et renouveler leur tissu industriel en se gardant la maîtrise de l’innovation. Aux nouveaux pays émergents ,de tirer des ressources nécessaires à leur expansion économique sur le plan mondial.

Si par le passé, le commerce international [1] a joué un rôle décisif dans la naissance et l’expansion du capitalisme au niveau mondial. Et qu’il continue d’être un moyen essentiel du développement de plusieurs nations d’Asie notamment ce que l’on appelle les NPI (Nouveaux Pays Industrialisés) tels l’Inde, la Chine, la Corée du Sud et même le Vietnam.

Peut-on dire la même chose pour les pays d’Afrique qui exporte la quasi totalité de ses matières premières brutes?
Pour pouvoir répondre à cette interrogation, il serait utile de procéder à l’analyse des variables suivantes :

1- La part des exportations africaines dans le commerce mondial ;
2- les Avantages de la spécialisation et leurs limites ;
3- la variabilité de la demande extérieure ;
4- la dépendance des exportations vis-à-vis des cours boursiers ;
5- l’opposition production contre immatériel ;
6- les effets des exportations


1. Quelle est la place du commerce international dans les économies africaines ?

Une analyse historique des chiffres du commerce international ainsi que ses flux induits, fait constater une corrélation entre les chiffres d’exportation et le développement industriel d’un pays. C’est ce qui ressort pour expliquer le développement des pays comme la Chine ou l’Inde en dehors des pays déjà développés. Pour la plupart de ces pays leur croissance économique semble être liée à leur part de marché importante dans le commerce mondial. C’est par exemple le cas de la Chine 8,2% ou de l'Allemagne 9,2%

En ce qui concerne l’Afrique, dans les années 1950 à 1970 sa part dans les exportations mondiales est passée de 7% à 5%, , puis de 5% en 70 à près de 2,3% en 2007 tandis qu’elle détient les trois quart des matières premières de la planète. Elle a perdu plus de la moitié des parts du marché mondial qu’elle détenait, mais ses exportations en volume n’ont pourtant pas régressé. Surtout celles de matières premières comme le pétrole, le gaz ou les minerais qui n’ont cessé d’augmenter, tandis que la part des produits manufacturés a baissé. Elle occupe une place marginale dans le commerce international.

La faible part de l’Afrique dans le commerce mondial est due à la structure et nature des biens qu’elle exporte. C’est essentiellement des matières premières issues de l’industrie extractive et des produits agricoles qui ne peuvent pousser que sous le climat tropical humide comme le café, le cacao, huile de palme, la canne à sucre et coton par exemple.

Ce qui fait que l’Afrique est très peu présente sur le marché mondial des produits manufacturés et des services. Selon le rapport 2007 de la banque mondiale, ses exportations des marchandises et services étaient estimées pour 2005 à près de 245, 262 milliards de dollars contre 319, 552 milliards de dollars en importation de mêmes produits. Quand l’Allemagne a exporté pour plus de 1400 milliards de dollars en 2007.

Selon certains experts, cette faible part de l’Afrique dans les exportations mondiales explique son faible PIB/habitant à (803 dollars US) contre 35 433 dollars US pour l’Allemagne premier exportateur mondial avec un PIB de 2915,867 milliards de dollars US, ou bien celui de la Chine autre grand pays exportateur qui a un PIB/habitant de 2013 USD pour un PIB de 2644,642 milliards USD.
La part du commerce exterieur dans le PIB de l'Allemagne était de 75,3% en 2005, dans celui de la Chine de 69,7%, Brésil 26,4%, l'Inde de 43,6%.

Selon le même rapport 2007 de la Banque mondiale la part des exportations dans la balance des ressources qui était en 2005 de 2,2 % pour les pays d’Afrique subsaharienne, la évolué de la manière suivante : Entre 1980-89 de -1,4%, entre 1990-1999 de -1,5% et entre 2000-05 de +1,9%
Il faut noter que le taux positif est dû à la flambée des prix des matières premières extractives comme le pétrole et les minerais.

Comme solution, les grandes institutions de développement ont préconisé que l’Afrique devait développer son économie par un accroissement de ses exportations avec le monde extérieur, ceci en faisant référence à une approche du développement par l’exportation. Celle-ci trouve son essence dans les théories des avantages comparatifs et des coûts de production d’un produit dans un pays donné par rapport à un autre.


2. Avantages de la spécialisation et limites

Examinons quelles sont les avantages et limites de l’approche fondée exclusivement sur le "tout exportation" et en contrepartie le "tout importation".

Selon les tenants de cette thèse depuis les classiques et les néo-classiques, un pays aurait avantage à se spécialiser dans l’industrie où elle a un avantage concurrentiel et une dotation factorielle importants. C’est pourquoi, dans les années 1960, le FMI et la Banque Mondiale avaient recommandé aux pays africains (manquant d’investissement) d’abandonner l’investissement dans l’agriculture vivrière pour se consacrer à l’extraction minière et la mono-agriculture des produits d’exportation (café, coton, cacao, palmiste par exemple) afin d’avoir des devises leur permettant d’acheter ailleurs notamment aux Etats-Unis, à l’Europe et à l’Asie ses denrées alimentaires (riz, blé, huile, volailles, viandes bovines, sucre, farine, maïs) qui étaient à des prix très bas par rapport au marché local.

Comme avantage de la spécialisation, on peut citer pour l’Afrique un climat favorable à la culture de certains produits agricoles, l’abondance des minerais et réserves énergétiques. Ces deux secteurs avaient la faveur des investissements étrangers car leur vente se faisaient sur les marchés extérieurs.

Un des avantages de la spécialisation à partir de la dotation factorielle est que le pays a très peu de concurrents, c’est le cas par exemple des fleurs notamment de la rose kenyane sur le marché européen. Ici la performance des exportations kenyanes est que les pays européens ne peuvent pas produire la même rose à moindre coût hors des périodes d’été.
Mais on sait depuis lors qu’elle commence à être concurrencée par la production indienne (qui a le même climat) ce qui limite ses performances. Cela oblige à une adaptation dynamique de la filière, demande du temps et de l’anticipation, ce qui n’est pas toujours fait en Afrique

Un autre avantage concurrentiel est celui qu’un pays a accumulé au fil des années en ce qui concerne la notoriété et la fiabilité sur un produit. Cela concerne surtout les produits manufacturés ou des services spécifiques. Ainsi, un pays pour exporter doit avoir une main d’œuvre qualifiée surtout de très bon marché. Les limites africaines sont que le continent dispose de main d’œuvre abondante mais pas très qualifiée.

La crise alimentaire actuelle a mis en évidence les limites de cette option économique.

L’Afrique importerait toute son alimentation contre une exportation spécialisée en matières premières extractives et minières essentiellement. Ce qui accentue son appauvrissement et la rend dépendante à près de 95 % du monde extérieur.
Elle subirait à cet effet de manière forte les conséquences induites sur les prix alimentaires par l’envolée record des cours du pétrole et les restrictions d’exportation, mises en place par la Chine, l’Inde, et le Vietnam pour le riz par exemple. Le principe de tout importer ou de tout exporter présente alors de sérieuses limites et pose le problème, chez les dirigeants africains, de l’absence de développement des capacités productives et de manque de prise de conscience à soutenir des stratégies de développement industriel basées sur la création des filières et des infrastructures économiques et financières dynamiques.

Or la capacité des pays africains à transformer la structure de la production pour l’adapter à une demande changeante est limitée. Les transformations structurelles prennent du temps et surtout demandent des investissements importants que l’Afrique ne semble pas posséder encore. Elle fait recours aux IDE (investissements directs étrangers) qui sont très sélectifs car les seuls investissements étrangers qui arrivent sur le continent vont, dans leur grande majorité, vers le secteur des industries extractives (pétrole, Gaz et mines). Ces IDE concernent essentiellement 4 à 5 pays (Afrique du Sud Algérie, Angola, Nigeria, Soudan) tous des pays pétroliers ou gaziers.

Aussi, la spécialisation peut vite atteindre des limites quand le transport et/ou l’emballage d’un produit est plus cher que le produit lui-même et le rendant moins compétitif sur le marché mondial. C’est souvent le cas pour les produits agricoles africains, surtout lorsque les premiers segments du processus de transformation industrielle se font en Afrique.

3. La variabilité de la demande extérieure

En ce qui concerne le commerce mondial, la demande extérieure qu’un pays exportateur peut recevoir est variable, celle-ci repose sur les paramètres suivants :

a) Pour un produit qu’un pays africain exporte, la quantité de la demande internationale qu’il reçoit serait fonction de l’offre mondiale. De manière générale, cette demande ferait face à la concurrence d’autres pays producteurs du même produit. C’est par exemple le cas pour le café et/ou le cacao, où on a les offres du Brésil et de l’Indonésie qui concurrencent sérieusement les exportations des pays africains exportateurs de ces produits. Ces deux pays du fait de la structure de leur production offrirent des facilités d’approvisionnement sur le marché mondial.

b) La nature de la demande influe sur les quantités que les pays exportateurs seraient capables de satisfaire. La Chine par exemple n’a pas une grande demande pour des produits comme le café, l’arachide ou le cacao. Elle semble être intéressée par d’autres produits agricoles entrant dans la production de viande et contribue plus à orienter la production agricole mondiale vers une fourniture de soja et/ou de maïs dont elle a besoin pour sa production de volaille et de viande rouge. Tout cela à la suite des changements dans les habitudes alimentaires des citoyens chinois qui se sont mis à consommer plus de viande. En revanche la forte demande chinoise en acier, en accumulateurs énergétiques, en chauffage, en besoin de transport, a fait respectivement augmenté, au point de battre des records, les cours du fer, du plomb, du charbon et du pétrole. Et de ce fait tous les gisements miniers qui, les années auparavant, apparaissaient non rentables le deviennent aujourd’hui. Ce qui laisse supposer que ces gisements pourraient redevenir déficitaires du jour au lendemain si les besoins chinois venaient à décroître.

c) Elle est aussi fonction du coûts des transports. Ces derniers dépendent pour l’essentiel du prix du baril de pétrole, des coûts portuaires et de ceux du fret (maritime ou aérien).

d) Elle dépend aussi de la conjoncture mondiale des cours (qu’ils soient réels ou spéculatifs). En dehors des marchés spéculatifs, le taux de change des monnaies de référence du commerce mondial ou de la monnaie du pays qui demande le produit influe sur les prix donc sur les quantités demandées.

On peut donc affirmer que les pays exportateurs sont tributaires de la demande mondiale. Il suffit qu’au niveau mondial que les comportements de consommation et la demande, pour un produit qu’un pays (africain) a l’habitude d’exporter, changent radicalement pour que les investissements structurels faits pour le produire rencontrent des difficultés en terme de retour sur investissement.

4. Les produits d’exportation sont de plus en plus dépendants des cours boursiers

Un nouveau phénomène est la spéculation, les marchés boursiers se ruent actuellement sur le cours des produits alimentaires de première nécessité depuis la sécheresse de 2006 en Australie et la crise immobilière aux Etats-Unis ayant conduit au mini krach boursier d’août 2007.

Les politiques économiques de libre-échange préconisées par les grandes institutions financières et l’OMC c’est-à-dire de « laisser-faire le marché mondial » ont conduit à une baisse de l’offre mondiale. Les agriculteurs du monde mis en concurrence ont vu leurs prix baisser, à cause des coûts d’investissement élevés qui rendaient l’activité non rentable. Beaucoup ont cessé leur activité entraînant une baisse conséquente de la production.
La rareté de l’offre créant le prix élevés.

Et depuis lors toutes les bourses mondiales se sont mises à spéculer à la hausse sur les produits agricoles. Le marché mondial des matières premières de Chicago (CBOT) a vu son volume de transactions augmenter de près de 17%. En France par exemple, une partie de la hausse du prix du blé de 2006 est du à l’arrivée de nouveaux spéculateurs sur le Matif. Début octobre 2007 le prix du blé en France avait augmenté de 86% entre 2006 et cette date. Les grands groupes de spéculateurs de la bourse française se sont tournés vers les produits agricoles.

Ils spéculent sur les cours du blé, du riz, du soja, du maïs, du tournesol et d’autres denrées de premières nécessité, créant une augmentation artificielle des prix. Ils jouent sur l’évolution des stocks des céréales et autres produits agricoles, et avec des instruments de levier important, parient à la hausse des prix. C’est ce qui se passe aussi avec le pétrole où en réalité il n’y a pas pénurie de l’offre, mais les spéculateurs anticipent sur une pénurie dans 30 ans.

Le marché de la bourse décide ainsi quel produit doit bénéficier des investissements. C’est le positionnement à la hausse des spéculateurs, sur les matières premières qui font bouger les prix à la hausse comme à la baisse.


5. Production contre espace immatériel

Ces dernières années les places boursières (Londres, New York, Chicago, Paris, New Delhi, Tokyo…) ont pris une influence, de plus en plus, prépondérante dans la direction de l’économie. On est sorti de l’industrie réelle pour entrer dans le virtuel, on spécule sur ce qui n’existe pas. Cela est rendu possible par les capacités de calcul plus rapides et phénoménales des ordinateurs, et les possibilités de communication facilitée par l’Internet. Dans cette configuration, une spécialisation structurelle de l’industrie en fonction de la demande actuelle est une sérieuse prise de risque, et un pari sur le comportement des spéculateurs de la bourse.

Ce n’est plus le produit en lui même qui fixe son prix, le match production contre espace immatériel se fait de plus en plus fort. C’est sa virtuelle rareté qui crée son prix.

La conjoncture des cours mondiaux de chacun des produits mis sur le marché mondial peut inciter à l’arrivée de plusieurs producteurs d’un même produit, ce qui ferait baisser les prix.


6. Effets d’exportation augmentent les importations.

Selon Morris Goldstein et Khan, l’effet positif des exportations sur la croissance économique dépend du niveau de développement, tant pour des pays en développement que pour des pays développés.

Celui-ci détermine la nature des biens à exporter d’où une spécialisation accrue pour des pays moins développés dans l’agriculture et les industries extractives qui demandent moins de technologie. Souvent ces derniers n’ont qu’un ou deux produits à proposer au marché mondial. Les Pays développés quant à eux, diversifient leurs exportations.

C’est le cas de l’Allemagne qui, en 2007, a occupé la position de premier pays exportateur mondial avec 969 milliards d’euros contre 841 milliards pour la Chine deuxième pays mondial. Elle doit cette première place, au niveau très avancée de son économie qui exporte essentiellement des machines-outils pour équiper les usines dans le monde, des voitures (Audi, Mercedes, BMW, Volskwagen, Opel, Porsche…), de la Chimie et de la haute technologie. Ce type de produits est à l’abri des évolutions brusques des prix, et correspond exactement à ce que Morris Goldstein et Mohsin S. Kahn décrivent à propos des performances en export des pays développés.

Ils expliquent sur la base des statistiques que l’évolution des prix est très faible pour les biens du secteur alimentaire et du secteur de l’énergie. On avait même connu pour le passé une baisse tendancielle des produits alimentaires depuis le 19 XIX eme siècle du fait de l’ouverture à la concurrence mondiale des marchés nationaux et de la levée des barrières douanières. Cette analyse était basée sur les variables qui entraient en ligne de compte pour fixer un prix (comment était fixé le prix à l’exportation d’un produit)

Les exportations des produits miniers et surtout les surplus générés et investis selon un mode de gouvernance discutable ont des effets pervers sur les exportations-importations dans plusieurs pays africains. Il arrive même que l’Afrique pour exporter soit obligée d’importer. Ce qui rend leurs produits non compétitifs surtout en ce qui concerne la plupart les produits de biens manufacturés et agricoles exemple pour produire du coton les pays producteurs sont obligés d’importer des engrais, car l’Afrique ne fabrique pas d’engrais chimique.

Dans plusieurs pays d’Afrique, le secteur de l’extraction où la transformation industrielle n’a pas lieu sur place a cannibalisé des pans entiers de l’économie nationale surtout à l’heure des cours record du pétrole et des mines. Cela posant des problèmes structurels qui augmenteraient le recours massif pour ces pays aux importations.

Toutefois, les effets de la croissance des exportations peut favoriser les investissements étrangers directs et les entrées de capitaux étrangers. Encore faut-il que les choix stratégiques des secteurs et des produits ne se heurtent pas à la concurrence mondiale. L’exemple des produits agricoles est intéressant.


Conclusion

Les limites de la spécialisation des exportations se révèlent au travers de l’instabilité des recettes d’exportations. Le choix stratégique de spécialisation de l’Afrique sur les produits d’exportation sans transformation industrielle a été une erreur. La productivité agricole autour des produits vivriers n’a pas été promue. Il ne faut pas s’étonner que cela ait pu entraîner sur l’ensemble des économies pauvres une instabilité politique et sociale qui en retour conduit à ouvrir le champ à des pauses dans l’investissement productif en Afrique.

Un pays qui se spécialise dans un produit, doit avoir non seulement les capacités de production, de financement et d’organisation efficiente pour pouvoir influer sur les prix des produits d’exportation, mais aussi un marché intérieur capable d’amortir une baisse conjoncturelle de la demande extérieure. C’est ainsi que les USA et la Communauté européenne ont subventionné leurs exportations afin d’accroître leur part du marché mondial.

L’analyse des relations d’impact qui existent entre le commerce mondial, et le développement économique pour les pays en développement plus particulièrement africains appelle à des nuances car la situation économique de la plupart de ces pays relève beaucoup plus des problèmes de gouvernance politique et économique que du niveau de curseur de chacune des variables


Mouélé Kibaya
Architecte DPLG et diplômé des sciences économiques
29 avril 2008

 


1. Le libre échange se répand au XIX e Siècle à partir de 1846 date de l’abrogation en Angleterre des célèbres Corn Laws des lois qui protégeaient les producteurs de blé. A la fin des années 1870 l’Europe est progressivement touchée. Malgré le protectionnisme qui va sévir de 1880 à 1913 et les efforts de guerre durant la première guerre mondiale de 1914-1918, la SDN demande en 1927 la suppression des dispositifs de protectionnisme.

Références notes :
-« African development Indicators 2007 » Banque Mondiale octobre 2007

- "World delopment Indicators 2007" Banque mondiale octobre 2007.

- "world economic outlook Database" Fond Monétaire International

-« Le commerce international » par Michel Baltiau éditions Ellipses 2002 Paris

-« Impost compression and export performance » Morris Goldstein et Mohsin S. Kahn in « the review of economics and statistics vol 70 N°2 (may 1988) » page 315-321

-les échos.fr du 08 février 2008

- « Income and price effects in foreign trade » Morris Goldstein et Mohsin S. Kahn in “the handbook of international economicsvol. 2, international monetary economics and finance / North-Holland Amsterdam New York-Oxford 1985.


- Statistiques du commerce mondial 2007 Organisation Mondiale du Commerce


Mots clés : Afrique ; exportations ; commerce ; macroéconomie internationale ; développement



Mouele Kibaya


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