Les premières démocraties en Afrique Noire

Soundiata, Roi des Rois de l’Empire du Mali,

L’histoire récente de la traite négrière en Libye nous interpelle et fait renaître un débat oublié sur la question culturelle. L’Afrique Noire, en quête d’identité, s’inspire des réussites et des échecs de l’Occident, créant de ce fait un système social hybride très souvent indigeste. Il s’agit là d’un phénomène assez rare dans l’univers, et que le groupe Afrology a toujours dénoncé. Aucune Nation, en effet, n’a pu jusqu’ici se construire sur les valeurs propres à un autre peuple. Le miracle japonais est là pour en témoigner.

Dans une Afrique aujourd’hui colonisée par les sectes et les églises occidentales, nous découvrons la force des confréries dans une organisation sociale très structurée avant la déconstruction par la modernité. A partir du moment où l’Afrique a accepté sa décomposition en Ethnies, elle a signé la fin de son développement. Si “l’historicité constitutionnelle des sociétés africaines sous-entend l’historicité des sociétés africaines”[1], nous pensons que toute l’organisation sociale repose sur la même histoire des empires africains.

L’Afrique Noire est-elle en dehors de l’Histoire?

Des origines précoloniales

L’histoire de l’Afrique (déniée par certains groupes incultes), dont l’élite du continent semble avoir honte, est totalement méconnue quoique d’une richesse infinie. C’est dans cette Afrique sub-saharienne que se sont pourtant développés des empires et des royaumes médiévaux les plus impressionnants, avec des organisations sociales y correspondant. C’est ainsi que 600 ans (six siècles) avant la genèse des droits de l’homme en France, Soundiata a légiféré sur des sujets aussi actuels que la prévention des conflits, les droits de la femme, la préservation d l’environnement, le développement socio-économique.

Angleterre 1215: Début de la Grande Charte… Même époque, autre lieu: le Manding (dans la Guinée) dirigé par le roi Naré Maghann Konaté à qui un chasseur prédit un grand roi dans la progéniture dan sson union avec une femme laide. Il va ignorer la prédiction de l’oracle et continuer sa vie jusqu’à sa rencontre avec Sogolon Kondé du pays de Do. Il auront plusieurs enfants dont un fils Soundiata. À la mort de son père, Soundiata est obligé de s’exiler au Royaume de Mena dans lequel il grandit et se forma aux armes, aux côtés de la puissante caste des chasseurs, pendant que le puissant roi-sorcier du Sosso envahissait le Manding.

Lorsque Soundiata fut enfin assez grand et entraîné, il rassembla des guerriers et partit à la reconquête de son royaume en rassemblant les armées de différents petits royaumes, ce qu’il réussit à faire en remportant, en 1235, la bataille de Kirina. Les royaumes réunis constituèrent l’Empire du Mali dont Soundiata Keïta devient « Mansa », ce qui signifie « Roi des rois » vers la fin de l’année 1236 [2].

L’UNESCO va inscrire en 2009 « la Charte du Mandén proclamée à Kouroukan Fouga » sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l’humanité, introduisant une confusion entre deux textes très distincts qui ont fondé le nouvel empire du Mali.

Le premier texte: la Charte du Manden ou le serment des chasseurs

Initiée principalement par la confrérie des chasseurs (en tenue blanche fermée avant l’heure), proclamée par Soundiata au moment de son intronisation comme empereur du Mali en 1222, cette charte est la première déclaration des Droits de l’Homme, elle a une vocation universelle. Elle est souvent reprise comme référence dans de nombreux articles juridiques et des travaux en loge. Elle aurait pu servir de modèle à bien de constitutions du continent africain, en lieu et place des photocopies actuelles du modèle occidental.

Cette charte repose sur de principes comme le respect de la vie humaine, la liberté individuelle et la solidarité et s’oppose à l’esclavage qui était devenu courant en Afrique de l’ouest. L’abolition de l’esclavage, contrairement à une certaine histoire, fut l’œuvre de Soundjata Keïta. Le texte comporte sept articles de tendance libérale évidente :

  1. « Toute vie est une vie » : égalité entre les hommes.
  2. « Tout tort causé à une vie exige réparation » : droit à réparation et responsabilité de ses actes.
  3. « Que chacun veille sur son prochain » : respect des droits individuels et solidarité.
  4. « Que chacun veille sur le pays de ses pères » : principe écologique de sauvegarde de la terre et des peuples qui la composent, principe du capital.
  5. « La faim n’est pas une bonne chose » : principe de dignité de l’homme par l’autonomie alimentaire.
  6. « L’essence de l’esclavage est éteinte ce jour » : principe de liberté et de propriété qui commence par la propriété de sa propre vie.
  7. « Chacun dispose désormais de sa personne ; Chacun est libre de ses actes ; Chacun dispose désormais des fruits de son travail » : principes de liberté et de propriété.

Tel est le serment du Mandingue à l’adresse des oreilles du monde tout entier. A lire, à retenir et à méditer.

Le second texte: la charte du Kouroukan Fouga [3]

La Charte de Kurukan Fuga ou Charte du Mandé a été découverte en 1998 à Kankan en République de Guinée. Elle date de 1236 [Le texte est repris in extenso ci-dessous]. Même s’il reprend en partie le serment des chasseurs, il diffère en deux points :

  1. L’esclavage n’est plus à abolir mais à humaniser : liberté et égalité relative.
  2. Le concept d’égalité qui devient relative puisqu’il hiérarchise la société.

C’est un texte (à mi-chemin entre code civil et constitution moderne) qui résulte du travail des dignitaires et permet de réorganiser l’empire du Mali. Depuis le 11ème siècle en effet, cette partie de l’Afrique s’entre-déchirait. Soundiata et ses dignitaires avaient observé que la plupart des conflits naissaient de problèmes de propriété. Ils décidèrent donc d’organiser la société de manière à fixer des tempérances sociales. Dès lors, ce texte subdivise la société pour mieux en relier les parties dans un système complexe d’alliance perpétuelle avec la règle de la parenté à plaisanterie [4] qui est toujours en cours. Cette fraternité dans un système de droits et de devoirs réciproques crée une égalité relative qui permet l’installation d’un humanisme très élevé et rapproche les peuples au sein d’un empire de 3000 km de long, de la presqu’île du Cap Vert jusque Niamey.

Pour Soundiata, la dignité et la liberté de l’homme passant par l’autosuffisance alimentaire, il met en avant la prospérité individuelle résultant du travail de l’homme libre. L’article 4 stipule que : « Le travail étant facteur de libération et valorisation, il en est fait une obligation pour tous. » L’article 5 quant à lui institue le caractère sacré de la vie et le respect dû à la personne humaine. Un devoir d’éducation des enfants par la société est également créé (à l’article 9).

Si elle n’abolit pas l’esclavage, la nouvelle charte institue un droit des esclaves à être bien traités, à avoir des jours de repos, posséder des biens qui leur sont inaliénables et même à s’enrichir (article 20). Elle crée aussi l’immunité diplomatique, avec deux articles spécifiques : le 24, « Ne faites jamais de tort aux étrangers » et le 25, « Le chargé de mission ne risque rien au Mandé ». Deux articles qui firent malheureusement beaucoup de tort à l’Afrique Noire avec les premiers colons…

Les bases du droit de propriété qu’il crée sont repris dans différents articles, à commencer par l’article 34 : « Il y a cinq façons d’acquérir la propriété : l’achat, la donation, l’échange, le travail et la succession. Toute autre forme sans témoignage probant est équivoque. » Les articles suivants précisent même le rendement qui peut être attendu par des métayers :

  • Article 35 : « Tout objet trouvé sans propriété connue ne devient propriété commune qu’au bout de quatre ans. »
  • Article 36 : « La quatrième mise bas d’une génisse confiée est la propriété du gardien. »
  • Article 37 : « Un bovin doit être échangé contre quatre moutons ou quatre chèvres. »
  • Article 38 : « Un œuf sur quatre est la propriété du gardien de la poule pondeuse. »

Il confirme le principe de solidarité et de dignité humaine comme valeur primordiale de la société. Personne ne peut ou ne doit mourir de faim dans le Royaume du Mail si son voisin est dans la prospérité. Ainsi, l’article 39 proclame que : « Assouvir sa faim n’est pas du vol si on n’emporte rien dans son sac ou sa poche. »

Naissance d’une démocratie africaine

Ces textes constituent une ébauche de démocratie à un moment où l’Europe est encore dans les Ténèbres. Ainsi, l’article 42 énonce que « dans les grandes assemblées », il faut se contenter des légitimes représentants (les premiers députés). En d’autres termes, chacun (y compris les femmes) doit y être représenté, à défaut d’y être présent. La charte impose en effet le respect de la Femme tant dans la sphère privée que dans la politique, à travers l’article 16 : « Les femmes, en plus de leurs occupations quotidiennes, doivent être associées à tous nos gouvernements. » Il faut ici rappeler que ce droit ne sera accordé que quelques siècles plus tard, le 21 avril 1944 en France par une ordonnance (après un amendement du communiste Fernand Grenier) du Comité français de la Libération nationale, signée par Charles de Gaulle depuis Alger.

Loin d’être une simple démagogie, cette pratique a été une réalité dans la cité ancienne. Il faut savoir que dans le passé cette règle a été observée; non seulement les femmes étaient représentées dans les grandes Assemblées, mais elles se réunissaient à part et débattaient des questions importantes et faisaient connaître leurs avis. Au Manding les femmes avaient de puissantes associations secrètes : les Niagba Mousso dont les avis étaient recueillis sur les questions importantes. Ce n’est nullement cultiver le paradoxe en ces temps de lutte, de combat acharné pour le genre quand je dis que la place de la femme dans la vie politique et sociale était très grande.

A Kurukan Fuga les sages ont eu le souci de la dignité humaine, de la vie humaine. Pour preuve, son énoncé n°5: « Chacun a droit à la vie et à la préservation de son intégrité physique ». On peut dire qu’avant l’Europe nous avons là l’expression achevée du droit à la vie ce que les Anglais appelleront plus tard habeas corpus dans la Grande Charte ou Magna Carta promulguée en 1297 mais qui ne fut effectivement appliquée qu’à partir de 1325, soit 89 ans après l’Assemblée de Kurukan Fuga. C’est ce même principe qu’affirmera à son tour la déclaration des droits de l’homme de 1789 en France.

La gouvernance du Roi était fondée sur la concertation, la transparence et la décentralisation des pouvoirs; il institue le kolagnokorognoya, c’est-à-dire l’obligation de faire connaître et de rendre compte à tous des actes que l’on mène au niveau de la cité et du pays afin de permettre à tous de savoir et de s’exprimer. Il a également laissé au peuple (confrérie des chasseurs et les 34 familles de base du Mandé) le soin de désigner son successeur.

Il crée enfin une gestion écologique des ressources en proclamant dans son article 40 que « la brousse est notre bien le plus précieux, chacun se doit de la protéger et de la préserver pour le bonheur de tous. » Dans ses articles 24 et 30, avec l’assistance et le respect de l’étranger, apparaît déjà une notion du droit d’asile.

Conclusion

À la lecture de ces articles, on ne peut pas douter que le premier “humaniste libéral” connu, fut Soundiata, qui vécut en Afrique au 13ème siècle. Il a placé les hommes au cœur de son projet de société en essayant de fonder une Nation plus juste, équitable, basée sur le respect mutuel et la dignité, en donnant à chacun les moyens financiers nécessaires à sa vie d’homme libre.

Il meurt en 1255 après l’instauration d’un gouvernement d’inspiration démocratique et libérale. Il fut d’une sagesse et d’une tolérance remarquables, en instituant la liberté de culte, la coexistence pacifique de l’animisme ancestral et de l’Islam, dont il était pratiquant. Ces vertus de tolérance sont peut-être à la base de la chute des royaumes et empires du continent. Il est resté dans les souvenirs comme un remarquable guerrier et un grand administrateur qui a développé le commerce, l’exploitation de l’or et l’agriculture de son pays. Il ne fallait peut-être pas crier sur ce grand malade qui déclarait il y a quelques temps que “l’Afrique n’est pas prête pour la Démocratie”. S’il avait eut le temps d’achever, probablement aurait-il rajouté: “la démocratie hybride que nous tentons de leur imposer”.

Quelques siècles plus tard, les hommes politiques du continent et les professeurs de philosophie politique font appel aux constitutionnalistes occidentaux et aux loges franco-britanniques pour construire leurs sociétés.  Ces mêmes sources dénient au Nègre la réalité de réalité humaine achevée. La sagesse traditionnelle nous apprend pourtant au Togo que la nouvelle corde se tisse au bout de l’ancienne…

 

Bruxelles, le 19 novembre 2017
Une relecture de Gustav AHADJI

La démocratie par les principes [Lire]

Lire aussi: ENTRE TRADITION ET MODERNITÉ, QUELLE GOUVERNANCE POUR L’AFRIQUE ?
[Version PDF actes_bamako]


Notes

1. Démocratie et droit constitutionnel dans les pays francophones d’Afrique … – Par Abdoulaye Diarra – KARTHALA Editions
Page 9.

2. Idem Page 18

3. Nafy-Nathalie D https://www.contrepoints.org/2015/04/13/204287-soundiata-roi-des-rois-de-lempire-du-mali-premier-des-liberaux

4. La parenté à plaisanterie, ou sinankunya au Mali, rakiré chez les Mossis du Burkina Faso, toukpê en Côte d’Ivoire, Kalungoraxu chez les Soninkés, dendiraagal chez les Halpulaaren, kalir ou massir chez les Sérères, Kal chez les Wolofs, est une pratique sociale typiquement ouest-africaine, qui autorise, et parfois même oblige, des membres d’une même famille (tels que des cousins éloignés), à se moquer ou s’insulter, et ce sans conséquence ; ces affrontements verbaux étant en réalité des moyens de décrispation sociale.  Wikipedia

____________

Les représentants du mandé primitif et leurs alliés, réunis en 1237 à Kouroukan Fouga (actuel cercle de Kangaba en République du Mali) après l’historique bataille de Kirina ont adopté la charte suivante pour régir la vie du grand ensemble mandingue.
I – DE L’ORGANISATION SOCIALE:
Article 1er: La société du grand mandé est divisée en seize (16) porteurs de carquois, cinq (5) classes de marabouts, quatre classes (4) de nyamakalas. Chacun de ces groupes a une activité et un rôle spécifiques.
Article 2: Les nyamakalas se doivent de dire la vérité aux Chefs, d’être leurs conseillers et de défendre par le verbe les règles établies et l’ordre sur l’ensemble du royaume.
Article 3: Les morikanda Lolu (les cinq classes de marabouts) sont nos maîtres et nos éducateurs en islam. Tout le monde leur doit respect et considération.
Article 4: La société est divisée en classes d’âge. A la tête de chacune d’elles est élu un chef. Sont de la même classe d’âge les personnes (hommes ou femmes) nées au cours d’une période de trois années consécutives. Les Kangbès (classe intermédiaire entre les jeunes et les vieux) doivent être conviés pour participer à la prise des grandes décisions concernant la société.
Article 5: Chacun a le droit à la vie et à la préservation de son intégrité  physique. En conséquence, toute tentation d’enlever la vie à son prochain est punie de la peine de mort.
Article 6: Pour gagner la bataille de la prospérité, il est institué le Kön¨gbèn Wölö (un mode de surveillance) pour lutter contre la paresse et l’oisiveté.
Article 7: Il est institué entre les mandenkas le sanankunya (cousinage à plaisanterie) et le tanamanyöya  (forme de totémisme). En  conséquence, aucun différent né entre  ces groupes ne doit dégénérer, le respect de l’autre étant la règle. Entre beaux-frères et belles-sœurs, entre grands parents et petits-enfants, tolérance et le chahut doivent être le principe.
Article 8: La famille KEITA est désignée famille régnante sur l’empire.
Article 9: L’éducation des enfants incombe à l’ensemble de la société. La puissance paternelle appartient en conséquence à tous.
Article 10: Adressons-nous mutuellement les condoléances.
Article 11: Quand votre femme ou votre enfant fuit, ne le poursuivez pas chez le voisin.
Article 12 : La succession étant patrilinéaire, ne donnez jamais le pouvoir à un fils tant qu’un seul de ses pères vit. Ne donnez jamais le pouvoir à un mineur parce qu’il possède des liens.
Article 13: N’offensez jamais les nyaras.
Article 14: N’offensez jamais les femmes, nos mères.
Article 15: Ne portez jamais la main sur une femme mariée avant d’avoir fait intervenir sans succès son mari.
Article 16: Les femmes, en plus de leurs occupations quotidiennes doivent être associées à tous nos Gouvernements.
Article 17: Les mensonges qui ont vécu 40 ans doivent être considérés comme des vérités.
Article 18: Respectons le droit d’aînesse.
Article 19: Tout homme a deux beaux-parents: Les parents de la fille que l’on n’a pas eue et la parole qu’on a prononcé sans contrainte aucune. On leur doit respect et considération.
Article 20: Ne maltraite, pas les esclaves, accordez leur un jour de repos par semaine et faites en sorte qu’ils cessent le travail à des heures raisonnables. On est maître de l’esclave et non du sac qu’il porte.
Article 21: Ne poursuivez pas de vos assiduités les épouses: du Chef, du voisin, du marabout du féticheur, de l’ami et de l’associé.
Article 22: La vanité est le signe de la faiblesse et l’humilité le signe de la grandeur.
Article 23: Ne vous trahissez jamais entre vous. Respectez la parole d’honneur.
Article 24: Ne faites jamais du tort au étrangers.
Article 25: Le chargé de mission ne risque rien au Mandé.
Article 26: Le taureau confié ne doit pas diriger le parc.
Article 27: La jeune fille peut être donnée en mariage dès qu’elle est pubère sans détermination d’âge. Le choix de ses parents doit être suivi quelques soit le nombre des candidats.
Article 28: Le jeune homme peut se marier à partir de 20 ans.
Article 29: La dote est fixée à 3 bovins: un pour la fille, deux pour ses père et mère.
Article 30: Venons en aide à ceux qui en ont besoin.
II – DES BIENS:
Article 31: Il y a cinq façons d’acquérir la  propriété: l’achat, la donation, l’échange, le travail et la succession. Toute autre forme sans témoignage probant est équivoque.
Article 32: Tout objet trouvé sans propriétaire connu ne devient propriété commune qu’au bout de quatre ans.
Article 33: La quatrième mise-bas d’une génisse confiée est la propriété du gardien.
Article 34: Un bovin doit être échangé contre quatre moutons ou quatre chèvres.
Article 35: Un œuf sur quatre est la propriété du gardien de la poule pondeuse.
Article 36: Assouvir sa faim n’est pas du vol si on n’emporte rien dans son sac ou sa poche.
III – DE LA PRÉSERVATION DE LA NATURE:
Article 37: Fakombè est désigné Chef des chasseurs. Il est chargé de préserver la brousse et ses habitants pour le bonheur de tous.
Article 38: Avant de mettre le feu à la brousse, ne regardez pas à terre, levez la tête en direction de la cime des arbres.
Article 39: Les animaux domestiques doivent être attachés au moment des cultures et libérés après les récoltes. Le chien, le chat, le canard et la volaille ne sont pas soumis à cette mesure.
III – DISPOSITIONS FINALES:
Article 40: Respectez la parenté, le mariage et le voisinage.
Article 41: Tuez votre ennemi, ne l’humiliez pas.
Article 42: Dans les grandes assemblées, contentez vous de vos légitimes représentants et tolérez-vous les uns les autres.
Article 43: Balla  Fassèkè KOUYATE est désigné grand Chef des cérémonies etmédiateur principal du mandé. Il est autorisé à plaisanter avec toutes les tribus en priorité avec la famille royale.
Article 44: Tous ceux qui enfreindront à ces règles seront punis. Chacun est chargé de veiller  à leur application.
Source: Noorinfo
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