Pourquoi l’amitié judeo-noire

« Si tu diffères de moi, frère, loin de m’offenser tu m’enrichis… »
(Saint-Exupéry)

Face à la crise d’identité que manifeste aujourd’hui la France, il est important que la société civile plurielle, et les associations qui la représentent, tiennent un rôle d’avant-garde dans la résolution des conflits de mémoires.

Ainsi, si les populations françaises revendiquent aujourd’hui la reconnaissance des souffrances passées (celles de la colonisation, celles de l’esclavage); en même temps et par la volonté de ses membres engagés dans des associations, ces populations initient, pour l’avenir, d’autres changements subjectifs dans la manière dont se pense la société française.

On en donnera pour exemple le travail de l’Association Amitié Judéo-Noire.

L’Amitié Judéo-Noire souhaite faire en sorte qu’entre peuple juif et peuples noirs, africains et antillais, la connaissance, la compréhension, le respect et l’amitié se substituent aux malentendus et aux manifestations d’hostilité.

En Français, nous nous dénommons « Amité Judéo-Noire ».

En Anglais, nous sommes « the Black & Jewish Alliance of Friendship ».

L’Amitié Judéo-Noire est une association internationale basée en France; nous serions très heureux de devenir un modèle pour d’autres organisations affiliées et/ou associées hors de France, basées sur les mêmes idéaux.

Au sein de l’Amitié Judéo-Noire, nous voulons, par un dialogue fraternel et par une coopération active et amicale, travailler sur l’histoire et la mémoire du peuple juif et des peuples noirs, africains et antillais, et à combattre l’antisémitisme et le racisme dans toutes leurs manifestations.

Nous excluons de notre activité toute tendance au syncrétisme et toute espèce de prosélytisme.

Nous ne visons aucunement à une fusion des opinions, qui doivent rester diverses et variées.

Nous ne réclamons de personne aucune abdication ni renoncement à ses attaches ancestrales ;

mais nous attendons de chacun, dans la conscience de ce qui distingue et de ce qui unit Juifs et Noirs, une entière bonne volonté, une totale loyauté d’esprit dans la recherche, en même temps qu’un rigoureux effort de vérité.

En toutes circonstances et face à tous les bonimenteurs et autres falsificateurs de la Vérité, nous souhaitons rappeler l’ancienneté des bonnes relations entre nos peuples.

En effet, plus de deux millénaires témoignent d’échanges ancestraux sur les plans économique, littéraire, artistique, musical, scientifique, agronomique ou culinaire.

Nous nous devons d’établir un pont de concorde, de tolérance et d’amitié, au-delà des incompréhensions mutuelles. Parce que pour nous, pour nos peuples souvent victimes et minoritaires, issus de l’esclavage et de l’émigration, les dates du 14 juillet 1789 en France, et de la proclamation de l’émancipation des Noirs aux États-unis, ont une véritable signification en tant qu’avènement des droits de l’Homme et du Citoyen, ce qui veut aussi dire droits de la Femme et droits de l’Enfant,

  • Parce qu’aussi, vivre ensemble en paix selon les principes de la République relève d’une profonde volonté commune et non d’une utopie,
  • Parce qu’être tolérant et ouvert, c’est d’abord tendre fraternellement la main vers l’autre tout en cultivant sa différence et son identité,

Nous entendons construire l’égalité dans la diversité culturelle, sachant que les valeurs de la République peuvent nous garantir cette chance.

Amitiejudeonoire.com est un nouveau média destiné à informer et à apporter au public une information originale et de qualité sur les Peuples Juif et Noirs sortant des schémas de pensée traditionnels et du« politiquement correct ».

Notre équipe de journalistes indépendants souhaite démontrer que nous partageons, par-delà notre couleur de peau et nos traditions respectives, les mêmes valeurs morales, basées sur le bien-être de toute l’Humanité, sans distinction de race, de religion ou de culture.

En tant que média apolitique, à but non lucratif, nous souhaitons fournir une information provenant de sources qualifiées et diverses, sans parti pris aucun. Ceci dans le cadre de critères moraux et intellectuels en respectant les règles éthiques journalistiques, séparant clairement les nouvelles et les points de vue. Les informations seront fournies avec la citation des sources et le respect d’une certaine confidentialité si les sources d’information le demandent. Notre rôle de média est d’informer, chaque fois que, dans l’actualité, nous observons des injures ou actes racistes d’où qu’ils viennent et quels qu’ils soient, anti-noirs anti-juifs ou à l’égard de quelque autre minorité.

Ces valeurs morales et de respect de l’autre nous sont d’autant plus chères qu’elles seules peuvent assurer la cohésion nationale qui s’effrite de nos jours ; elles seules permettront de vivre en harmonie dans le respect mutuel et de continuer à faire de notre pays ce modèle de liberté, d’égalité et de fraternité tant envié. Nous souhaitons aussi être un média d’ouverture et de proposition capable d’intervenir sur le terrain auprès de nos institutions et responsables politiques et/ou d’autres médias ; surtout, nous voulons, chers lecteurs internautes, vous donner la parole, chaque fois que cela sera possible et/ou nécessaire.

Comment l’association est née

Voilà maintenant près de dix ans qu’un groupe de juifs, de noirs et de juifs-noirs vivant en France souhaitait que la rencontre de leurs identités soit plus exposée. Mais ce n’est qu’en 2004 que ces rapprochements se sont concrétisés sous la forme de l’association Amitié Judéo-Noire, sur le modèle de la relation amicale qu’entretenaient ses fondateurs.

L’association a rapidement développé ses activités. Les projections de films ont attirés plusieurs centaines de personnes, comme celle du documentaire Black Israël de Maurice Dorès, qui présente, à travers des itinéraires personnels, les convergences et les divergences entre les juifs et les noirs.

L’Amitié Judéo-Noire s’est ensuite attachée à problématiser, dans ses colloques, les points de rencontres entre les deux populations. Ainsi, les universitaires Assumpta Mugiraneza et Joel Kotek présentèrent les caractères communs aux génocides des Juifs, en Europe, et génocide des Tutsis en Afrique.

Dans la lutte contre les discriminations, également, l’Amitié Judéo-Noire utilise la fraternité qui lie les deux peuples pour porter de nouvelles formes de revendications sociales.

Edouard Guershon, vice-président de l’association, a été ainsi admis au Conseil Représentatifs des Associations Noires (CRAN) pour proposer de nouvelles mesures visant à éliminer les barrières à l’intégration.

Enfin, l’Amitié Judéo-Noire développe une nouvelle vision des relations entre citoyens dans l’espace républicain. Sans pour autant promouvoir l’existence de communautés imperméables les unes aux autres, comme c’est le cas aux États-unis, l’association est prête à reconnaître la diversité ethnique et culturelle qui compose la société française. Les réflexions de l’historienne des idées Diana Pinto et du professeur Laurence Thomas, de Syracuse University (New-York) partent toutes deux d’une même constatation : l’avenir de la République se fera à partir d’une prise en compte de l’Autre citoyen, ou ne se fera pas.

Comme le disent les Sages du Talmud, le monde entier est un pont trop étroit, et le principal est de ne pas avoir peur. Nous rajouterons que c’est aussi d’avancer l’un vers l’autre sur ce pont.

Comme la Sagesse africaine nous l’apprend, entre de vrais amis, même le fait de boire de l’eau ensemble a une saveur délicieuse.

Notre Bureau est composé de :

Cheik Doukouré est réalisateur. Lorsqu’il arrive en France en 1964, il est admis au Cours Simon, suit des études de Lettres modernes à la Sorbonne puis les cours du Conservatoire de la rue Blanche. A partir des années 70, il tourne avec Audiard, Mocky, Girod et joue, au théâtre pour Hossein, Mocky, Chéreau. En 1991, Cheik Doukouré réalise son premier film « Blanc d’Ebène », puis « Le Ballon d’Or », produit par la maison de production guinéenne qu’il fonde, Bako Productions. Dans son dernier film, « Paris selon Moussa » (2003), Cheik choisit de montrer à travers une histoire tendre et des tableaux sans concession, les situations auxquelles sont confrontées les immigrés en France.

Yves Moussa, webmaster, médecin et écrivain, militant de longue date d’associations humanitaires et antiracistes, il est notamment proche d’associations telles que la Licra et Sos-racisme.

Laurence Thomas, enseigne la philosophie et la science politique à l’Université de Syracuse (New-York). Il est l’auteur de “Vessels of Evil” : American Slavery and the Holocaust (1993) et “The Family and the Political Self” (2006)

Diana Pinto, historienne, née d’une famille juive italienne, éduquée aux États-unis et vivant en France. Diplômée et Docteur en Histoire de Havard, elle est l’auteur en France de « Entre deux mondes » (Odile Jacob, 1991). Adolescente, elle a connu de près l’euphorie du « Civil Rights Movement ». A Atlanta et autour de Martin Luther King, sa mère enseignait à Morehouse, l’une des plus prestigieuses universités noires américaines. Elle a aussi connu les tensions entre Juifs et Noirs qui s’en sont suivies. Elle souhaite que les erreurs du passé ne se répètent pas France. Spécialiste du pluralisme démocratique, ancienne Consultante auprès du Conseil de l’Europe pour la Société Civile en Europe de l’Est. Elle est l’auteur de nombreuses publications sur la nouvelle présence juive dans l’Europe pluraliste d’après 1989. Elle voit à travers ce dialogue, pour toutes les autres identités minoritaires, dans une nouvelle res publica pluraliste, un modèle à la fois respectueuse des valeurs universelles, des identités religieuses et culturelles.

Maurice Dorès, est directeur de recherche au département d’Ethnologie de l’Université de Paris VII et documentariste. Ayant vécu plusieurs années en République Centrafricaine et au Sénégal, il est l’auteur de « La Beauté de Cham », « Mondes juifs » ouvrage dans lequel il souligne les convergences et les divergences entre les Juifs et les Noirs. Il a également présenté ces relations au travers d’itinéraires personnels dans son film Black Israël. A travers son œuvre, Maurice Dorès nous fait comprendre que l’intensité des relations entre les Juifs et les Noirs dépend autant de données objectives que des réactions émotives produites par l’épreuve des oppressions passées et présentes.

Guershon Nduwa, est éducateur spécialisé. Il a été fonctionnaire au Ministère des Affaires Sociales à Kinshasa et travaille aujourd’hui pour Médecins sans Frontières. Né au Congo dans une famille de sept enfants, il se rend en 1988 en Israël pour suivre des études en civilisation hébraïque. Il y découvre l’amitié des Israéliens et entreprend un long cheminement spirituel au travers de l’apprentissage du judaïsme. Juif et Noir, Guershon milite aujourd’hui pour développer, dans l’espace républicain français, les valeurs portées par l’humanisme, l’esprit de tolérance et de paix.

Mariam Kaba, est actrice. Sa beauté lui a valu d’être pendant quatre années à l’affiche de l’Afrika Film, festival de Louvain en Belgique. Sous le regard de Cheik Doukouré, Mariam a tourné dans « Blanc d’Ebène », le « Ballon d’Or » et « Paris selon Moussa ». A travers son œuvre cinématographique, elle cherche à transmettre l’esthétique africaine aux générations futures.

Eve Gani, coordonne les activités culturelles de Columbia University à Paris. Fidèle aux institutions qui transmettent une mémoire conservée, elle a participé au développement des programmes éducatifs de l’Alliance Israélite Universelle. Souhaitant travailler la mémoire oubliée, elle a recherché avec la directeur artistique Laurent Roth, des films datant de l’été 1939 pour la création du drame lyrique Miniane, Summer 39. Elle puise aujourd’hui dans la mémoire de sa propre famille, coopérante en Afrique et juive, le désir d’accompagner par une écriture personnelle et le projet collectif de l’Amitié Judéo-Noire, l’histoire du temps présent : celle d’un dialogue entre populations juives et noires.

Yves Avigdor, employé de banque, militant de longue date, tant à l’Amitié Judéo-Noire, Judéo-Chrétienne que dans des associations humanitaires et anti-racistes telles que la Licra.

Nous contacter :

Site web http://www.amitiejudeonoire.com

L’ Amitié Judéo-Noire:

Informations générales: amitiejudeonoire@free.fr
Adhésions: Edward Nduwa : guershonn@yahoo.fr
Développement: Eve Gani: evegani@yahoo.co.uk

France :

*Amitié Judéo-Noire Ile de France :
Alexandre Feigenbaum : feigenbaum.alexandre@wanadoo.fr

Amitié Judéo-Noire Nord :
Sewa W. LASSEY : abec_nego@caramail.com

Belgique:

Amitié Judéo-Noire Bruxelles
(contact à venir)

États-unis

Amitié Judéo-Noire New York
Contact : Pr Laurence Thomas : lmathomas@gmail.com

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